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Garance Doré

Things I Learned Going From Beauty Editor to Backpacker
2-03-2018 15:50:04
Atelier Doré
Quand je reçois un email de Sarah, j’arrête immédiatement ce que j’étais en train de faire et je me rue dessus pour l’ouvrir, pour voir la pépite qui m’attend à l’intérieur. Elle est pétillante, précoce et elle est hyper calée en beauté. En ce moment, elle est sur la route et mène une vie de nomade freelance avec son compagnon. Elle m’a écrit depuis un nombre incalculable d’airbnbs, et même depuis un bus de nuit. Ils sont partis avec un itinéraire assez vague en tête et sont allés là où le vent (ou d’autres amis voyageurs) les menait. Parmi les plus beaux endroits de leur périple : Singapour, Londres (pour acheter une voiture), le Portugal, l’Italie (pour laisser la voiture dans un parking longue durée), le Vietnam (pour refaire leurs visas), la Thaïlande, San Francisco, l’Inde (où ils ont séjourné dans un ashram), la Croatie (pour retrouver des amis), Berlin (pour le mariage d’un ami), Oz (pour le mariage d’un autre ami), et retour à Londres pour voir la famille et vendre la voiture. Au cours de ces aventures nomades, Sarah a dû adapter ses rituels beauté et bien-être. Je lui laisse la parole… ____________________ Je suis ce qu’on appelle communément une fille équilibrée. Sur qui on peut compter. L’équivalent féminin d’une Volvo. Je suis Capricorne donc j’imagine que c’est dans mes gènes. J’ai travaillé pour des magazines pendant 15 ans, dont 7 en tant que Beauty Editor (et plus récemment en tant que Beauty Director pour le Marie-Claire australien). Je ne suis pas du genre à improviser, ce qui, à mon grand désespoir, n’est pas très chromosomiquement Y. Alors quand, à 35 ans, j’ai annoncé à mes amis que je quittais et mon job et le pays, avec un aller simple pour « ailleurs », ils étaient complètement perdus. Où était passée la Volvo qu’ils connaissaient si bien ? Et juste après, ils voulaient savoir si j’emportais mon sèche-cheveux Dyson avec moi (évidemment). Pas de véritable déclencheur à cette envie de quitter les rivages étincelants de Sydney. J’avais tout ce qu’il me fallait : un artiste pour mes sourcils, un coloriste de rêve et un barista qui me préparait un café si bon qu’à un moment je me suis demandé si j’allais pas l’emmener avec moi (à la place, j’ai opté pour du spray texturant sec de chez Oribe, format XXL, parce que bon, quand même, j’ai mes priorités). Mais je sentais bien que j’aurais pu continuer comme ça pendant encore 15 ans sans que rien ne change. Alors quand mon copain a proposé qu’on parte voyager de façon semi-permanente, j’ai dit oui, même si l’idée me pétrifiait (Verseau et Poisson de mon thème astral, je ne vous remercie pas pour cette folie). L’idée, ça n’était pas de prendre de longues vacances mais plutôt de voir si on pouvait vivre différemment. On voulait continuer à travailler (j’avais quand même une addiction au café à faire tenir) mais plus dans un bureau… et vivre quelques aventures aussi, si jamais elles se présentaient à nous. Un an et demi et 14 pays plus tard, on n’a toujours aucun plan mais on a appris deux ou trois choses : 1. Le rouge, c’est la vie. Quand tu voyages, il y a des moments où tu as l’impression d’être une star – généralement quelque part entre le 4ème et le 5ème Spritz. Et puis tous les autres, où tu es juste trempée de sueur, option pores bouchés intégrée, aussi attirante qu’un vieux chewing-gum sur le sol du métro. Pour tous ces moments-là, il y a… le rouge à lèvres. Dans mon ancienne vie de Beauty Editor, j’avais la lèvre étincelante tous les jours – c’était un peu ma signature. Évidemment, je n’ai pas pu emporter tous mes rouges à lèvres avec moi (ça aurait été juste ridicule et excessif) alors j’ai choisi trois rouges très classiques. Un rouge-orangé pour la journée, un rouge-bleuté pour le soir et un rouge mat, juste pour le plaisir. Et vous savez quoi ? Je les ai tous utilisés jusqu’au bout du tube. Quand mes racines sont un peu trop apparentes, ça peut facilement passer pour un (mauvais) balayage, et quand je dois porter les mêmes robes (une noire, une grise) encore et encore, c’est la seule chose qui me donne l’impression d’être un peu élégante, un peu « moi ». Ou au moins, qui m’empêche de ressembler à une clocharde, et rien que pour ça, c’est positif. 2. Se ménager un temps pour soi et soi seul, c’est essentiel. Je voudrais tout d’abord préciser que j’aime énormément mon copain. Il est brillant et drôle et je pourrais ajouter encore plein d’autres adjectifs hyper charmants. Mais il n’est pas tout pour moi, juste la partie amoureuse de ma vie. Avant cette aventure, mes semaines étaient rythmées par ma vie professionnelle, mes amis et mes soins visage, ce qui veut dire qu’avec mon copain, on se voyait quelques heures chaque nuit, les week-ends et pour les indispensables soirées Game of Thrones. Et du jour au lendemain, on n’a plus passé un seul moment l’un sans l’autre. On travaillait ensemble. On voyageait ensemble. On se faisait des masques visage ensemble. L’intimité était totale. Très vite j’ai réalisé que j’avais besoin d’un moment à moi, rien qu’à moi – c’est le yoga qui m’a offert cet espace. Même si je ne disposais pas d’un espace physique pour être seule, j’ai réussi à me créer un espace mental pour me mettre à l’écart du chaos ambiant. Sur mon tapis, j’ai senti que je pouvais enfin expirer correctement, comme si j’avais retenu ma respiration tout ce temps sans m’en rendre compte. Et puis, quand tu te tapes 24h non-stop d’avion (le « super » bonus quand tu vis en Australie), le yoga, c’est comme une grosse bouffée d’air pur pour le corps et l’esprit. Ça m’a calmée, ça m’a ancrée et ça a probablement permis à ma relation de durer. Je me suis souvenue à quel point c’était important d’avoir, au sein d’une relation, ses propres centres d’intérêt, un truc sur lequel on pourra toujours compter. Mais quand ta vie est moins remplie, c’est quelque chose qu’on peut facilement perdre de vue. 3. Les médias sociaux ne nourrissent pas l’esprit. L’anxiété a commencé à se manifester le 3ème mois, sûrement au moment où la dopamine générée par l’excitation devant tant de nouveautés, a commencé à se dissiper. Soudain j’étais confrontée au défi de trouver un job en freelance, ce qui supposait motivation et sortie de ma zone de confort. Alors j’ai fait ce que tout le monde ferait dans une telle situation : j’ai procrastiné. J’ai été happée par le vortex des médias sociaux, « likant » fiévreusement toutes les photos de ma vie d’avant – les fêtes, les soirées, les donuts gratuits, les gloss. FOMO puissance 1000. Et en même temps, j’avais envie de me mettre des claques : j’étais en Italie, je me goinfrais de pâtes comme si elles étaient en voie d’extinction, c’était pas censé être la mienne, la vie de rêve, merde ?! C’était pas ça #livingmybestlife ? J’étais engluée dans une spirale infernale de haine de moi et quand j’ai réussi à m’en extraire (en grande partie grâce au merveilleux pouvoir magique des fettucine), j’ai réalisé que j’étais en train de passer à côté de l’aventure. Alors j’ai tout coupé. Jusqu’à ce que je trouve un endroit où je puisse juste « exister » et être heureuse. C’est tellement séduisant, les médias sociaux. C’est aussi mignon et innocent qu’un chien de poche, vous savez, celui qu’on déguise avec des hauts-de-forme à sequins et des capes de super-héros, mais pendant ce temps-là, petit à petit, il enfonce ses griffes dans ta confiance en toi. Et il est toujours, toujours, en train de japper pour que tu le nourrisses. Mais comme on l’apprend à l’éducation canine, tu dois lui montrer qui est le chef. Reprendre le contrôle. Pour moi, ça signifiait réaligner mon monde virtuel et mon nouveau monde réel, et nous entourer, moi et mon feed Instagram, de gens inspirants, qui partagent mon point de vue, qui se joignent à ma vie et non qui m’en dégoûtent. 4. Ne jamais laisser le hasard vous choisir un coiffeur. Je suis complètement accro à mon coloriste, Richi. C’est la première personne que j’appelle quand je rentre à la maison (pardon maman). Mais niveau coiffeur, je ne suis pas fidèle. Certainement parce que je n’ai jamais vraiment eu de coupe, ou alors quand j’ai envie d’un peu de folie, une frange. C’est dans cet état d’esprit un peu désinvolte que j’ai décidé un jour, à Berlin, de me faire couper les cheveux. J’ai choisi un salon en me basant de façon très scientifique sur les produits présentés en vitrine (pour ma défense, c’était des produits de chez Opalex, que j’adore). Et puis je me disais que c’était juste une coupe, alors qu’est-ce qui pouvait bien m’arriver ? La grosse idiote. J’ai donné mes instructions au coiffeur qui parlait anglais (une coupe sans dégradé) et puis j’ai profité du wifi gratuit. 45 minutes et un brushing plus tard j’ai levé les yeux et… j’ai constaté l’ampleur des dégâts : un dégradé de chez dégradé. En bref, j’avais une Rachel, 20 ans trop tard. Je vous épargne les larmes et l’hystérie qui ont suivi mais évidemment, ça m’a pris 6 mois avant de pouvoir porter mes cheveux autrement qu’en chignon échevelé. Ça m’a vraiment servi de leçon : Faites des recherches ! Fiez vous aux recommandations ! Ne vous laissez pas happer par YouTube quand quelqu’un tient des ciseaux près de vos cheveux ! 5. Certaines choses ne changent jamais. Les rituels beauté n’en font pas partie. Quand j’ai quitté l’Australie, j’ai emporté avec moi 5kg de produits de beauté. Je maintiens que ça n’était pas excessif – avant une sélection drastique, je partais quand même plus sur du 12kg. Et puis, choisir un seul sérum parmi mes 3 favoris, c’était trop difficile, insurmontable. Et mon visage s’y était habitué (c’était surtout superficiel et hyper prétentieux). Il allait falloir faire des ajustements et heureusement pour moi, j’avais retenu deux ou trois choses de mes années de Beauty Editor, qui m’ont aidée à ne pas ressembler à une routarde ado. Première étape, je suis passée de blonde à bronde, option racines colorées, pour dissimuler le fait que je ne voyais mon coloriste qu’une seule fois par an. Ensuite, j’ai appris à teindre mes sourcils (grâce à une teinture pro et aux instructions très précises de mon sourcils master). Celles qui sont nées avec des sourcils delevingnesques trouveront certainement ça ridicule, mais croyez-moi, avec des poils blonds et clairsemés, c’est juste vital. Les teindre régulièrement, ça veut dire que les gens vont enfin pouvoir dire si je suis choquée ou surprise ou si j’ai arrêté de les épiler ! Victoire. J’ai aussi remplacé mon fond de teint par une BB crème SPF, je dors avec un chignon toute la nuit pour avoir de belles ondulations le lendemain matin et plutôt mourir que de sortir sans crème solaire. Mais vous savez quoi ? Je continue à me payer des soins visage, peu importe le pays, et je peux passer une heure à me faire des yeux de biche, juste pour aller acheter des tomates, parce que ça me fait du bien. Et même si ça n’est pas ce que j’ai appris de plus profond, quand rien n’est « normal » dans votre vie, ces petits rituels aident à se sentir ancrée. Ça n’est pas parce que tu as décidé de changer de vie que tu dois abandonner toutes les choses que tu aimes. Et puis parfois, faire quelque chose juste parce que ça nous fait du bien, c’est une raison suffisante. 6. Désolée, l’ancienne Sarah ne peut pas vous répondre. Là, je vais être sérieuse deux minutes, parce bon, quand même, ça a été une sacrée révélation pour moi. Après 15 ans passés dans le monde pailleté des magazines, je savais qui j’étais et ça me rassurait. J’étais rédactrice dans un magazine. J’écrivais. J’adorais le fromage. Mais le magazine passait toujours avant tout le reste. J’adorais mon job et faire partie de ce monde-là – surtout que mon job, ça consistait aussi à tester des massages. Mais soudain, je n’avais plus rien de tout ça, je n’étais plus sûre de savoir qui j’étais, ce qui me définissait. Qu’est-ce que j’étais censée dire aux gens maintenant que je n’étais plus « Sarah la Beauty Director de Marie-Claire » ? « Sarah la vagabonde professionnelle en pleine pré-crise de milieu de vie», ça ne sonnait pas aussi bien. Mais ce passage délicat a été un vrai cadeau, parce que j’ai appris que j’étais bien plus intéressante que ce qu’on pouvait lire sur mon CV et que j’avais bien plus d’histoires à raconter que les magazines. Et le mieux ? J’avais désormais le temps d’en créer de nouvelles et peut-être même d’en apprendre un peu plus sur moi au passage – sans toutes les idées pré-conçues de celle que j’étais avant. Maintenant je suis juste une vagabonde freelance à moitié fauchée, mais je crois que ça ressemble à ça, la liberté. ______________ Si comme nous, vous êtes des fans inconditionnels de Sarah, ne manquez pas le lancement de son tout nouveau site, CiaoAmica.com !
Rockin Rachel
15-01-2018 15:04:38
Atelier Doré
« C’est mon manteau préféré ! Ça faisait hyper longtemps que j’avais envie de ce manteau Acne, et puis j’ai trouvé cette version avec shearling à l’extérieur (que je n’avais jamais vue). J’ai tout de suite flashé et depuis, je dors avec ! (Je plaisante) (Enfin, pas vraiment). Avec, je porte juste un col roulé cosy, la pièce incontournable de ma garde-robe, des Converse qui m’ont accompagnée à peu près partout et ce pantalon vintage déniché dans une friperie à LA. D’ailleurs, ce n’était pas une friperie mais un vide-grenier de Silver Lake devant lequel je suis passée à l’improviste… le pantalon ne m’a coûté que 7 dollars mais je l’adore ! Le plus important pour moi, c’est de me sentir bien dans une tenue. Franchement, c’est la seule chose qui compte le matin. Mes choix varient en fonction de mon humeur du jour, donc j’ai un style assez hétérogène. Du coup, j’ai vraiment du mal à faire mon sac quand je pars pour plus de quelques jours. Comment savoir ce que j’aurai envie de porter pour le dîner dans quatre jours ? Je suis toujours super impressionnée par les gens à qui ça ne pose aucun problème. » -Rachel Pincus pour Atelier Doré Rachel est l’une des personnalités qui gravitent régulièrement autour d’Atelier Doré. C’est la styliste qui a travaillé sur quelques-unes de nos fashion stories les plus récentes, comme celle-là, celle-ci ou encore celle-là. Elle vit à Harlem mais on la voit un peu partout à NY et même le temps de brefs séjours à LA. Ne ratez pas sa couverture de la prochaine Fashion Week que vous pourrez retrouver sur notre Instagram et Facebook.
Beer Me
11-01-2018 21:00:41
Atelier Doré
J’ai bu une bière à 16 h le 1er janvier. Donc mon mois de « sobriété » aura duré en tout et pour tout une demi-journée. Soit six jours de moins que l’année dernière. Et environ 15 jours de moins que celle d’avant. Ok, c’est vrai, cette fois, je n’avais même pas pris la résolution d’être sobre en janvier, et croyez-moi, ça fait un bien fou. Pas parce que je suis tout le temps bourrée (bien essayé…) mais parce que pour une fois, l’année n’a pas commencé par le cruel dilemme du je-m’autorise-un-verre-mais-je-culpabilise-à-la-première-gorgée. (C’est vrai, cette bière a guéri ma monumentale gueule de bois du jour de l’an puisque chaque année, je me crois imperméable aux effets de l’alcool.) J’admire les hommes et les femmes capables de passer un mois sans boire mais j’ai enfin accepté que ce n’était pas pour moi. Parce que dès que je dis que je n’ingurgiterai plus tel ou tel truc, j’ai envie d’en avaler des litres (oui, j’ai quelques problèmes avec la demi-mesure !). D’aucuns me diront que c’est exactement pour ça qu’il faut que je travaille sur le contrôle de mes impulsions, mais… personnellement, ça me va très bien comme ça. Plus je me fixe de résolutions/limites/régimes, plus je me déteste. Ce qui n’est pas une façon idéale de débuter l’année ou de vivre sa vie. Donc pour l’instant, je boirai ou pas quand j’en ai envie. Parfois, garder le contrôle, c’est définir ses propres règles, une bière à la main.
Face Freeze
10-01-2018 15:21:08
Atelier Doré
J’ai pas maI de trucs à reprocher aux comédies romantiques, mais l’hiver glacial qui sévit en ce moment sur NY m’en rappelle un en particulier. Dans ces films, l’hiver est toujours romantique. Hyper romantique. Genre, on tournoie sous un lampadaire tandis que les flocons de neige se posent gracieusement sur mes cils et que mes joues prennent une douce teinte rosée. Maintenant que j’ai vécu plusieurs hivers new-yorkais, je sais que tout ça, c’est n’importe quoi. 1) C’est de la fausse neige. 2) Ladite scène hivernale a en fait été tournée en août pour profiter des longues journées et de la lumière. 3) En fait, tout a été filmé non pas à NY mais sur “New York Street”, dans un studio de Los Angeles aseptisé. 4) Et enfin, peut-on vraiment se fier à des gens qui portent des écharpes en laine quand la température passe sous la barre des 20 degrés pour dépeindre l’hiver ?!* La réponse est non. Ces grands experts ès films n’ont aucune idée de ce que ça fait de glisser sur une plaque de verglas et de fondre en larmes, dans un mélange de douleur et d’humiliation qui fait que notre mascara soigneusement appliqué sur les cils migre vers le menton. Au lieu de ça, dans ces films, l’hiver et les femmes sont aussi lisses et esthétisés qu’une boule à neige. Bref, la néo-New-Yorkaise éprise de make-up qui a vécu trois hivers à NY a quelques astuces à partager qui n’ont rien à voir avec ce que les studios hollywoodiens dépeignent. Je ne vous promets pas que ça donnera envie à quelqu’un de vous conter fleurette sous un lampadaire enneigé mais si c’est le cas, DEMANDEZ-LE EN MARIAGE IMMÉDIATEMENT. Tube Mascara : Ma copine Paige qui est à NY depuis dix ans de plus que moi m’a gentiment conseillé le mascara Blic quand je l’ai retrouvée dans un bar, les yeux cerclés de noir. Apparemment, en séchant, ce mascara magique forme une espèce de tube protecteur autour de chaque cil plutôt que d’y adhérer. Ce qui signifie donc : pas d’œil de panda quand on affronte des bourrasques glaciales qui vous obligent à marcher comme un joueur de football américain dans les rues. Base make-up correctrice de teint : Quand j’ai vu la base Smashbox Color Correcting Foundation Primer, j’avoue, j’ai eu quelques doutes. C’est vert, genre vert Shrek. Mais quand j’en ai appliqué une noisette de manière uniforme sur tout le visage, j’ai vite vu que c’était magique. Toutes ces rougeurs persistantes autour des yeux et du nez avaient soudain disparu. Par-dessus, je n’ai même pas besoin de fond de teint (pour le plus grand soulagement de ma peau légèrement capricieuse en hiver), une touche de crème hydratante teintée et je suis prête à sortir. J’ai toujours dans mon sac le stick correcteur Smashbox Get Less Red Color Correcting Stick si j’ai besoin de faire des retouches à l’improviste. Exfoliant lèvres : J’ai les lèvres plutôt épaisses, et dès qu’elles sont gercées (soit 98 % du temps l’hiver), c’est un triste spectacle qui en plus d’être désagréable pour moi m’interdit le lipstick (alors qu’on le sait, un rouge bien vif éclaire tout de suite un visage au cœur de l’hiver). Une erreur très courante : appliquer du baume à lèvres avant de faire le gommage. Moi, j’adore le soin exfoliant Fresh Beauty Sugar Lip Polish. (j’utilise le même pot depuis deux ans… il suffit d’en mettre très peu à chaque fois !) Mais vous pouvez aussi mélanger de l’huile de noix de coco avec du sucre brun au creux de votre main et voilà ! A vous, les lèvres ultra-douces. Sandglow : Oui j’ai bien dit Sandglow. Le stick à paupières Laura Mercier Caviar Eye Stick Color version Sandglow. Je ne sais pas pourquoi mais c’est une teinte flatteuse sur tout le monde, de texture crémeuse, et même si les éléments déchaînés le font un peu déborder, aucun souci, c’est doré, donc ça ne fera qu’éclairer le reste de votre visage. En général, j’en mets avec la poudre illuminatrice Laura Mercier Face Illuminator version Addiction pour un look hivernal minimaliste mais efficace. Le combiné manucure/pédicure – lingette auto-bronzante : Quand tout le reste part à vau-l’eau et que je me sens à peu près aussi séduisante qu’un tas de neige boueuse, je m’offre une manucure/pédicure et quelques lingettes auto-bronzantes en rentrant à la maison. Le lendemain matin, quand j’aperçois dans le miroir ma silhouette faussement hâlée et mes orteils joliment peints, ça m’aide à amorcer la journée avec la petite dose de confiance supplémentaire. En plus, parfois, ce qui compte vraiment, c’est ce qui est caché sous les vêtements… et la personne avec qui vous choisissez de le partager. Et souvenez que comme toute chose en ce bas-monde, l’hiver est temporaire : ne vous inquiétez pas, on se retrouvera très vite à se plaindre du make-up qui fond sur notre visage (et oui, ne me remerciez pas, j’aurai aussi quelques astuces à ce sujet !). — *Confession : en tant que native de Los Angeles, j’avoue, je fais partie de ces gens qui, il y a trois ans, sortaient leur écharpe en laine à tout bout de champ.
Atelier Doré is… Caitlin Villarreal!
8-01-2018 21:00:05
Atelier Doré
D’où viens-tu ? De Los Angeles, en Californie Tu as un surnom ? Pas vraiment… Jusqu’en novembre, c’était CDubs à cause de mes anciennes initiales (CW), mais depuis que je porte mon nom de femme mariée et que j’ai d’autres initiales (CV), je crois qu’il faut que ça change… Toutes les suggestions sont les bienvenues ! Ton signe astrologique ? Taureau. Et j’en suis fière ! Décris-toi en trois mots. Pleine de ressources, fidèle, égale d’humeur. Décris ce que tu fais chez Atelier Doré en une phrase. Je suis en charge du marketing et des ventes, mais aussi de la stratégie de développement… et je me concentre aussi sur le brand building. Un week-end idéal selon toi… Farnienter avec mon mari et mon chat, regarder mon mari me préparer un délicieux diner dans notre cuisine, un (généreux) verre de vin à la main; voir des amis (notre famille new-yorkaise)… le tout ponctué de quelques cours de Flywheel et d’un soin au spa. Ton cocktail préféré ? La Margarita au Mezcal fumé de chez Empellon Al Pastor. Un talent caché ? Je crois que je ne danse pas trop mal. Tout est dans le “pas trop mal”. Le truc le plus dingue que tu aies fait ? Difficile de me souvenir… Quitter LA à 4 h du matin pour aller à Santa Barbara à une rave sur la plage au lever du soleil quand j’avais 16 ans. Décris ton style en 3 mots : Euh… j’ai droit à plus de mots ? Je traverse un peu une crise vestimentaire : en gros, je dis au revoir à tout ce que j’ai acheté parce que c’était à la mode, et j’essaie de laisser parler la femme au chic naturel, pleine d’assurance tapie au fond de moi… Ta destination préférée ? Les Maldives pour me ressourcer ; le Mexique pour l’inspiration ; le Japon, pour découvrir un nouveau monde. Un conseil à l’ado que tu étais ? Ne change rien. Continue à être toi-même, tu fais exactement ce qu’il faut (même quand tu fais des « erreurs »). Un truc dont tu ne peux pas te passer ? Cette sensation, quand j’ouvre la porte le soir, et que je retrouve ma petite famille confortablement installée à la maison.
Things We Learned
5-01-2018 15:05:50
Atelier Doré
2018 est enfin là ! Je suis hyper contente parce que 2017 a été… comment dire… un peu rude. Mais riche d’enseignements… Alors que la nouvelle année démarre, il y a pas mal de choses que j’ai hâte de vivre… Et cette fois-ci, au lieu de prendre des bonnes résolutions, on s’est dit que ce serait intéressant de se pencher sur les enseignements tirés de l’année 2017 et ce qu’on aimerait bien apprendre en 2018. On espère que vous partagerez aussi avec nous vos réflexions et vos envies ! Si ça se trouve, on a envie des mêmes choses, et finalement, ce sont vos idées de développement personnel qui viennent donner vie aux histoires que vous voyez sur le site, aux rencontres qu’on organise avec nos lecteurs, aux retraites qu’on prévoit pour les mois à venir. Au sein de l’équipe, on a pu voir qu’on avait des attentes communes… En voici quelques-unes pour commencer, mais n’oubliez pas de compléter dans les commentaires ! On en profite aussi pour vous présenter quelques nouveaux noms et visages. Bienvenue à Gabby et Veronica dans l’équipe ! Vous ferez plus ample connaissance avec elles dans les semaines à venir. On a découvert Gabby lors de l’une de nos rencontres, elle va nous aider avec un peu toutes les petites choses du quotidien au Studio. Quant à Veronica, vous la connaissez déjà (souvenez-vous de cette histoire). Elle nous a rejoints mardi comme nouvelle responsable éditoriale ! Mais revenons à l’objet de ce post… Ce qu’on a appris en 2017 Garance : Si je devais ne garder qu’une chose de tous les enseignements de l’année 2017, je dirais “faire confiance à mon intuition ». Tori : Tout peut toujours empirer. J’ai appris à ne pas m’appesantir sur mes problèmes, à les accepter tels qu’ils sont et à avancer, ou à trouver une solution, à les transformer en quelque chose de positif. Caitlin: Laisser les gens (amis, famille, inconnus) m’aider quand j’en ai besoin. Être vulnérable, ce n’est pas une tare. Brittany : La patience, c’est essentiel. Mary : Le Kombucha m’est devenu indispensable. Veronica : Confondre sa valeur artistique et sa vraie valeur est le pire truc qu’on puisse faire pour soi-même et son art. Pia : Être parent d’un chien, c’est DUR. Emily : La famille compte plus que tout. Même quand ce n’est pas évident. Carie : Après avoir passé les 15 dernières années à utiliser exclusivement les transports publics, maintenant que j’ai déménagé à LA, je m’aperçois que je déteste conduire (quand ce n’est pas pour un road-trip) et que je ne saurai jamais faire de créneaux. Jamais. Gabby : Prendre enfin tous les bons conseils que je donne aux autres et me les appliquer à moi-même. Vanessa : J’ai appris que le plus souvent, mon corps pense qu’il est affamé alors qu’il est simplement assoiffé. Malheureusement, souvent, c’est la faim qui gagne. Ce qu’on aimerait apprendre en 2018 Vanessa : Dire non plus souvent. Gabby : Voyager sans être accro aux réseaux sociaux ! Savoir se perdre quand on voyage (adieu Google Maps !) Carie: Après avoir pu constater l’étendue des pertes dues aux catastrophes naturelles, je me rends compte que j’ai vraiment besoin de peu de choses pour être heureuse, et que je peux toujours donner plus à ceux qui en ont besoin, que ce soit en donnant de mon temps ou une aide matérielle. J’aimerais poursuivre sur cette voie en 2018 et me rendre encore plus disponible pour aider les autres en 2018. Emily : Jeter de la vaisselle ! Je crois que ça pourrait devenir l’exercice de relaxation ultime. Pia : Comment économiser de l’argent quand on vit dans une grande métropole. Mary : Comment faire barrage au bruit ambiant et aux opinions qui m’entourent et me concentrer sur ce dont j’ai vraiment envie ! Brittany : Passer moins de temps sur mon téléphone. Caitlin : L’art d’organiser un long dîner détendu sans ressentir le besoin de tout ranger et nettoyer de manière incessante. Veronica : Comment faire le poirier. C’est un truc qui me terrifie de manière complètement irrationnelle. Tori : Une autre langue. L’italien, peut-être ? Garance : Bon, il y en a plein. En voilà déjà trois. Premièrement, apprendre à être vraiment moi-même. Deuxièmement, j’ai envie d’apprendre le tarot (eh oui !). Et trois, j’ai envie de sauver la planète. Enfin, de faire au moins une chose chaque jour qui va dans ce sens. Dame Nature a besoin de nous ! Et vraiment, on a très envie que vous nous disiez, vous aussi, ce que vous avez appris, ce que vous apprenez, et ce que vous aimeriez bien voir ici cette année !
A Beauty Minute with Cyndle Komarovski
3-01-2018 14:58:46
Atelier Doré
Matin : Le matin, je me lave le visage avec le savon pour le visage Osmia Organics Rose Clay Facial. Ensuite, j’applique le sérum beauté Chanel Hydra Beauty, la crème pour peaux sensibles La Solution 10, et l’huile contour des yeux anti-âge Uma. Si j’ai besoin d’un peu d’aide parce que j’ai des cernes, j’utilise le patch pour les yeux + le sérum Chanel Le Lift, ça fait vraiment des merveilles. Question make-up, j’aime bien rester assez sobre et minimaliste, avec de temps en temps, des lèvres bien rouges. Un coup de recourbe-cils puis le Chanel Vitalumiere Aqua avec SPF 15 pour unifier le teint, suivi du RMS beauty un-coverup dont je me sers comme anticernes si besoin. Et enfin, mes sourcils ! J’utilise le duo poudre à sourcils Chanel Natural avant de les brosser avec un gel transparent pour les fixer. Pendant la journée : J’ai toujours sur moi du baume à lèvres, du papier matifiant et un lipstick rouge au cas où je voudrais pimenter un peu l’ensemble. Le soir : Quand j’ai un peu de temps, j’aime bien prendre un bain avec des sels d’Epsom avant de me coucher. C’est délassant pour les muscles, et ça permet aussi de booster le système immunitaire et la circulation. Sinon, je me lave le visage avec l’huile nettoyante Tatcha Camilla Cleansing oil, qui démaquille tout en douceur. Ensuite, j’applique l’huile de nuit Sunday Riley Luna Sleeping Night Oil puis la crème pour peaux sensibles Chanel La Solution 10 et l’huile contour des yeux Uma. Un peu de baume à lèvres Paw Paw sur les lèvres et les cuticules, et je suis prête à aller me coucher. ____________ Cyndle est une make-up artist qui vit à NY mais vous l’avez déjà vue sur notre site, ici et là. On adore son style, et sa maîtrise des lèvres bien rouges !
Happy New Year!
1-01-2018 15:00:11
Atelier Doré
Bonne année, BONNE ANNÉE, bonne année!!! Je ne sais pas si vous êtes en mode résolutions, mais moi, non. Tellement pas. Ma famille est là, chez moi, et je n’ai pas du tout le temps de penser à tout ça. Bon il faut dire que la vérité, c’est que je n’ai pas attendu pour faire des résolutions – 2017 a été une année entière d’introspection et de résolutions. Il y a exactement un an, Chris, Lulu et moi on prenait l’avion pour s’installer à Los Angeles et ce que je ne savais pas, c’est que pour moi 2017 serait probablement la plus difficile – et en même temps la plus réjouissante de toutes les années de ma vie. Vous avez suivi quelques-unes de mes péripéties, même si elles ont pris tellement de place dans ma vie que parfois j’ai eu du mal à en parler et à écrire. Une maison, pas de bébé, un changement professionnel important avec le lancement d’Atelier Doré… Et une nouvelle façon de travailler à distance. Ça a parfois été raide, et pourtant, 2017 est l’année où j’ai enfin trouvé qui j’étais. Ou du moins, j’en ai trouvé le fil. Ça fait longtemps que, même à contre-courant, je suis mes instincts et je fais confiance à la vie. Ce n’est pas toujours évident mais c’est comme un exercice, au bout d’un moment, on s’habitue. J’ai un peu l’habitude des remises en question, quoi. Mais rien n’aurait pu me préparer à la claque émotionnelle et spirituelle que je me suis prise à Los Angeles. C’est comme si LA m’avait réveillé l’âme. Dès que je m’y suis installée, j’ai ressenti que cette ville me soutenait, m’enveloppait d’une sorte d’énergie douce et maternelle, à l’opposé de New York. J’ai aussi très vite ressenti qu’elle me poussait à me mettre face aux idées préconçues que j’avais de moi-même et à me livrer complètement – plus facile à dire qu’à faire. L’autre jour je prenais un verre avec un ami new-yorkais, quand il m’a dit : “Tu trouves pas cette ville un peu déprimante ?” J’ai tout de suite su ce dont il parlait – mais j’ai préféré ne rien dire. Si l’on est pas prêt à à accueillir cette énergie étrange et légèrement mystique, LA peut parfois sembler vide et superficielle. Pour moi, elle n’est rien de tout ça. Ici, grâce aux épreuves que j’ai traversées et pour lesquelles j’ai une gratitude immense, j’ai appris à arrêter d’essayer de tout contrôler dans ma vie. J’ai appris à écouter la voix calme et douce au fond de moi, pas l’hystérique énervée et hargneuse qui me disait que je n’en faisais jamais assez. J’ai appris à entendre les autres. J’ai appris que je pouvais apprendre à respecter mon corps. J’ai appris que mes idées et mes envies ne pouvaient pas plaire à tout le monde. Que c’était très bon signe, même. J’ai appris à me protéger. Et j’apprends, petit à petit, à assumer d’être qui je suis vraiment. Evidemment, tout cela n’est qu’un balbutiement. Car en 2017 j’ai aussi appris qu’être soi-même, c’est le travail (joyeux) d’une vie et que le plus important, c’est de tomber amoureuse de sa vie. Et de la traiter comme un amour tout neuf, un homme ou une femme dont on est folle et dont on envie de prendre soin jusque dans les moindres détails. Dont on chérit les qualités, rit tendrement des défauts et où l’on savoure chaque instant, parce qu’ils sont l’expression de notre joie et de notre amour. Ne plus séparer la vie entre les moments de bonheur et le reste. Mettre de la joie dans chaque petite chose. Quand on commence à traiter sa vie comme cela, soudain, c’est comme aux premiers jours de l’amour. Tout rayonne, les autres nous sourient, les couleurs sont plus vives et les obstacles sont des leçons passionnantes. Chaque instant est comme un cadeau, et l’on n’en a jamais assez. ——— Tomber folle amoureuse de nos vies, c’est ce que je nous souhaite pour 2018. Je vous embrasse de tout mon coeur.
Time for Love
24-12-2017 15:00:08
Atelier Doré
Cette année, au studio, pour se mettre dans l’esprit de Noël, on s’est demandé ce qu’on pouvait faire pour les autres, ceux qui sont autour de nous. L’année 2017 a été rude pour beaucoup de monde, ce qui est aussi l’occasion de se souvenir qu’on a beaucoup de chance. A l’occasion des quelques jours de break à venir, pendant lesquels on sera avec nos familles, nos amis, ceux qu’on aime pour emmagasiner des forces et de l’énergie en vue de 2018, on s’est dit qu’on partagerait avec vous les quelques idées qu’on a eues pour donner un peu de notre chance aux autres… On espère que vous trouverez dans ce post des ressources qui vous donneront envie de tendre la main… et on a hâte de vous retrouver ici en 2018 ! Vider ses placards. Pendant les vacances, on a décidé de faire le vide dans nos penderies et de donner vêtements et autres textiles à ceux qui en ont besoin, notamment à ceux qui ont perdu maisons et possessions dans les incendies en Californie. Vous pouvez aussi vendre vos vêtements via des sites comme The Real Real et reverser la somme à des associations caritatives. Ou passer par Crossroads qui s’engage à donner à des associations les vêtements qu’ils ne gardent pas. New York Cares Donation Centers Dress for Success Clothes 4 Souls Goodwill Donner son sang. Pour celles et ceux d’entre nous qui ont la chance d’être en bonne santé, donner son sang est une merveilleuse manière d’aider les autres. Red Cross Blood Donations New York City Blood Center Faire du bénévolat auprès d’enfants. Donner de son temps pour le passer avec des enfants, c’est toujours gratifiant. Et si vous n’avez pas de temps, vous pouvez donner des biens qui serviront aux enfants et dont les familles ont toujours besoin : couches, lait en poudre, etc. Children’s Hospitals New York Center for Children Baby 2 Baby iMentor Boys and Girls Club Passer du temps avec les séniors. Passer du temps avec les personnes âgées, ça illumine leur journée, mais c’est aussi apprendre beaucoup de choses. Toutes ces personnes sont parfois des mémoires vivantes, des puits de science et d’anecdotes… il suffit pour ça de faire une petite balade ou de discuter ensemble. Hospice NYC Les paroisses, EHPAD, hospices, unités hospitalières recherchent souvent des bénévoles. Distribuer de la nourriture aux SDF. Offrir un repas chaud pour aider à nourrir ceux qui n’ont pas notre chance pendant les fêtes est une vraie manière d’apporter du réconfort. Food Pantries Organization Homeless Shelter Directory City Meals Bowery Mission Coalition for the Homeless Aider les animaux. Passer du temps avec des animaux, c’est beaucoup de joie et d’affection. Les chenils ou refuges cherchent souvent des bénévoles, vous pouvez aussi donner vos anciennes laisses et colliers. ASPCA Humane Society International Animal Rescue S’entre-aider. Il y a plein de programmes pour aider ceux qui sont été frappés par des tragédies environnementales, politiques ou sociales. Voici quelques associations qui ont besoin de votre soutien. Thomas Fire Fund Puerto Rico Hurricane Relief The Young Center for Immigrant Children’s Rights Human Rights Campaign The National Alliance on Mental Illness Everytown for Gun Safety Electronic Frontier Foundation Black Lives Matter ACLU Planned Parenthood Hope for Relief and Development Foundation Volunteer Match est un outil extraordinaire pour vous permet de trouver des opportunités de bénévolat, où que vous soyez. Voilà, bien sûr ce ne sont que quelques manières de vous investir… mais il existe des milliers d’associations et de façons d’aider. Partagez dans les commentaires les causes et associations qui vous tiennent à cœur, qu’on puisse aussi s’entre-aider. Nous avons aussi lancé un fonds d’aide sur notre Page Facebook qui accepte les dons jusqu’au premier janvier. La somme recueillie sera versée à une association d’aide aux femmes, Women in Need. Belles fêtes à toutes et tous !
Living La Vida Loca
21-12-2017 21:00:19
Atelier Doré
Il y a un mois et 14 jours, j’ai quitté NY après huit ans et beaucoup de tergiversations et de doutes quant aux changements qui s’imposaient dans ma vie. J’ai oublié de vous dire que le changement n’est pas forcément mon meilleur allié, et j’avais oublié à quel point c’est étrange d’arriver dans une nouvelle ville… on se sent perdue, physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Eh oui, je suis enfin revenue chez moi, dans ce Golden State qu’est la Californie, là où je suis née. Mais cette fois-ci, dans une région plus septentrionale de l’Etat et l’adaptation n’est pas forcément évidente. Je ne sais pas encore trop à quoi m’en tenir, mais voici quelques petites choses étranges que j’ai notées depuis que je suis arrivée à LA : – J’ai vu trois personnes (qui ne sont pas des sans-abri) déambuler pieds nus. Le truc qui n’arriverait jamais à NY. – L’agitation urbaine est tout aussi réelle à LA, il y a juste moins de sketchs du type “J’avais une galerie éphémère, je faisais aussi un peu d’immobilier, mais dans une approche holistique.” – A côté de moi, dans un café, j’ai entendu une femme dire que pour son anniversaire, elle voulait organiser une chasse aux ordures dans les rues de son quartier. Pour moi, ce serait un enfer d’être invitée à ce genre d’anniversaire. – Je suis un peu étonnée par le style capillaire des gens de mon quartier. Après avoir pris ça pour approche néo-hippie, je m’aperçois que c’est dû au fait que l’eau du robinet est hyper dure à LA (et je fais désormais partie de cette clique décoiffée) – J’ai pris au moins 4 ou 5 ans depuis mon arrivée à cause de la sécheresse de l’air. Allez, je vous tiendrai au courant de mes aventures à l’Ouest, mais je suis preneuse de toutes vos suggestions pour lutter contre cette sécheresse !
Powerhouse Pum
21-12-2017 15:00:17
Atelier Doré
“Je voyage beaucoup pour le boulot, du coup je privilégie des tenues qui qui sont à la fois assez pro, élégantes et confortables… toujours avec une dose d’originalité bien sûr. Ah oui, le SAC, c’est aussi très important J’ai toujours un grand sac dans lequel je peux fourrer toutes mes affaires. C’est un peu comme une maison pour mes affaires les plus importantes. Je crois en une approche “dress for success”. La façon dont on s’habille peut vraiment booster la confiance en soi, et par capillarité, la vie professionnelle. Le plus important quand je m’habille, c’est le confort. Pour être belle, il faut se sentir bien. La qualité du tissu et la coupe sont aussi très importantes, il faut qu’une tenue tombe bien, qu’elle corresponde à votre morphologie. Moi, j’essaie toujours de trouver des vêtements qui me vont bien plutôt que de suivre les tendances. Je suis graphiste avant tout, mais j’ai toujours vécu une histoire d’amour avec la mode. Je considère ça comme un art. J’aime les détails, la coupe, les motifs, tout ce qui est nécessaire à la création d’un vêtement. Je trouve ça génial de voir de jeunes créateurs qui proposent des collections classiques mais qui intègrent les dernières technologies. La mode intelligente, c’est une industrie en plein développement. Une des pièces incontournables de ma garde-robe, c’est un perfecto en cuir noir Balenciaga qui m’accompagne toujours quand je voyage. Je l’enfile pour prendre l’avion, ou alors sur une petite robe pour un cocktail. Les chemises blanches et les pantalons noirs, je n’en ai jamais assez. C’est mon uniforme. Sinon, une paire de bottes cavalières l’hiver/pour la saison des pluies, et des lunettes de soleil rondes oversize de chez Anna Valentine. Je les porte nuit et jour.” – Pum Lefebure pour Atelier Doré ______________ Pum passe souvent à NY, mais elle vit à Washington, DC, où elle est la directrice artistique et créative de la marque Design Army, qu’elle a co-fondée avec son mari, Jake. Ah oui, elle a passé son enfance en Thaïlande ! C’est une citoyenne du monde… tout en style !
A Beauty Minute with Jane Larkworthy
19-12-2017 15:08:14
Atelier Doré
Scoop : Je suis rédactrice beauté, et donc je teste souvent les produits sur une moitié de mon visage pour les comparer. Dingue, non ? Mais bon, c’est ma méthode et elle est assez efficace pour juger le résultat. En général, je laisse aux produits le temps d’agir vraiment, au moins 30 jours. Je suis récemment tombée sous le charme de la spécialiste du visage Georgia Louise, du coup, la moitié gauche de mon visage essaie en ce moment une liste de 12 produits recommandés par Georgia, mais elle est tellement convaincante que je suis sûre que ça va aider ma peau ! Et pendant ce temps, la moitié droite de mon visage essaie quelques produits de la marque Deciem. Je vous en dis un peu plus… Le matin : Je suis censée me nettoyer le visage avec le Lait VIP02 de Biologique Recherche matin et soir, mais comme j’ai la peau plutôt propre, j’économise du produit et je me contente d’un rinçage à l’eau. Georgia m’a conseillé d’utiliser deux lotions Biologique P50 (attention, produit culte en vue !), et celle que j’applique le matin – la lotion exfoliante équilibrante 1970 – a une odeur assez marquée ! J’essaie d’attendre que mon mari soit parti travailler avant de l’utiliser (il n’est pas super fan…). Moi j’adore le parfum de la P50. J’applique ensuite l’Elastine Pure Serum Authentique de Biologique puis le Sérum 1 C-Boost and C-Quence Environ. Une fois que tout ça a bien pénétré, je termine par la Crème Aux Acides de Fruits Biologique Recherche. Pour les produits Deciem, c’est bien plus simple : le sérum NIOD Copper Amino Isolate, le complexe apaisant Hylamide Sensitive Fix Advanced Calming Complex et la crème hydratante The Ordinary Natural Moisturizing Factors. Ça fait trois semaines que je teste tout ça. Est-ce que j’ai déjà noté une différence ? Pas encore vraiment… ? Pour le maquillage, bien sûr, j’applique la même chose sur tout le visage (je suis folle mais quand même). En tant que free-lance, je passe une grande partie de mes journées à l’extérieur, donc j’essaie de mettre une protection solaire, en général It Cosmetics CC+ Color Correcting Full Coverage Creme SPF 50+. Pas de fards à paupières le week-end, mais je souligne toujours le bord de ma paupière supérieure de crayon brun, en général de chez Tom Ford, Nars ou Chantecaille. Pendant la semaine, j’applique des fards dans des nuances comme le taupe ou le beige, en ce moment les Les 4 Ombres Chanel Multi-Effect Quadra Eye Shadow version Road Movie ou la palette Bobbi Brown Caviar & Rubies. J’adore l’effet allongeant et net du mascara Victoria Beckham Estée Lauder Eye Ink Mascara, et d’ailleurs je n’en ai presque plus ! En touche finale, le correcteur Clé de Peau sur mes cernes et les creux du visage, et en guise de blush, un peu de base IQ Beauty Sheer Activity sur les joues. Pendant la journée : J’ai toujours du baume à lèvres sur moi, que ce soit celui de Burt’s Bees, Vertly ou Le Labo. Si je suis à court, je suis un peu stress. Ces derniers temps, j’ai aussi un anticernes sur moi, depuis que j’ai rendu visite au siège de La Mer, j’ai pu découvrir The Concealer, je m’en sers pour les retouches, on ne sait jamais… Le soir : Je me démaquille les yeux avec le petit tampon en fibre Face Halo, qui se montre très efficace et délicat tout en éliminant les yeux de panda. Je me nettoie le visage avec le Lait VIP02 Biologique Recherche. Sur la moitié du visage qui teste les produits Deciem, le rituel est le même que le matin. Pour la moitié BR, c’est un peu différent : la P50 devient P50W (avec une odeur moins présente !) ensuite, Elastine Pure et puis le Environ Retinol Serum 1, C-Quence Serum, le Serum Matriciel Visage et le contour des yeux Dr. Sturm. Si je ne note pas de différence d’ici à ce que j’ai terminé les produits, je peux vous dire que mon rituel va sacrément se simplifier, ne serait-ce que pour pouvoir me coucher plus tôt ! __________ Jane Larkworthy est une rédactrice beauté mythique. Elle doit son expertise à ses années passées chez Jane Magazine, puis en tant que responsable beauté pour W magazine et désormais comme chroniqueuse pour The Coveteur. Elle a également un blog, The Fraudulent Chef, entre autres projets créatifs. Jane est fabuleuse, elle fait autorité en matière de beauté, de lifestyle (avec drôlerie et sincérité !) et d’élégance new-yorkaise !
A Moment Without The Internet
14-12-2017 21:00:38
Atelier Doré
J’aborde les fêtes de manière un peu épique… Cette année a été un véritable ascenseur émotionnel : l’espoir et l’excitation qui accompagnent un changement de boulot, la douleur aigue de la perte d’un être cher, l’euphorie d’un nouveau mariage, et plus récemment, l’occasion de réfléchir sans se laisser distraire et de lâcher prise… La semaine dernière, je suis rentrée de notre lune de miel de près d’un mois aux Maldives, où j’avais pris la décision de ne pas me connecter au wifi, quelle que soit la situation. Ce périple sans Internet a débuté dès le trajet vers JFK, pour ne s’achever qu’au moment où je me suis à nouveau posée à NY. Mon espoir : qu’en me déconnectant d’Internet ( et par là, je veux dire, de tout Internet : Instagram, e-mails, textos, livres Kindle via Amazon, etc.) je réussirais à me concentrer sur mon nouveau mari, mon avenir, que je pourrais à réfléchir à mon passé, que ce serait l’occasion de me regarder bien en face. Et devinez quoi ? Eh bien, ça a été magique… Je suis sûre que les eaux apaisantes des Maldives, les bancs de poissons colorés, les transats, et les innombrables cocktails tropicaux m’ont bien aidée… mais le fait d’être complètement déconnectée d’Internet arrête le temps. Ça oblige à réfléchir vraiment, à analyser les choses, à respirer, à se souvenir que se contenter de respirer, c’est bien aussi. Je me suis sentie vivante. Le monde continue à tourner même quand je ne poste pas sur Instagram, que je n’envoie pas mille textos tout en organisant un conf call. Bref, ça a été libérateur et efficace. Déjà, j’étais toute contente de revenir à ma nouvelle vie après ce petit break;, et en plus je me sentais inspirée, sur le plan personnel comme professionnel. Je suis prête à affronter l’année qui arrive. Et j’ai aussi appris qu’on avait le droit de déconnecter, que d’ailleurs, c’était nécessaire. Alors même si j’ai quitté ce paradis tropical, je chercherai à me déconnecter d’Internet, de ce brouhaha incessant, de ce flux d’informations perpétuel. Je me concentrerai davantage sur moi-même et les gens qui m’entourent, pour essayer de progresser avec le temps.
Dallas Cocktails + Conversations
14-12-2017 18:00:47
Atelier Doré
J’adore aller à Dallas et rencontrer nos lecteurs sur place a toujours été un super moment ! J’ai donc été ravie de partir là-bas pour notre dernière rencontre Women & Whiskies de l’année, qui était particulièrement unique puisque j’ai eu la chance de partager ce moment avec Amber Venz Box (une femme géniale !). Amber a fondé RewardStyle, un outil incroyable qui aide les éditeurs et influenceurs à monétiser leur travail, ainsi que LIKEtoKNOW.it, qui nous permet de shopper via Instagram ou même des captures d’écran. Et comme si elle n’était pas assez occupée comme ça (elle a aussi deux petits enfants !), elle a lancé Cherry le mois dernier avec une ancienne camarade de promo de SMU, la fondatrice de Bumble, Whitney Wolfe, qui fournit manucures et pédicures à la demande à Dallas. Amber, c’est vraiment les entrepreneures comme je les aime : intelligente et ambitieuse, mais aussi adorable et bienveillante. On a parlé de l’évolution du retail, de ses réussites et échecs en tant que dirigeante et femme d’affaires, et de son ressenti sur la communauté entrepreneuriale féminine grandissante de Dallas dont elle fait partie. Un immense merci à Amber de nous avoir donné un peu de son précieux temps pour rencontrer nos lecteurs. Merci aussi à Women & Whiskies de rendre ces rencontres possibles ! Mais surtout, merci à vous, nos lecteurs géniaux, qui avez permis à ces premiers mois de rencontres de connaître un tel succès ! Il y en aura plein d’autres, dans plusieurs villes du monde, en 2018 ! Vous saurez tout en rejoignant la communauté Facebook dédiée, qui vous permettra aussi de rencontrer toutes les femmes formidables qui ont ce site en commun. A l’année prochaine !
Under the Surface
14-12-2017 15:26:12
Atelier Doré
A moins que vous ne viviez en ermite (c’est un peu l’impression que j’ai ces derniers mois… tellement hâte que 2017 soit derrière moi !), je pense que vous êtes au courant de la tendance beauté naturelle. Il existe des milliers de marques qui se targuent de proposer des produits naturels, bio, plus sûrs pour nous que les bons vieux produits toxiques de l’époque. Il y a aussi ces marques qu’on connaît et qu’on aime depuis toujours, et qui sortent elles aussi leur gamme de produits naturels. J’ai l’impression que tout ce que je mets sur mon visage, mes cheveux, mon corps ces derniers temps a été cultivé par un fermier dans un champ sublime. Mais est-ce que c’est vrai ? En tout cas, je trouve que les choses sont devenues bien compliquées… Du coup, on a eu envie de creuser un peu. On a demandé à quelques spécialistes et expertes de répondre à nos questions sur la signification de la cosmétique “naturelle”, “bio” et “non-toxique”. C’est vraiment bon pour nous ? Les composants de synthèse sont-ils vraiment si mauvais que ça ? On a abordé ces problématiques avec Jayme Cyk, responsable beauté chez Violet Grey, Angelina Umansky, co-fondatrice de Spa Radiance, Marie Veronique Nadeau, créatrice et conceptrice de Marie Veronique, sa ligne éponyme de soins pour la peau, et Lucy Vincent Marr, qui a fondé sans [ceuticals]. On ne fait que gratter la surface du problème… N’hésitez pas si vous avez d’autres questions pour ces femmes, qu’on puisse continuer à alimenter cette conversation ! _______________________________ Quel est votre ressenti sur la tendance “bio” et “tout naturel” dans les produits de beauté ? Jayme : Je devrais commencer par dire que des termes comme écolo, non-toxique, sain, propre et naturel sont des mots qui ne veulent rien dire puisqu’ils ne bénéficient pas d’une validation officielle de la FDA (ndlr : Food and Drug Administration). Moi, j’utilise les deux catégories de produits, ceux qui se disent naturels et les autres – mais au final, ce qui compte, c’est l’efficacité. Si un produit m’intéresse et que j’entends dire qu’il est naturel, j’ai besoin qu’on me raconte une histoire qui me parle, que les composants soient innovants mais aussi validés scientifiquement. Angelina : Tout ça, c’est du marketing. Il n’y a pas de termes clairement définis, ce qui veut dire qu’un même produit peut être étiqueté naturel, bio, propre, non-toxique, etc. Ces dénominations ne veulent rien dire. Marie Veronique : J’ai envie de dire : les mots ont un sens. On utilise beaucoup le terme « organic » en anglais. En chimie, quelque chose d’organique, c’est une molécule qui contient du carbone. Du coup, ça voudrait dire que les parabènes sont organiques, mais ce n’est pas ce que le terme signifie lorsqu’il est utilisé dans le contexte des soins pour la peau. « Organic » est une traduction approximative du terme français « biologique », ce qui signifie que quelque chose trouve son origine dans la matière vivante…. le 100 % naturel, c’est incroyablement vague ! Est-ce que ça comprend les composés synthétisés en laboratoire pour reproduire ce qu’on trouve dans la nature, comme l’acide ascorbique ? Si les scientifiques et chercheurs tendent à utiliser ces termes avec prudence (quand ils les utilisent, étant donné le nombre infini d’interprétations possibles), ils sont en décalage avec les marques qui ont recours à tout ce discours et ces formules marketing et sont porteuses d’un message plus confus qu’instructif. Tout le monde finit par être frustré et contrarié. Comment distinguer les bons des mauvais produits ? Jayme : En tant que rédactrice beauté, je fais de mon mieux pour essayer de me familiariser avec les différents ingrédients. J’aime beaucoup les marques niches et celles qui proposent des gammes limitées à quelques produits, mais plus que les composants, ce qui compte pour moi, c’est de questionner les marques sur leur manière de maintenir la qualité de leurs produits. L’églantier ou l’huile de marula ne sont pas toujours cultivés de la même manière par exemple. Marie Veronique : Efficace = bon Efficace + sain = très bon Inefficace = mauvais Inefficace et pas sain = très mauvais Lucy : Le site Skin Deep est une excellente source d’informations fouillées et intelligentes sur les composants des produits cosmétiques. Quels sont les ingrédients “bons » les plus efficaces et pourquoi ? Jayme : C’est une question-piège car tous les « bons » composants ne fonctionnent pas pour tout le monde. Moi, j’aime beaucoup l’acide hyaluronique qui hydrate et repulpe instantanément. Je suis aussi très fan du nicotinamide pour ses effets illuminateurs et ses bienfaits sur les peaux sensibles. La tanaisie est aussi un ingrédient que j’affectionne particulièrement. Ça hydrate et apaise (contient un antihistaminique naturel), mais permet aussi de se sentir décontractée grâce à ses effluves d’aromathérapie. Angelina : Je n’aime pas prendre les ingrédients de manière isolée. Imaginons trois ingrédients qui pris seuls sont fabuleux mais associés perdent de leur efficacité… Marie Veronique : Pour moi, le numéro 1, c’est le rétinol. On sait depuis longtemps, de façon scientifique, que les rétinoïdes synthétisés en labo et transformés en acide rétinoïque ont un effet anti-âge et bénéfique sur l’acné. A ne pas confondre avec le “rétinol 100 % naturel” qu’on trouve dans certaines huiles et qui fait référence à la vitamine A contenue dans certaines variétés d’huiles, souvent le bêta-carotène. Dans ce cas, le rétinol n’est pas synthétisé en acide rétinoïque. Lucy : Fondamentalement, les meilleurs composants pour la peau sont l’eau et les lipides. Il est important de s’assurer que ces lipides sont biodisponibles (un terme qui décrit la capacité des ingrédients à pénétrer les différentes couches de l’épiderme pour leur offrir les nutriments indispensables et renforcer le derme qui est le siège de la régénération de la peau.). Quels sont les composants/ingrédients à éviter à tout prix ? Lucy : Les parabènes, les phtalates et les sulfates. Il faut souligner que ce ne sont pas les sulfates eux-mêmes qui posent problème mais leur méthode de production qui contribue à les contaminer. Jayme : Il y a les suspects habituels : parabènes, phtalates, laurylsulfate de sodium et le sulfate de laureth responsables d’irritations cutanées et seraient liés à certains cancers et perturbations endocriniennes. Je ne suis pas fan des parfums que l’on rajoute et qui sont souvent très irritants pour la peau. Tout le monde ne réagit pas comme ça, mais si vous avez la peau sensible, je recommande d’éviter. L’huile minérale est aussi irritante, surtout pour les peaux à tendance acnéique. Marie Veronique : Il y a des listes d’ingrédients à éviter sur des sites comme EWG, très utiles. A prendre avec un peu de recul, toutefois. En revanche, il y a deux composants qui reviennent un peu partout : les conservateurs comme le phénoxyéthanol et l’alcool de phénéthyl… les deux sont susceptibles de causer des irritations, même à faible dose. Et des ingrédients qui ont l’air mauvais mais ne sont en fait pas si terribles ? Jayme : C’est quelque chose qui est débattu en permanence, mais j’aimerais dire que la toxicité d’un produit dépend aussi de la dose utilisée. Les produits de synthèse ne doivent pas vous effrayer… Néanmoins, regardez bien le nom de chaque composant synthétique et assurez-vous qu’il correspond bien aux effets que vous recherchez. Marie Veronique : Les gens citent souvent le rétinol comme un composant à éviter à cause de ce qu’ils ont entendu, mais ce serait dommage de se priver de l’ingrédient le plus efficace pour améliorer la qualité de la peau à tous les âges. Pour permettre aux gens de s’offrir le bon rétinol, il faut qu’ils soient mieux informés, parce qu’il y a effectivement beaucoup d’imitations. Angelina : En ce moment, les huiles essentielles ont mauvaise presse. Mais quand elles sont bien utilisées, elles peuvent se révéler très efficaces pour la peau. L’alcool est un autre ingrédient qui tend à faire paniquer mes clients. C’est là qu’il est important de prendre en compte le reste de la composition d’un produit. Effectivement, si l’alcool est l’ingrédient principal, alors il risque d’assécher votre peau. Mais si c’est juste un ingrédient parmi d’autres, c’est qu’il sert à diluer un autre ingrédient qui autrement serait trop épais à appliquer sur la peau, et donc qu’il n’a pas d’effet direct. Les alcools type cétyle, stéaryle sont des alcools gras bons pour la peau mais qui ont souvent mauvaise réputation. Vos conseils aux femmes qui aimeraient rendre leur rituel beauté plus naturel sans vraiment savoir par où commencer ? Jayme : Il faut d’abord définir vos objectifs. Vous voulez avoir le teint plus net ? Est-ce que vous souffrez de petites inflammations ? Est-ce que vous cherchez des produits anti-rides et ridules ? Est-ce que vous êtes plus dans la prévention ? Une fois que vous avez déterminé vos besoins, faites le tour de vos produits, voyez ce qui marche et quels ingrédients ils contiennent. Et renseignez-vous. Si vous avez envie d’essayer une certaine marque, regardez un peu les ingrédients présents dans les produits, voyez si certains se recoupent. Lisez les avis/critiques, n’essayez pas trop de produits à la fois. Commencez par un produit pour voir si votre peau le tolère. Donnez-vous deux semaines au moins avant d’en essayer un autre. Angelina : Commencez par votre nettoyant. Si vous utilisez un nettoyant moussant/une brosse Clarisonic tous les jours, croyez-moi, votre peau demande pitié. Remplacez vos nettoyants agressifs par un lait nettoyant, vous aurez la peau tout aussi propre, le décapage en moins. Marie : D’abord, ne stressez pas trop, n’essayez pas de trop en faire, surtout au début. Allez-y au fur et à mesure, et n’oubliez pas de vous fier à votre peau qui vous montrera ce qui marche ou pas. Pensez à ce que vous mettez sur votre peau et qui reste toute la journée. En général, votre crème hydratante. Voyez si elle est parfumée ou contient trop d’huiles essentielles. Si c’est le cas, laissez-la tomber. Si vous utilisez une crème, passez à une huile. Les crèmes contiennent en général des produits de comblement, des cires, des conservateurs et des parfums. Si vous utilisez déjà une huile, assurez-vous qu’elle ne contient pas trop d’huiles essentielles. Lucy : D’abord, simplifiez et réduisez le nombre de produits que vous utilisez… l’accumulation de produits génère plus de confusion que de bien-être ! Apprenez à lire la composition de vos produits : Skin Deep est une excellente source d’informations. Je privilégie toujours les produits qui contiennent le moins d’ingrédients. Concernant le minimalisme esthétique, je discutais avec un bon ami dermato qui me confiait voir beaucoup de peaux inflammées et sensibilisées, phénomène dû à des rituels beauté trop compliqués. On croit souvent que la quantité est important en matière d’anti-âge, mais utiliser un produit (et non pas 5) qui contient des ingrédients qui ont été validés scientifiquement (comme la vitamine A, B ou C) peut être plus efficace. Les produits ont tendance à se détériorer avec le temps (c’est souvent dû à la chaleur et à l’humidité des salles de bain) et peuvent perdre de leur efficacité, voire générer de petites inflammations et abimer la peau.
Oh, Sugar!
12-12-2017 15:00:18
Atelier Doré
Un jour, je me suis réveillée, je me suis fait un café, et j’ai décidé dans le même mouvement que le sucre et moi, c’était fini. Je ne savais pas encore ce jour-là que cette décision allait complètement changer ma vie. Je m’étais juste souvenue d’un truc que j’avais lu quelque part et qui disait que se détacher du sucre ne prenait que trois jours. Trois jours. Facile. Trois jours, et puis on verrait bien. Découverte C’était le mois de septembre. J’avais eu du monde à la maison tout l’été, et bien sûr, je m’étais complètement oubliée. J’ai toujours eu tendance à faire ça, oublier mon corps. Vivre dans ma tête. J’avais mangé, bu, et même fumé des cigarettes, je n’avais pas fait de sport, je ne m’étais pas occupée de moi. Je m’étais régalée à m’occuper des autres. Mais là, ils étaient partis et j’étais épuisée. J’avais le sommeil léger, j’avais enflé, j’avais le teint terne, j’avais mal partout. J’étais pas bien. J’ai arrêté le sucre comme ça. Sans guide, sans livre, sans idée de même, vraiment, ce qu’était le sucre. Juste une idée, une sensation et une intuition. Je sentais que mon corps réagissait de plus en plus au sucre. Quand je mangeais quelque chose de très sucré comme un gâteau, j’avais souvent le coeur qui se mettait à battre plus vite, je sentais quelque chose de bizarre, mais d’indéfinissable. Ce n’est qu’après avoir pris cette décision que j’ai commencé à faire un tout petit peu de recherche. Un peu tous les jours, je lisais. Je regardais des documentaires. J’ai commencé à comprendre comment le sucre fonctionnait dans mon corps. Et j’ai commencé à comprendre que des choses que je pensais être absolument normales, quasiment des traits de personnalité, étaient en fait, plutôt, des symptômes. Ça a été le choc. Je ne vais pas essayer d’expliquer tout cela ici, parce que c’est long et fastidieux. Mais pour vous donner une idée, voici une idée de ces symptômes. Et voici comment je me les expliquais. J’avais les muscles sans arrêt tendus, surtout au niveau du cou et des épaules. C’était parfois douloureux et incroyablement gênant, comme si quelqu’un tentait de m’étrangler. Ce que je pensais : C’est le stress, faut déstresser. Mes crises d’angoisse revenaient, de plus en plus souvent. Elles étaient légères, mais de plus en plus rapprochées. Ce que je me disais : C’est psychologique, quelque chose en toi ne va pas, tu as des problèmes émotionnels. J’avais des fringales absolument irrésistibles. Parfois je me retrouvais en train de manger du chocolat sans y avoir même réfléchi. Comme si j’avais eu un épisode de somnambulisme – complètement inconscient. Ce que je me disais : Tu n’as aucune volonté, tu ne penses qu’à bouffer. (qu’est-ce qu’on est sympa avec soi-même, quand même). Je m’écroulais souvent de fatigue. Tout le monde autour de moi le savait. À l’Atelier par exemple, mon équipe savait que si un meeting durait trop longtemps et que je n’avais rien à me mettre sous la dent, je pouvais complètement m’arrêter de fonctionner. Parfois je devais m’allonger en attendant que mon Seamless frappe à la porte. Ce que je me disais : C’est rien. C’est moi, je suis comme ça. Il FALLAIT que je mange quelque chose de sucré après chaque repas. Si je n’avais pas mon carré de chocolat, ça n’allait pas. J’avais encore faim. Il m’arrivait d’ailleurs souvent de ressentir une faim intense juste après un repas. Ce que je me disais : Ça, je ne comprenais absolument pas. Je dormais hyper mal. Je me réveillais souvent vers cinq heures du mat, l’esprit complètement en alerte, sans arriver à me rendormir. Ce que je me disais : J’ai toujours eu le sommeil matinal léger. C’est moi, c’est comme ça. J’allais aux toilettes des millions de fois par jour. Ce que je me disais : Ça par contre, ça commençait un peu à m’inquiéter. Et la liste continue, et continue, et continue. Tout ça, je vivais avec depuis toujours. Certains symptômes avaient tendance à s’accentuer, comme la tachycardie après avoir mangé du sucre. Mais c’est tout. Et pour quelqu’un qui n’a absolument pas l’habitude d’écouter son corps, tout ça, ce n’était rien. D’ailleurs, quand j’en parlais autour de moi, la réponse c’était souvent : c’est rien ! Tu es juste stressée, fatiguée. Révélations Le premier jour a été hyper facile, bien sûr. J’avais décidé de faire trois jours hyper sérieux : Ni sucres rapides, ni sucres lents, ni fruits, ni même café qui, comme le sucre, a un rôle sur les pics d’insuline. Pas d’alcool bien sûr, c’est du sucre ! Ouch. C’est le deuxième jour que tout a commencé. D’abord, mon humeur. Horrible. J’avais envie de m’engueuler avec tout le monde. Heureusement que j’en riais aussi, un peu – je savais que quitter le sucre n’allait pas être facile. Je me sentais épuisée, j’avais les mains moites, légèrement tremblantes. Je n’arrivais pas à y croire. Une vraie toxico en pleine détox. Ça a duré comme ça pendant quelques jours. Beaucoup plus que trois jours, c’est clair. Mais voyant tout ce qui se passait en moi, je n’avais qu’une envie, continuer l’expérience. Les jours et les semaines qui ont suivi, ça a été une expérience difficile et excitante à la fois. Je dormais hyper mal, pire qu’avant. J’avais des fringales sucrées monstrueuses auxquelles je résistais comme une forcenée, et des épisodes à crever de faim – même juste après avoir pris un repas parfaitement équilibré. Pendant ce temps je continuais mes recherches. Je lisais tout ce que je pouvais, regardais tous les documentaires possibles. Je continue d’ailleurs aujourd’hui. C’est même devenu une légère obsession, je me dis que c’est normal quand on opère un tel changement de vie. J’ai découvert que presque tout ce que je vous décrivais plus haut était dû au sucre. Non, je n’étais pas folle. J’ai même commencé à comprendre des choses hallucinantes sur l’effet du sucre sur notre cerveau, sur nos émotions, notre beauté, sur notre volonté. Et aussi, sur notre fertilité. Plus ça allait, plus je tombais de haut. D’autant plus qu’après quelques jours, de nouveaux phénomènes sont apparus. J’ai retrouvé le sommeil, mais mes muscles ont commencé à se tendre comme jamais. Je ne pouvais quasiment plus bouger mon cou. Mon énergie a commencé à être beaucoup plus douce et diffuse le long de la journée, au lieu de passer de super stressée à épuisée toutes les deux heures. Mon corps se résignait… Mais se rebiffait à la fois, m’envoyant dans des fringales hallucinantes. Je continuais à ne pas répondre à mes envies de sucre, me nourrissant avec des protéines, du bon gras bien sûr, plein de légumes… Et probablement un peu trop d’amandes. Petit à petit, les tensions musculaires se sont effacées. Je n’avais plus de crise d’hypoglycémie. Je pouvais passer des heures entières sans manger et sans m’écrouler. J’arrivais à discerner la vraie faim du manque de sucre. Je n’avais plus aucune crise d’angoisse. Mes va-et-vient aux toilettes s’étaient calmés. J’avais perdu du poids – ou plutôt, j’ai désenflé. On me disait que j’avais une mine incroyable. C’était génial, et en même temps, horrible. Comment avais-je pu vivre si longtemps sous le contrôle du sucre, sans le savoir ? Critiques Et pourtant, maintenant que je sais, tout me semble évident. Dans ma famille, il y a beaucoup de diabète de type 2. Aujourd’hui, trois mois plus tard donc, je pense pouvoir dire que j’étais probablement en route pour moi-même développer un diabète. J’avais fait des prises de sang quelques mois auparavant et mes taux de sucres étaient normaux, selon mon médecin. Mais il n’y a qu’en faisant mes propres recherches que j’ai finalement appris que ces tests n’arrivent souvent à détecter le problème qu’une fois qu’il est déjà trop tard. Avant ça, il faut voir les signes, ouvrir les yeux, s’écouter. Un goût légèrement démesuré pour le sucré. Les envies d’uriner fréquentes. Les tremblements après avoir mangé du sucre. Les faims terribles juste après avoir mangé. Une prise de poids localisée autour du ventre qu’encore une fois j’avais rationalisé ça en me disant que “c’est de famille”… Mais qu’est-ce qui est de famille? Notre morphologie… ou notre style de vie ? Moi je n’avais jamais remis en question ma manière de me nourrir. On mange très bien, chez moi – à la méditerranéenne. On cuisine, on va au marché, on fait des salades, des soupes, du poisson grillé. C’est bon, et c’est frais. Mais on aime aussi le pain. La confiture. Le vin. Les desserts. Le chocolat. On ne s’en rend pas compte… Ça fait partie de la vie de tous les jours, non ? Et d’ailleurs, quand j’ai commencé à en parler autour de moi, ma mère la première s’est rebiffée : “Tu deviens trop américaine”. Mais elle n’a pas été la seule. J’ai écris un post à ce sujet ici, où je me moquais de moi-même et où je ne suis pas rentrée dans les détails de mon régime, et je me suis immédiatement fait critiquer de manière hyper véhémente. “Tu es extrémiste ! Tu deviens américaine ! Tu racontes n’importe quoi ! Unfollow !!!” J’ai beaucoup réfléchi à ces réactions et à ce qu’elles signifiaient. Je comprends les stigmates attachés à la nourriture et aux restrictions, surtout venant de quelqu’un qui parle de mode. Mais je savais aussi que rien ne me ferait changer de route. Je me sentais tellement mieux. Ce que ça m’a appris, ce n’est pas juste que les commentaires véhéments sont toujours aussi douloureux, même après onze ans à partager ma vie ici… Ce que ça m’a surtout appris, c’est que rejeter sa culture est une chose qui est très difficilement acceptée par notre tribu, qu’elle soit réelle ou virtuelle. Le sucre, ce n’est pas juste un élément de notre alimentation. C’est toute une culture. Celle du bonheur, de la famille, des célébrations. Le pain est le symbole du partage. Se détacher de tout ça, c’est, en partie, rejeter sa culture familiale. Sa culture, tout court. C’est dur, mais c’est aussi incroyablement libérateur émotionnellement. Trouver notre manière à nous de nous nourrir, c’est un peu nous trouver nous-même. Bien sûr, il y a eu des tas de voix merveilleuses au-dessus de toutes les critiques. Dont l’une me disant tout simplement “Moi, je vois cette nouvelle page comme un grand cadeau que tu fais à ton corps”. Cette phrase est restée avec moi et me porte tous les jours. Réinvention Ce n’est vraiment pas facile d’arrêter le sucre. Il y a du sucre partout. Et puis, l’idée, ce n’est pas non plus de devenir parano. Juste, consciente. Le plus dur, ça a été de changer mon petit déjeuner. Moi qui était accro à mes tartines, passer aux oeufs, c’était complètement déprimant, les premiers jours. Surtout que j’avais aussi arrêté le café. Moi qui n’attendais qu’une chose le matin, mon café, mon pain et mon beurre, j’avais l’impression d’avoir été punie. Mais très vite, j’ai ressenti le bénéfice incroyable de manger des protéines le matin. Je pouvais tenir jusqu’au déjeuner sans problème, sans faim. Je ne pensais même pas à manger, d’ailleurs. J’ai commencé à me faire des petits bols sympa, avec de l’avocat, du saumon, et j’ai commencé à trouver ça plutôt bon. L’autre épreuve, ça a été de ne plus terminer mes repas avec quelque chose de sucré, une habitude tenace que j’avais depuis des années. J’avais toujours du chocolat noir sur moi tellement j’avais peur de manquer. Oui vous avez bien entendu. J’étais accro à ce point-là. J’avais besoin d’avoir du sucre sur moi tout le temps. Je me justifiais en me disant que le chocolat noir était bon pour la santé. Mais au fond, c’était tout simplement un autre moyen de trouver ma dose. Plus de chocolat noir, donc, et rien de sucré après le repas. Dur psychologiquement, et encore plus dur physiquement. Je finissais un repas copieux et j’étais immédiatement affamée, nerveuse, parfois je me retrouvais dans la cuisine sans savoir pourquoi. La réponse : mon corps qui cherchait son sucre. Ça, ça a été incroyablement dur. Parfois encore je le ressens. Et bien sûr, plus de pain, plus de gâteaux, plus de gourmandises. Presque plus de graines, très peu. J’ai dû remplacer tout ça par d’autres choses. Des repas plus équilibrés, à base de légumes et de protéines. Beaucoup de tisanes, un peu de chocolat noir 100% (on finit par s’habituer et c’est très bon !) beaucoup d’amandes et de noix de toutes sortes… Je n’avais pas envie de partir à la recherche de remplacements, pas tout de suite du moins. Il y a des tas de blogs qui offrent ça, comment préparer des cookies sans sucre par exemple, mais ça ne m’intéressait pas trop. J’avais envie non seulement de me détacher du sucre mais aussi du goût sucré. C’était important pour moi que ce soit un vrai break up, clair et limpide. Doucement, j’ai commencé à réintroduire à petite dose les fruits, l’alcool, et je me suis dégoté une recette de pain fait à la farine d’amande qui est délicieux et n’élève pas mon taux de glycémie. Petit à petit, j’ai un peu perdu ma passion pour le petit déjeuner. Moi qui avais l’habitude de me réveiller littéralement affamée (c’est-à-dire, maintenant je le sais, en manque de sucre) le petit dèj m’ennuyait, je ne le finissais même pas. J’ai décidé d’écouter mon corps et de ne manger que quand j’avais faim… J’ai réintroduit le café, parce que sans café, ma vie (et, ok, soyons honnêtes, mon transit intestinal) n’est pas aussi joyeuse. Je le prends sous la forme Bulletproof, qui est délicieux et qui marche hyper bien pour moi. Je ne mange presque plus le matin, seulement quand j’ai faim. C’est comme si toutes les règles qu’on m’avait apprises depuis toujours (il faut manger un petit déjeuner complet !) avaient complètement fondu devant mes yeux. Et puis je me suis toujours dit : si j’ai vraiment envie, je mange un cookie, un vrai, un bon, délicieux, de chez Gjusta, tiens. Et puis c’est tout. Mais je n’ai jamais eu vraiment envie, donc depuis trois mois, je n’ai fait aucun écart. J’étais tellement bien que même l’idée d’un cookie ne me faisait plus envie. Hallucinant. Rechute Et ce, jusqu’à Thanskgiving. Pour Thanksgiving, j’ai décidé de ne pas faire ma connasse healthy. Je rentrais du Maroc où j’avais réussi à me nourrir plutôt bien, et j’étais crevée, et j’étais dans la famille de Chris où l’on mange équilibré et où l’on cuisine très bien. J’ai mangé un peu de pain, des pâtes, des pommes de terre, selon les repas. Je n’ai pas adoré comment ça me faisait me sentir, certaines douleurs articulaires et tensions sont revenues tout de suite, mais c’était complètement gérable et j’étais trop contente de partager ces moments. Le dernier jour, on a tous décidé d’aller prendre le petit déjeuner dans un restaurant en ville. Je devais ensuite partir directement pour l’aéroport, conduire deux heures toute seule, avec Lulu à mes côtés. Et j’étais tellement prise dans l’ambiance que quand la cuisine nous a envoyé un énorme gâteau bien américain plein de crème, de farine blanche et de sucre raffiné, je me suis dit allez, demain je rentre, je vais reprendre mon rythme, allez hop, je prend une part de gâteau. Ce que j’ai fait. Au début, bien sûr, ça m’a semblé incroyablement sucré, comme une bombe de sucre dans ma bouche, mais ça je m’y attendais. C’était doux, crémeux, régressif mais pour moi ça n’avait aucun goût, tout était masqué par cette décharge gigantesque de sucre. Immédiatement j’ai senti que ça n’allait pas. Soudain je n’arrivais plus à sentir mon corps. Comme si j’avais fumé un joint, j’ai commencé à devenir complètement parano (la raison pour laquelle je ne fume pas de joint). Je n’arrivais plus à parler, j’avais l’impression d’être rouge, que tout le monde me regardait, me trouvait folle, bizarre. Comme si j’avais pris un stimulant hyper fort, j’ai senti une montée de tension physique et émotionnelle hyper déstabilisante. Comme si j’étais complètement bourrée, j’ai perdu le sens de l’orientation. Je me suis levée pour sortir respirer, j’étais comme sur un très désagréable nuage, dans du coton. Mon cerveau n’arrivait plus à réfléchir, alors qu’il fallait que je dise au revoir à ma famille adorée et à mon homme, et il fallait que je conduise. Et comme j’étais en parano complète, je n’ai pas vraiment réussi à dire que je n’étais absolument pas en état de conduire. Moi-même, je n’y croyais pas, j’avais mangé une PETITE PART DE GATEAU (bon ok, j’avais aussi bu un café et mangé des pommes de terre), je ne m’étais pas shootée à l’héro, merde !!! J’ai donné des hugs approximatifs à la famille parce que je voyais double, et je me suis assise dans la voiture, dans ce qui est probablement l’un des pires bad trips de ma vie. Ça m’a pris quinze minute de trouver Google Maps sur mon téléphone. J’ai essayé de mettre un podcast pour me calmer, mais je n’ai pas réussi à le trouver. J’ai commencé à conduire parce que franchement, je n’étais pas assez claire pour me dire : prends dix minutes, bois un verre d’eau, respire, dis à Chris que ça ne va pas, ne pars pas comme ça. Je me suis perdue, évidemment, et j’aurais pu avoir douze accidents. J’ai fini par trouver l’autoroute, me caler dessus et prier pour arriver entière à l’aéroport. Je me disais qu’après une demi-heure ça irait mieux. Ça a pris une heure et demie pour que je redescende sur terre. J’ai conduit, terrorisée, paranoïaque, angoissée, et tendue pendant une heure. Complètement hallucinant. ——- Je ne veux pas faire de grandes déclarations ou tirer des conclusions générales. Beaucoup de gens vivent parfaitement en mangeant des doses raisonnables de sucre. Je pense juste que moi, j’ai dépassé et il y a bien longtemps mon “capital sucraire”. Que mon corps ne supporte plus du tout le sucre raffiné. Point. Voilà ! Voilà, pour celles qui me la demandent depuis quelque mois, mon histoire avec le sucre. C’est mon expérience, mon chemin, mon histoire. Elle peut inspirer ou énerver, ça ne changera rien à ce que je sais aujourd’hui, c’est-à-dire qu’il faut écouter son corps et quand on l’écoute, il nous dit absolument tout. Ce qui est bon pour nous, ce qui ne l’est pas. En quelle quantité. À quel moment. Qu’il n’y a pas de règles absolues ou de guides ultimes, pas de régime parfait. Je n’aurais jamais fini d’apprendre, je sais ça aujourd’hui, et ça me passionne complètement. Découvrir notre propre écosystème, c’est l’histoire d’une vie. Comme vous me l’avez dit vous-mêmes, c’est le plus beau cadeau que l’on peut faire à son corps, et donc à soi-même.
Marrakshi LIfe
4-12-2017 18:00:51
Atelier Doré
Un truc à savoir sur moi : j’adore faire comme si j’étais en vacances la plupart du temps. J’aime dépenser manger et boire comme si j’étais en vacances… un peu tout le temps. Quand je trouve une marque qui me permet de vivre dans cette illusion, tout en ayant l’air détendue et chic, je ne la perds pas de vue. Marrakshi Life en fait partie. Comme vous le savez, on vient d’organiser notre première retraite à Marrakech il y a deux semaines et pour fêter ça, on a lancé notre boutique Marrakech ! Marrakshi Life est l’une des premières marques à qui on a fait signe avec, en tête, cette idée de collaborer sur des produits pour la retraite et notre boutique. Marrakshi Life, établie au Maroc, propose de sublimes tissus et vêtements tissés à la main qui visent à préserver et promouvoir les techniques de tissage marocaines traditionnelles. On a pu visiter leur atelier pendant la retraite et les voir tisser notre merveilleux caftan. Chaque pièce est fabriquée sur commande et démontre la technique et la patience nécessaires à leur réalisation. C’est pour ça que dans leurs vêtements, on a l’air si élégant, que l’on farniente ou qu’on travaille. On a passé beaucoup de temps à dénicher les marques avec lesquelles on avait envie de travailler, on tenait vraiment à trouver des gens qui respectent et accordent beaucoup d’importance au processus de fabrication et aux produits qu’ils créent. Et on a eu la chance de pouvoir travailler avec des personnes incroyablement talentueuses, comme celles de chez Marrakshi Life. Que vous partiez pour une destination exotique, un brunch entre amis ou que vous allier faire une machine au bout de la rue, n’oubliez pas d’aller regarder du côté de chez Marrakshi Life pour découvrir la meilleure version de vous-même en toute décontraction.
How To / Tell A Story
1-12-2017 15:50:28
Atelier Doré
Quand les gens nous demandent ce qu’on fait chez Atelier Doré, il y a plusieurs manières de répondre : il y a le site, les collaborations avec des marques, et l’organisation, depuis peu, de rencontres et de retraites… mais on revient toujours à l’idée d’histoire. Au cœur de ce qu’on fait, de ce qu’on aime, il y a le storytelling, on aime raconter des histoires. Garance le fait à travers ses photos et ses textes depuis des années, donc le choix de cette première retraite s’est imposé de manière logique. Tout au long de la semaine, les participantes ont assisté à des ateliers animés par Tracy McMillan, Garance et Morgane Sézalory, qui nous ont permis de plonger au cœur même de l’idée d’histoire : fondamentalement, visuellement et en tant que marque. L’après-midi, on découvrait des artisans locaux, pour entendre leur expérience de personnes qui vivent et travaillent à Marrakech, beaucoup d’expatriés qui ont décidé de s’établir là et travaillent avec des artisans locaux pour créer toute une palette de produits qui conjuguent maîtrise technique et savoir-faire. En cette semaine consacrée à nos histoires autour de Marrakech, on s’est dit qu’on pourrait vous concocter un petit How To sur le storytelling et partager avec vous quelques clés de nos ateliers à Marrakech pour que vous puissiez vous aussi découvrir, définir et partager votre propre histoire. C’est une infime partie de tout ce qu’on a abordé au cours de cette semaine incroyable, mais on espère que ça vous aidera un peu sur votre voie (et vous donnera un aperçu de ce qu’est une retraite avec Atelier Doré !)
We Are Thankful!
23-11-2017 15:00:37
Atelier Doré
Parmi les choses qui nous donnent envie de dire merci (et il y en a beaucoup), nous en avons chacune choisi trois…Happy Thanksgiving ! Merci pour/à… GARANCE: – Les voix de femmes qui sont entendues. On traverse une période de profondes mutations, les femmes refusent ces injonctions à se conformer à une norme, à dissimuler leurs vulnérabilités. Rien ne me rend plus heureuse, parce que c’est ensemble et main dans la main que les hommes et les femmes pourront changer le monde. – Ma famille, bien sûr (je sais, c’est banal, Thanksgiving, la famille, blablabla) et ma famille étendue, avec qui je passerai ces fêtes. Il n’y a rien de plus fort que le sentiment d’appartenance. Quand je suis avec Chris et Lulu, peu importe où on est, je me sens chez moi. Quand on est avec nos familles respectives je me sens chez moi. C’est la première fois que je ressens les choses de cette façon, et j’en suis très heureuse et reconnaissante. – Moi, j’ai enfin amorcé un dialogue avec mon corps et mon esprit. Et dire que jusque-là, j’avais parlé avec plein de monde sans jamais vraiment m’écouter. EMILY: – Mon compagnon, pour son soutien et son amour sans faille (et aussi notre petit chiot !) – Ma famille, qui est en bonne santé, et tous ces coups de fil et cet amour entre nous… Il y en a vraiment beaucoup. – La belle vie que je suis en train de construire… je me rends compte que j’ai beaucoup de chance. ERICA: – Ma santé… sinon, comment ferais-je pour gravir nos cinq étages chaque jour ? – Ma bande. Vous êtes vraiment ma plus grande source de joie. – Mon chez-moi si apaisant ; savoir qu’on a un toit sur la tête est un privilège dont je mesure l’importance. Même si quelques cafards partagent parfois ce sentiment avec moi. CARIE: – Merci à mes parents. Ils ont vraiment assuré et m’ont soutenue quand j’ai décidé de déménager à l’autre bout du pays (coucou depuis Los Angeles). – Skype. Sans lui, je ne pourrais pas rester en contact avec mes amis. – Mes collègues. Vraiment indispensables. BRITTANY: – Toutes les choses que j’ai à fêter cette année. – Avoir atteint 30 ans (ça va franchement mieux depuis). – Les bons moments passés en famille. NATALIE: – Ma famille… tout le monde est en bonne santé, a un foyer chaleureux où dormir chaque soir. – Amy et David Sedaris (ma dernière obsession en date), qui m’ont confortée dans l’idée que c’était cool d’être bizarre, décalée et un peu incorrecte. – Mon ambition de m’améliorer toujours, même si c’est dur et parfois raté. PIA: – Frankie, mon copain de câlins. Quoi de mieux que l’amour inconditionnel d’un chien ? – Une famille, qui, même à l’autre bout du monde, reste proche et adorée. – Une relation qui me surprend et m’enchante au quotidien, et qui m’a permis de devenir une meilleure version de moi-même. VANESSA: – Mes amis, ma famille, qui m’ont soutenue dans ma décision un peu impulsive et dingue de démissionner et de partir m’installer de l’autre côté de l’océan, dans la plus belle ville du monde, sans projet vraiment concret. – Mes avocats qui ont trouvé une solution pour que je puisse rester dans la plus belle ville du monde. J’ai encore du mal à croire qu’ils aient gagné ! – Le ciel bleu, les feuilles d’automne, mes draps propres, les vidéos de chat, mon café du matin… les petites choses de la vie. MARY: – Ma maman… je ne pourrais pas vivre sans elle (et je crois que l’inverse est aussi vrai !) – Mes sœurs (et ma chienne Eloise, que je considère comme telle). Quand on était plus jeunes, mon papa disait qu’on avait la chance d’avoir des meilleures amies à vie, et maintenant que je suis adulte – et super mûre !-, je suis entièrement d’accord. – Mes amis… qui sont comme une famille étendue. TORI: – Le soutien de mes parents, leur ouverture. Ils m’ont beaucoup appris sur l’amour : comme le donner, le partager, l’accueillir. Mon père fait aussi des aubergines à la parmesane qui déchirent. Merci pour tout ça. – Mon copain. C’est mon meilleur ami, il me fait tellement rire. – Ma voix, la confiance que j’ai gagnée à proposer des idées et à leur donner vie.
The Invisible System
21-11-2017 15:15:51
Atelier Doré
La peau est notre organe le plus étendu, notre lien viscéral avec le monde extérieur. Un peu comme des perles enfilées sur un cordon, le système lymphatique est un enchevêtrement de ganglions, de canaux et de vaisseaux. Ce système se trouve juste sous la surface de la peau, il est chargé d’éliminer les cellules mortes, de stocker et distribuer des vitamines liposolubles, d’absorber des fluides pour réduire les gonflements. Ce système magique a un effet direct sur la cellulite, les ballonnements, la circulation du sang, la peau, les problèmes respiratoires, le vieillissement et le système immunitaire. La première fois que je me suis fait faire un massage lymphatique, c’était il y a plusieurs années à NY. Sans trop connaître le système lymphatique et conseillée par une amie, je suis allée à cette première séance sans avoir d’attentes. La thérapeute me touchait à peine, je me demandais si ce « massage » aurait beaucoup d’effet. Elle m’a décrit le système lymphatique comme de petites rivières sous la surface de la peau, qui nécessitent d’être stimulées très délicatement pour que les cellules et la peau puissent se détoxifier. Juste après, j’ai senti un léger changement. J’étais plus détendue, comme si ma respiration était plus aisée, mon visage moins fatigué. Effet placebo ? Peut-être. Ou peut-être que ces légères pressions avaient fait leur effet. J’ai ensuite eu envie de me former avec un expert dans ce domaine. Pendant les premiers mois de formation, j’ai commencé à développer une véritable compréhension (oserai-je dire obsession) du système lymphatique. J’ai depuis ouvert mon propre cabinet à LA, spécialisé dans la stimulation et le nettoyage du système, mais au lieu d’utiliser les mains, on se sert d’une machine française au look futuriste pour que les points de pression et de stimulation soient plus précis. Contrairement aux autres systèmes de notre corps, le système lymphatique a besoin d’être stimulé pour bien fonctionner. Un système lymphatique en bonne santé permet d’éviter au corps de stocker les toxines, de faire de la rétention de fluides, et empêche les cellules de vieillir prématurément. Cela donne aussi au corps plus de chances de mieux absorber les vitamines qui permettront d’avoir une peau, des cheveux et des ongles sains, et apporte également une assistance au système respiratoire. Lorsque le système lymphatique n’est pas stimulé, le drainage fonctionne au ralenti, les toxines s’accumulent, ce qui peut provoquer de la cellulite, des inflammations diverses et un système immunitaire plus vulnérable. Le système lymphatique joue un rôle clé dans les défenses immunitaires et anti-âge. A la fois visible et invisible. Après une nuit d’excès, ça vous est déjà arrivé de vous réveiller, le visage bouffi, avec des poches sous les yeux, un peu ballonné ? Bam, l’effet visible ! Voici un exemple : nos amygdales sont des ganglions lymphatiques (cool, non ?), donc quand elles enflent, ça veut dire qu’elles ont identifié une menace, comme des allergènes, des cellules en mutation pathogènes, et qu’elles sont en train de nettoyer tout ça. Quelle que soit la menace, nos ganglions augmentent la production de globules blancs, ce qui fait gonfler lesdits ganglions, les rend plus visibles, et parfois très douloureux. Une fois que les globules blancs ont contenu la menace, ils neutralisent ou tuent la toxine qui sera ensuite évacuée via la lymphe. Le système lymphatique est un acteur majeur de la régénération cellulaire, le graal de la santé immunitaire et de l’anti-âge. C’est hyper important. Donc comment en prend-on soin ? STIMULATION CELLULAIRE Stimuler la peau booste la circulation sanguine et provoque un lent mouvement du système lymphatique, qui est plutôt enclin à la stagnation et à l’encrassage. La manière la plus simple de le stimuler : prendre certaines habitudes, comme de faire un léger gommage sous la douche, de passer un peu plus de temps à vous masser la peau lorsque vous vous passer de la crème hydratante. Pour faire plus, adoptez le brossage à sec de la peau, plusieurs fois par semaine. Cela permet d’énergiser et d’exfolier les cellules, de booster la production de collagène et d’élastine, et favorise le drainage lymphatique. La stimulation musculaire ou corporelle (avec un rouleau de massage) permet de réduire les congestions en profondeur, l’encrassage et les dépôts de graisse, de cellulite ou d’acide lactique. Si vous voulez vraiment booster votre stimulation cellulaire, vous pouvez investir dans des produits à utiliser chez soi, ou si vous êtes à LA, vous pouvez toujours passer à mon cabinet ! HYDRATATION + TRANSPIRATION Le terme “lymphe” est dérivé du mot latin “lympha” qui signifie “lié à l’eau”. Nos canaux lymphatiques internes sont presque entièrement constitués d’eau, et donc ont besoin d’être bien hydratés. Vous savez sans doute que le corps est constitué d’eau à 50 % mais vous ignorez peut-être que cette eau se situe dans le système lymphatique. Un corps sain filtre environ 2 litres de lymphe par jour, et nécessite une hydratation adéquate pour rester propre et fluide. Comme des affluents qui forment un courant qui vient alimenter une rivière, le système lymphatique achemine la lymphe via des vaisseaux de plus en plus larges, en passant par 500 stations de filtrage et de collecte, les fameux ganglions lymphatiques. Comme il n’y a pas de pompe, contrairement au cœur qui pompe le sang, la lymphe a besoin d’assistance pour rester fluide. L’hydratation est essentielle. En plus de l’hydratation, il faut aussi pouvoir transpirer régulièrement pour expulser les toxines tout en vous réhydratant. Si une pratique sportive trop vigoureuse ne vous convient pas physiquement ou nerveusement, je conseille le sauna infrarouge pour une suée détoxiquante. REPOS Notre système nerveux autonome, qui régule les processus corporels se produisant automatiquement, se subdivise en deux branches : le système nerveux sympathique, et le parasympathique. L’état sympathique, activé pendant la journée, prépare le corps à l’action, il orchestre la réponse de « combat ou de fuite », tandis que l’état parasympathique nous permet de nous reposer, de dormir, de renouveler nos cellules. Le système lymphatique, outre d’autre fonctions comme la digestion, l’excitation sexuelle et le sommeil, s’active dans un état parasympathique. La plupart de mes patients sont dans un état sympathique permanent, ils n’ont pas le temps de se reposer ou de se régénérer. Il est important de valoriser et de privilégier le temps passé dans un état parasympathique, surtout si vous êtes très actif. C’est aussi une façon toute simple d’aider votre système lymphatique– un peu comme la façon dont vous gérez votre stress. Le sport est important, mais trop de sport peut stresser le système nerveux et donc le système lymphatique Si vous sur-sollicitez votre corps sans lui apporter suffisamment de repos, il n’aura pas assez de temps pour récupérer. La pratique du sport n’a pas forcément besoin d’être intensive. Si vous vivez une semaine stressante, inutile de vous rajouter du stress physique… à la place, partez faire une balade, pas pour aller quelque part en particulier, mais juste pour le simple plaisir de bouger. Vous pouvez aussi prendre un bain ou vous offrir un massage en profondeur. Si l’expression “loin des yeux, loin du cœur” s’applique à de nombreuses situations (voir : les ex, le chocolat, les impôts, le chiffon à poussière), le système lymphatique, malgré son invisibilité ne devrait pas être ignoré. Vous me prendrez peut-être pour une folle, mais en prendre soin, ça peut même être sympa (c’est mon métier) et ça comporte plein d’avantages, parmi lesquels un moment de détente dans un sauna.
Atelier Doré Is…Tori Lazar!
20-11-2017 21:00:47
Atelier Doré
Tu as un surnom ? « T » – Un prénom de quatre lettres, ça limite les choix. Ton signe astro ? Mon anniversaire tombe le dernier jour du Sagittaire et le premier jour du Capricorne, donc ça dépend un peu de mon humeur du jour. Décris-toi en trois mots. Impossible, je suis ce que je suis et rien d’autre. Ce que tu fais chez Atelier Doré en une phrase. Je m’occupe de tout ce qui est mode et shopping. Un week-end idéal selon toi… Mon mec, des amis, de bonnes choses à manger et à boire (de l’eau et du vin), du temps pour soi, le bonheur… La bonne bouffe, j’en ai parlé ? Ton cocktail préféré ? La margarita on the rocks, mais sinon, à peu près tout ce qui contient de la téquila. Un talent secret ? Je suis capable de retourner ma langue. Très utile. J’ai aussi fait de la danse de compétition. Pas très utile. Le truc le plus dingue que tu aies fait ? Bon, j’ai toujours été assez prudente (et très maladroite), mais une fois, j’ai fait une tyrolienne dans la forêt au Costa Rica. Ton style en trois mots : Ces trois mots, ce n’est pas mon truc, mais je dirais que mon style évolue… avec une touche féminine plus présente. Ta destination préférée ? Papagayo, au Costa Rica Un conseil à l’ado que tu étais ? Sois toi-même. Un truc dont tu ne peux pas te passer ? Natalie l’a très bien dit : « La famille, et les gens que je considère comme ma famille.  » Mais sinon, l’huile de noix de coco.
In Her Words: Veronica McCarthy
17-11-2017 15:31:43
Atelier Doré
Veronica nous a contactés quand on a sollicité des rédactrices d’articles autour de la beauté. Une semaine plus tard, on prenait un café avec elle, et maintenant, deux mois et quelques articles plus tard, je reconnais qu’elle m’a conquise… comme nous toutes ici. Elle est vraiment drôle, pleine d’esprit, maline, et évidemment, magnifique. Bon, allez, j’arrête et je laisse Veronica vous raconter comment elle s’est retrouvée confrontée à la norme et à sa propre image… _____________________ Veronica McCarthy, Ecrivaine A 22 ans, j’ai trouvé un cheveu blond solitaire au niveau de ma tempe gauche, et j’ai sauté de joie ! Mes cheveux revenaient à leur blondeur de l’enfance, comme quand j’avais cinq ans ! Ils reprenaient leurs droits, venant illuminer ce banal brun dont j’avais été gratifiée la puberté venue. Ce soir-là, j’ai fièrement exhibé mon unique cheveu blond à mon copain de l’époque qui a rétorqué, l’air détendu : “Euh, ça m’a l’air gris.” NON, MAIS QU’EST-CE QU’IL RACONTE ? Il n’était pas gris. Je n’avais pas les cheveux gris. Pour moi, le gris était synonyme d’ovocytes périmés, errant et prenant la poussière dans mes trompes de Fallope, incapables de se diriger car à moitié aveugles. J’étais au top en termes de fertilité et de résistance aux cuites. Je l’ai mal pris et je lui ai claqué la porte au nez : il ne méritait pas ce cheveu blond. Deux mois plus tard, mon cheveu blond faisait deux petits ! J’étais désormais l’heureuse propriétaire de trois cheveux blonds. Deux mois après, ils étaient quatre de plus ! Et… euh, attendez… Merde, il a raison. Ils sont gris. J’étais à la fois terrifiée et fascinée par ce gris. Ils avaient tous élu domicile sur ma tempe gauche en signe de solidarité. Pour l’instant, ils étaient indétectables, à moins que je ne vous les mette sous le nez en vous suppliant de me trouver une solution. Ce que j’ai fait devant pas mal d’amies, avec l’élégance qui me caractérise ! Elles m’ont répondu qu’il y avait des choses plus graves, comme une guerre nucléaire, la pauvreté, le racisme… Bref, on m’a enjoint de me calmer. Ce que j’ai fait… en partie. Mais après cinq années passées dans un job stressant avec pas mal d’heures sup’, les cheveux gris ont commencé à se reproduire en frappant gentiment à la porte de leurs follicules voisins pour leur dire à quel point la pigmentation était surfaite. Donc à 28 ans, je me suis retrouvée avec une mèche grise bien visible sur la tempe gauche. Les femmes adoraient. Elles me suppliaient de ne pas la teindre. Note : Aucune de ces femmes n’avait un seul cheveu gris, donc leur avis est à prendre avec des pincettes et un regard vaguement exaspéré. Les hommes, c’était 50/50. J’arrivais facilement à savoir si leurs fantasmes penchaient côté prof ou pom-pom girl en fonction de leurs réponses. Mon copain du moment a pris la voie du politiquement correct en me disant : « Je les adore, mais fais comme tu le sens. » Petite remarque : sa mère avait une mèche en tout point comparable, et je mentirais en vous disant que ça ne m’évoquait pas quelques pensées freudiennes. Lors de mon rendez-vous bisannuel chez le coiffeur, je lui ai spontanément demandé de la teindre. Je voulais vraiment sentir que mes trompes de Fallope étaient en forme. Comme on pouvait s’y attendre, ça n’a rien changé de ce point de vue-là et ma mèche grise a même commencé à me manquer. C’était décidé, j’irais à contre-courant en acceptant d’avoir une chevelure de neige dès 40 ans. J’ai pratiquement poussé un cri de guerre : « Au diable le patriarcat ! Je suis la seconde Jeanne d’arc ! Attendez un peu ! » Six mois plus tard, ma mèche grise de retour, alors que je faisais la queue à l’aéroport, je me suis retrouvée derrière un DILF (comme Milf, pour les hommes !), mais genre à tomber. Imaginez Chris Hemsworth. Il voyageait avec sa mère et ses deux enfants. Il les couvait tous les trois du regard… et c’est alors que j’ai vu qu’il embrassait sa mère euh… avec la langue. D’abord paralysée d’effroi, j’ai réalisé que ce n’était PAS sa mère, mais sa femme, qui avait les cheveux gris. Alors là, c’était terminé, je refusais qu’une espèce de sainte-nitouche puisse un jour me prendre pour la mère de mon futur mari. C’est bon, teignez-moi tout ça ! J’avais envie de prendre un bain de teinture au plus vite, mais la vie est passée par là, je me suis retrouvée prise par un travail passionnant, et, à part pour la petite touche de blush matinale, mon apparence a été reléguée au second plan. Ces cheveux gris me sont sortis de la tête. Et à ma connaissance, mes trompes de Fallope vont très bien. Si je vous parle de ça, c’est que c’est la première fois que je me trouvais face à la question : « Comment gère-t-on les premiers signes visibles de vieillissement ? » On s’est beaucoup insurgé contre le terme « anti-âge », initiative que je soutiens pleinement, mais l’expression « vieillir harmonieusement » me pose aussi problème. Ça veut dire qu’une femme doit faire plus jeune que son âge ou alors être « bien conservée » pour son âge sans avoir l’air de faire d’efforts dans ce sens. Vous voulez aussi que je chevauche une licorne sous les traits d’une sirène, que je sois gentille, agréable et souriante ? Parce que c’est bien l’impression que ça donne ! Vous savez comment les hommes vieillissent ? Bien. Ils vieillissent bien. Comme le vin. Ils gagnent en complexité, en profondeur avec le temps… et peut-être un peu de crème hydratante. Peut-être. Moi, j’espère qu’avec le temps, je serai tellement prise par ma vie que j’accorderai un peu moins d’importance à mon apparence. Ce qui ne m’empêchera pas, si j’en ressens le besoin et l’envie de me tartiner de sérum à la vitamine C, de pratiquer le brossage à sec ou de goûter aux joies du Botox… car pour moi, la beauté, c’est avoir le choix. En ce moment, je tente une nouvelle frange qui camoufle la plupart de mes cheveux gris. Ils restent visibles, mais seulement si on sait qu’ils sont là et qu’on les cherche. Je ne suis pas encore vraiment sûre de ce que je ferai quand ils auront colonisé l’intégralité de mon cuir chevelu… s’ils s’en prennent à mon hémisphère sud, je ne réponds plus de rien. De toute façon, mon avis sur le sujet a changé mille fois. Une chose est sûre : je n’ai pas fini de m’énerver contre les signes visibles de l’âge. Mais en chemin, je trouverai bien une copine souffrant de la même crise existentielle que moi, avec qui on pourra se lamenter de concert… avant de reléguer la problématique au second plan… jusqu’à la prochaine fois.
All is Well with Heather Lilleston
16-11-2017 15:15:41
Atelier Doré
Heather Lilleston, c’est la moitié de Yoga for Bad People, mais ne vous méprenez pas sur le nom. Heather est une très belle personne. Radieuse, gentille, inventive… elle a une approche authentique rafraîchissante de la vie et du bien-être. Dotée d’une formation en yoga, elle l’enseigne depuis 2003. De retour dans sa Californie natale après 15 années passées à NY, elle passe une grande partie de son temps à parcourir le monde pour organiser des retraites yoga… un peu un rêve pour moi. Grâce aux voyages et aux aléas de la vie, Heather réussit à garder une approche réaliste et lucide du bien-être qu’elle partage avec nous aujourd’hui. ___________________ Tous les jours… Il y a toujours un moment dans la journée où je me pose pour méditer. Ces derniers temps, j’ai tellement voyagé que j’ai besoin d’utiliser des méditations disponibles sur iTunes pour réussir à me concentrer. Mais plus j’ai un rythme effréné, plus ces 20 min me semblent essentielles. Je me passe du fil dentaire entre les dents de manière obsessive (j’adore celui de Dr Tungs). J’essaie de faire du sport tous les jours. Ma routine idéale : 20-30 minutes de course en extérieur, suivies par quelques bons vieux mouvements (petits sauts, pompes, abdos), puis je termine par une séance de yoga toute simple, en essayant de tenir chaque posture longtemps : chien tête en bas, triangle, pieds écartés, pigeon, demi-torsion, trépied, posture du héros (avec variations de mouvements de bras), roue, chandelle, posture de l’étirement, repos. J’adore cette séquence, et avec le temps, j’ai de plus en plus besoin de de ce mélange cardio/yoga. Sinon, au quotidien, j’ai besoin de vinaigre de cidre. J’en prends une dose ou deux le matin et avant d’aller me coucher, et si je suis à la maison, j’en mets dans mes vinaigrettes, ou dans l’eau de mon bain. Mon PH est beaucoup plus équilibré avec du vinaigre de cidre, ça réduit les inflammations causées par les voyages, mais ce n’est pas forcément facile à trouver quand je suis à l’étranger. C’est une priorité quand je peux. Toutes les semaines… Chaque semaine, j’essaie de trouver un moyen de transpirer tout en me détendant : en prenant un bain avec des sels, en allant au sauna ou au hammam. Ça m’apaise, et si vous me connaissez, vous savez que c’est rare/important. J’ajoute parfois un peu de vinaigre de cidre dans mon bain : c’est une très bonne détox pour la peau. Depuis quelque temps, j’essaie de réduire ma consommation de vin et de produits laitiers le soir. Je suis dans une phase détox, mais c’est une bonne idée quand on change de saison. Donc chaque semaine, j’essaie de m’astreindre à ces règles. Je prends le temps de danser dans ma chambre ou dans ma voiture : juste pour moi, sur de la musique à plein tube, et je chante à tue-tête ! Ça a l’air un peu bête, mais je me sens toujours beaucoup mieux après m’être exprimée de manière complètement désinhibée. Je me fais aussi un masque pour visage. J’en utilise plusieurs. Mes préférés : Linne Botanicals Purify Mask, le masque exfoliant de Goop en 3 minutes et le masque sublimant de Tata Harper. C’est l’idéal pour détendre les muscles de son visage, ça apaise l’esprit, et ça me rappelle l’importance de prendre soin de soi de temps en temps. Il me faut aussi quelques heures toute seule chaque semaine. Je suis très sociable, mais si je n’ai pas suffisamment de temps toute seule pour recharger les batteries, je commence à ruminer, je me sens dépassée et je deviens agitée. C’est fou l’effet bénéfique de quelques heures passées seule chez soi. Tous les mois… Tous les mois, je voyage, et si je n’ai pas réservé de vol à l’avance, je ne me sens pas bien. J’ai vraiment développé cette habitude de bouger partout, et c’est vraiment quelque chose qui me comble. Les gens disent qu’il faut que je sois plus posée, mais c’est en bougeant beaucoup que je me sens mieux. Je passe beaucoup de temps seule avec moi-même à penser, lire, écrire, observer. Ce sont les voyages qui me permettent ça. Je suis bien plus distraite quand je suis chez moi. Donc je voyage beaucoup, ce qui m’a permis de me poser sans être posée. Si je peux, je fais deux séances d’acupuncture, et un massage entre les deux. J’essaie de temps en temps de diner tôt (avant 19 h), et de ne rien avaler jusqu’à 9 h le lendemain matin. Cette espèce de jeûne intermédiaire fait des merveilles sur mon système digestif et booste mon niveau d’énergie. J’ai aussi plusieurs espèces de carnets de bord et journaux, que je remplis de listes, poèmes de ma composition, notes au hasard et pensées, budgets, projets de retraite, des choses que j’ai besoin de rédiger avec un papier et un crayon pour me clarifier l’esprit. Je ne tiens pas de journal au quotidien (même si je sais que ce serait génial), mais j’ai toujours des carnets que j’emmène avec moi un peu partout. Et du coup, ça dessine la cartographie de mon année quand je les reprends. Tous les ans… Chaque année, je fais deux détox à base de jus. Une au printemps, l’autre en automne. Cinq jours avant, j’essaie d’adopter un régime végan strict, à base d’aliments crus, et cinq jours après, un régime végan à base d’aliments cuits. C’est plus facile pour la transition . Pendant le nettoyage, je prévois un sauna ou un hammam, et un ou deux nettoyages du colon. Chaque année, au moins deux fois par ans, je procède à un grand nettoyage de ma penderie. Je suis super bien organisée, mais j’ai la manie du shopping et j’ai tendance à accumuler des objets bizarres. Je l’oublie un peu parce que je voyage beaucoup, mais souvent la clé d’un bon équilibre psychologique, c’est le minimalisme et la simplification. Il y a un attachement psychologique à ces objets, et il s’agit moins de vider mon placard que de faire un cheminement intérieur. A un moment donné, je focalise mon temps, mon énergie et mes ressources sur les autres pour en faire profiter les gens autour de moi, mais j’aimerais que ce soit un vrai choix conscient chaque année. Passer du temps avec des personnes âgées, nettoyer la plage, aider un ami à peindre son nouvel appartement, installer le berceau du bébé d’une amie… ces choses-là sont essentielles pour continuer à rester optimistes dans le monde d’aujourd’hui. Il n’y a pas de meilleure solution à notre complaisance dépressive que de se rendre utile aux autres. Un de mes meilleurs souvenirs cette année, c’est quand j’ai offert des fleurs à des inconnus dans la rue à NY. C’était tellement simple et gratifiant.
A Holiday Sweepstakes
13-11-2017 18:00:45
Atelier Doré
C’est la saison de tout ce qui brille, tout ce qui est joyeux, brillant, neuf, éclatant ! La saison des fêtes est là (les festivités sont lancées aux Etats-Unis !) Et si vous êtes comme moi, toutes ces fêtes et cette bonne humeur s’accompagnent d’une petite dose de stress ! Le stress des déplacements, de trouver le cadeau idéal pour ceux qu’on aime… sans parler de ce qu’on portera à cette occasion. Donc dans la perspective de tout ça, on a voulu vous offrir à vous, chères lectrices et chers lecteurs, un petit quelque chose pour vous mettre dans l’esprit des fêtes. On vous a concocté un package cadeau pour vous faire plaisir, en collaboration avec nos toujours très chics amis de chez The Line, VIOLET GREY et Edie Parker. Pendant que vous tentez vainement de trouver le cadeau parfait pour les gens de votre liste, prenez quelques instants pour souffler et inscrivez-vous pour remporter ce lot festif qui vous permettra de mieux aborder la nouvelle année… avec juste ce qu’il faut de mode, de beauté et d’art. Voyez ça comme un petit cadeau pour les fêtes. Et pour vous remercier de faire partie de notre communauté ! En vous souhaitant une belle saison festive ! Cliquez ici pour tenter de gagner ce joli package ! – Set de vases de Tenfold x Skultana et crédit en magasin chez The Line – Crédit à valoir en boutique VIOLET GREY – Pochette exclusive Edie Parker x Violet Grey Jean Handle en noir/blanc – Tirage encadré en édition limitée de Garance Doré
Dear Editor
7-11-2017 15:00:40
Atelier Doré
Dans les prochains mois, j’ai envie d’écrire des lettres aux choses et aux gens qui m’entourent. Certaines seront drôles et douces. D’autres comme celle que vous allez lire ci-dessous, touchent des émotions plus profondes que l’intimité d’une lettre m’aide à explorer. Où commence et où s’arrête le harcèlement au travail ? Peut-on quantifier la souffrance ? Comment différencier un simple imbécile d’un vrai bully ? Que peut-on accepter, que doit-on refuser ? Voici une histoire telle que je l’ai vécue, je vous en laisse les juges. ______ Cher Rédacteur en Chef, Je ne vous écris pas pour vous présenter mon travail, parce que cela fait bien longtemps que je ne rêve plus de travailler pour votre magazine. Je vous écris pour vous rappeler un épisode dont vous ne vous souvenez probablement pas, mais que moi je n’oublierai jamais. C’était à un défilé de mode, à New York. J’étais assise, toute seule, à la place qui m’avait été assignée, sage et intimidée, comme toujours. Ce n’était pas la première fois que j’étais assise à un premier rang de défilé, et si j’en étais un peu fière, je n’arrivais toujours pas à m’expliquer l’importance démesurée qui était donnée à ce placement. J’avais aussi du mal avec l’attention qui m’était accordée. On me regardait, on me photographiait. Je me disais que j’avais de la chance. Mais je n’avais jamais voulu admettre que ça me fragilisait. Je voulais être forte. Je croyais en ce que je faisais. Je savais qu’Internet était l’avenir. Que mon placement, ici, au premier rang, s’il était parfois lourd à porter, n’était pas si incongru. Je ne me sentais jamais assez mince, ou assez parfaitement habillée. Ou assez « importante » – je savais pertinemment que je dérangeais. Je n’avais pas, comme beaucoup d’éditeurs présents dans la salle, gravi les échelons petit à petit, d’assistante à éditrice. Je n’avais pas d’équipe avec moi pour me protéger. Je venais de nulle part. Je prenais des photos tout le temps, et c’était dérangeant au premier rang d’un défilé, où l’on est juste censé s’asseoir, prendre sa pose la plus chic et regarder les silhouettes passer. Je savais bien que les premiers rangs des défilés étaient un monde fabriqué qui n’avait aucune importance au-delà de ses propres frontières. Parfois, je me rassurais comme ça. Mais la plupart du temps, j’attendais juste que les lumières s’éteignent et que le show commence. Là, enfin, je comprenais ce que je faisais là. Mais ce jour-là, le show ne commençait pas. C’était long, beaucoup trop long. J’étais assise, j’attendais. Vous êtes arrivé, grand, mince, impeccablement habillé, avec des airs de roi. Derrière vous, votre cour. Ensemble, vous arboriez un air d’auto-satisfaction, de suffisance, de faux détachement. Puis vous avez soudain eu l’air confus en trouvant votre siège. Furieux. Vous êtes devenu rouge, vous avez marqué une pause, puis vous avez tourné les talons. Pour revenir, quelques secondes plus tard, escorté d’une publiciste tellement apeurée qu’elle enfonçait son visage dans sa chemise noire (l’accoutrement de choix des publicistes – ne surtout pas faire d’ombre aux éditeurs). Vous lui avez dit quelques mots que je ne pouvais pas entendre, mais que j’ai très vite compris. Cher éditeur, il me suffit de vous écrire ces mots pour sentir mon coeur battre de honte. Vous aviez décidé qu’il n’était pas digne de votre rang d’être placé à côté de moi. La publiciste s’est avancée vers moi, me demandant de confirmer mon siège. J’ai confirmé. J’étais bien censée être assise là, juste à vos côtés. Votre équipe avait été placée au deuxième rang, comme cela se fait. Tout le monde était assis à présent, sauf vous, et votre publiciste, cher éditeur. Tout le monde nous regardait. Vous avez menacé de quitter le show si une solution n’était pas trouvée. Tout cela, sans jamais me regarder. J’étais recroquevillée sur mon siège, mortifiée. Fragilisée, aux yeux de tous ces gens dont le regard arrivait à me faire me sentir moindre, minuscule, inadéquate. J’avais l’habitude de ce genre de traitement, cher rédacteur en chef. Je savais que c’était le prix à payer quand on est les premiers. Les premiers blogueurs au premier rang, les premiers à croire que le luxe a sa place sur Internet, les premiers à remettre en cause un monde aux règles si parfaitement huilées. On m’avait déjà claqué la porte au nez, on m’avait invitée, puis désinvitée. On avait fait semblant de ne pas me connaitre, pour décider du jour au lendemain que ce que je faisais était important et me fondre dessus comme un aigle sur sa proie. C’était comme ça. Ça n’allait pas m’empêcher d’avancer. Par contraste, les gens curieux, ouverts, étaient mes héros. Ceux qui m’ont accueillie, donné des conseils, aidée bien avant même que je devienne, eeeeuh… Inévitable. Il faut que je vous le dise, mon cher éditeur, ces gens-là ont aujourd’hui bien plus de succès que vous et que votre petite armée. Ils se sont bien adaptés. Ils ont évolué avec leur temps. Certains sont des amis proches. D’autres ne savent même pas à quel point un simple sourire a pu éclairer ma voie. Un sourire. C’est aussi simple que ça. J’avais toujours non seulement ignoré, mais aussi pardonné l’ignorance et la méchanceté. Je comprenais. Je comprenais que ce monde était construit sur tellement d’insécurités et de règles inébranlables qu’il ne fallait pas en vouloir – il fallait juste avoir un peu de compassion, savoir reconnaître à quel point tout cela reflétait mes propres insécurités. Continuer, ouvrir les bras, avoir la mémoire courte. Mais ce jour-là, je ne l’oublierai jamais. La tension montait, et à présent, il n’y avait plus un bruit, tous les yeux étaient sur nous. Vous attendiez, les bras croisés, révolté. Vous avez menacé, à haute voix, de quitter le défilé. C’était ridicule. C’était l’arène. C’était cruel. J’avais envie de disparaitre. C’est ce que j’ai fait. Du deuxième rang, un bras m’a attrapée et m’a proposé un siège, que j’ai pris. Monsieur l’éditeur, vous avez levé le nez, pris bien garde à ne surtout pas me regarder. Vous vous êtes posé sur votre banc en plastique, juste devant moi. Votre monde était enfin revenu à la normale. Vous n’aviez pas eu à vous asseoir aux côtés de quelqu’un qui n’était pas de votre rang. J’ai passé le défilé à regarder votre nuque, tellement blessée par tant d’inélégance que je ne pensais même pas à vous, mais au sens de ma vie. J’ai probablement quitté le défilé pour aller engloutir un scone au Chelsea Market, juste à côté. Ce jour-là, l’un de mes rêves a été brisé. Celui du style traduisant l’élégance. Car stylé vous êtes, cher éditeur en chef. Mais élégant, certainement pas. Et un roi, encore moins. Un imbécile borné et méchant, ça, c’est absolument sûr. Cher éditeur, je ne me vengerai jamais. Ma mère me l’a toujours dit, la vie se charge de tout, continue à aimer, à être heureuse et à ouvrir les bras. Je me demande aujourd’hui pourquoi c’est la première fois que je parle de ce moment aussi minuscule que douloureux. Peut-être parce que je n’ai plus à m’y coller, aux premiers rangs des défilés. Peut-être parce qu’à l’époque, je ne m’aimais pas assez pour réagir avec plus de confiance, de fierté. Peut-être un peu par honte, peut-être par peur, cette honte et cette peur que l’on ressent quand on est enfant et que l’on se fait emmerder dans la cour de récré. C’est pour ça qu’aujourd’hui je décide de vous écrire, parce que j’ai grandi, parce que j’ai décidé de ne plus me recroqueviller. Au cours de mes années de défilés, vous avez continué, inlassablement, de m’ignorer. De tourner les talons quand bien malencontreusement quelqu’un essayait de nous présenter. De prétendre de n’absolument pas me connaître quand, bien forcé par une personne plus importante que vous, vous avez dû capituler et serrer ma main. Parfois de manière tellement cocasse que personne n’arrivait à comprendre ce qui venait juste de se passer. J’ai continué à ignorer votre comportement. J’ai même commencé à en rire. J’ai commencé, moi aussi, à tourner les talons à la simple vue de votre silhouette dans l’assemblée. ——— Il y a quelques mois, j’étais à l’aéroport quand j’ai aperçu cette silhouette, au loin. Vous aviez vieilli. Vous étiez seul et, sans vos costumes parfaitement taillés, vous ressembliez à absolument tout le monde, juste un peu plus perdu. Le monde avait changé autour de vous. Votre magazine, de plus en plus fin, souffrait probablement énormément, car c’est ce que tous les magazines endurent en ce moment. Vos privilèges et vos cadeaux et vos voyages de presse et l’obséquiosité dont vous aimiez tant vous entourer avaient probablement été bien amochés par cette nouvelle économie que vous aviez refusé de voir grandir. Vous aviez probablement dû, à votre tour, être assis aux côtés de cette nouvelle génération de gens d’internet pour qui aujourd’hui, c’est acquis. Qui n’ont, contrairement à moi, ni à s’excuser, ni à se faire accepter, ni à faire leurs preuves. Et à qui je souhaite bien des succès. ——— Moi qui suis toujours la première à saluer les gens que je reconnais, je vous ai vu arriver. J’ai tout fait pour faire taire mon élan naturel qui m’aurait poussé à vous sourire poliment, malgré tout ce que je pense de vous. Je vous ai vu vous diriger vers moi pour, pour la première fois de votre vie, poser les yeux sur moi, et me saluer. Je vous ai regardé droit dans les yeux, et j’ai tracé ma route. Peut-être que ce n’est rien pour vous, mais je soupçonne qu’après vous être donné tant de mal à avoir si consciemment projeté vos sentiments d’infériorité sur moi (et sur tant d’autres, comme je l’ai découvert plus tard) cet insignifiant détail a probablement été pour vous une cinglante claque à l’ego. J’ai filé prendre mon avion. Le monde est bien trop grand pour donner plus d’énergie que cela à un bully.
Warm Whites
5-11-2017 15:24:59
Atelier Doré
“Je porte beaucoup de noir, mais quand il fait un peu plus chaud (surtout à New York), j’aime bien les tons crème et blanc. Cette blouse vient de chez The Row. C’est vraiment une de mes marques préférées parce que c’est un style élégant, classique, simple, mais avec des tissus luxueux et des vêtements super bien coupés. J’adore porter des bijoux dorés sur des vêtements de couleur neutre, je trouve que ça donne de la texture et du relief à une tenue. Là, je portais notre nouveau collier AZLEE à base de pièces anciennes, avec un pantalon fleuri fluide. Se sentir détendu et confortable dans une tenue, c’est important. Du coup, tout semble naturel, et ça compte beaucoup pour moi. Je n’aime pas avoir l’air trop apprêtée. J’aime bien les looks assez sobres avec juste une pièce qui attire le regard, quelque chose qui soit assez fidèle à ce que je suis, c’est dans cet esprit que je porte mes bijoux. A part les bijoux, j’aime que mes tenues restent minimalistes, élégantes et modernes. Un must-have pour moi : les bijoux dorés. J’adore ceux qui sont faits de pièces anciennes et d’émeraudes… c’est assez royal ! J’aime aussi les Levi’s (baggy, plus confortables !) vintage ; les lunettes de soleil. Céline, pour leur côté imposant, classe, et qui dure. Des mules, mes préférées viennent de chez Robert Clergerie qui crée des chaussures intemporelles mais très confortables ; j’aime les t-shirts blancs, j’en ai plein de coupes différentes. J’aime aussi les ceintures portées sur un jean taille haute, mais j’ai du mal à trouver un modèle qui me plaît !” – Baylee Zwart pour AD Bijoux, AZLEE ; Blouse: The Row ; Pantalon, Aritzia ; Chaussures, Prada ____________ Baylee est la créatrice de bijoux de la marque AZLEE. Elle vit à LA. Elle pratique le surf et de manière générale, elle est très cool. On l’avait rencontrée à Paris il y a quelques années et on a été très contentes de la retrouver.
The Rosé Project x The Polo Bar
2-11-2017 17:00:35
Atelier Doré
Pour me faire plaisir, rien de plus facile, il suffit de me préparer un délicieux cocktail. Il y a quelques semaines, avec Tori, on est allées au Dîner de Vendanges du Polo Bar. C’était un événement à l’initiative du Rosé Project, qui est aussi enthousiasmant qu’il en a l’air et a été créé par une femme incroyable, Kristin. Ça a été une soirée festive pour célébrer la venue de l’automne mais surtout le rosé américain. Et qu’est-ce qu’on a pu en boire ! Y compris sous la forme de délicieux cocktails à base de rosé, une collaboration entre le Rosé Project et le Polo Bar… une recette qu’ils ont bien voulu partager avec nous ! Et si vous avez peur que ce soit trop estival (moi, j’en bois avec plaisir toute l’année !) rassurez-vous, ça se marie avec une large palette de plats et de saveurs qui n’ont rien à voir avec l’été. En plus, ce cocktail offre des notes épicées apportées par la tequila vieillie. Santé ! Cocktail Rosé Project x The Polo Bar 45 ml de rosé bien sec (type côtes de Provence) 30 ml de tequila Casamigos Reposado 20 ml de liqueur de rose noire 5 ml de sirop de miel 5 ml de jus de citron vert 1 blanc d’oeuf Mixez tous les ingrédients dans un shaker sans ajouter de glace, et mélangez pendant 45-60 secondes pour que le blanc d’œuf soit bien émulsionné. Ajoutez ensuite la glace, mélangez à nouveau 30 secondes pour que la boisson soit bien glacée. Servez dans une coupe bien froide. Photo sur Lexie Moreland
Skin Struggles
1-11-2017 14:02:29
Atelier Doré
La relation la plus longue que j’ai vécue, c’est celle que j’ai avec un kyste qui se trouve près de mon oreille droite. Ça va bientôt faire sept ans… Je l’aurais demandé en mariage s’il avait eu une meilleure couverture santé et n’était pas aussi tyrannique. Mais toutes les deux semaines, il décide de gonfler (contrarié par je ne sais quoi, peut-être ce gros doughnut que j’ai avalé) et de me lancer furieusement. Je prends le parti de l’ignorer, lui accorder de l’attention ne contribuerait qu’à faire enfler son ego. Je porte les cheveux détachés pour le camoufler. J’essaie de l’étouffer à coup de lotions et potions. Je me demande si mon fond de teint ne lui sert pas d’engrais… Et pour finir, après trois verres de Merlot pour me donner du courage, je décide de l’attaquer armée d’une épingle à nourrice stérilisée. Là, il rend les armes, tout en venant alimenter la cicatrice qui me rappellera sa prochaine visite. L’acné kystique, également appelé acné inflammatoire est la plus sévère des formes d’acné. Il survient quand les canaux séborrhéiques se bouchent et viennent à se fissurer. Visuellement, ça donne des grosseurs* rouges et dures, douloureuses au toucher, qui peuvent mettre des semaines à se résorber, et laissent souvent des cicatrices sur la peau. Oui, un drone est capable de vous livrer un chaton sur le pas de votre porte en deux heures, mais un kyste met encore des semaines à guérir (la preuve selon moi que Dieu n’existe pas). L’acné kystique, c’est douloureux et démoralisant. Il est aussi persistant que nos grands-parents sont racistes. Si vous aussi vous avez le même problème et que vous me croisez dans la rue, n’hésitez pas à m’arrêter, je me ferai un plaisir d’en discourir avec vous, en long, en large et en travers. Non, mais vraiment. J’en ai fait le tour. Je me bats avec l’acné kystique depuis mes 14 ans, et maintenant, je me bats simultanément contre l’acné et les rides (encore une preuve que Dieu n’existe pas)… mais voici quelques conseils après une vie passé au front : 1. LES TRAITEMENTS LOURDS : Si c’est un cas extrême, allez consulter un dermato (et non une esthéticienne). Seuls les dermatos peuvent vous donner des solutions comme des piqûres de stéroïdes ou vous prescrire des traitements et crèmes de cheval. Et si quelqu’un ose vous dire qu’il suffit de manger plus équilibré et de vous laver le visage plus souvent, s’il vous plaît, ignorez-les et enfermez-vous quelque part pour aller pleurer. C’est cathartique. Croyez-moi, je suis passée par là. 2. PETITS AMENAGEMENTS : Vous n’avez pas envie de renoncer au fromage, moi non plus. Je vous demande juste de faire une pause sans produits laitiers (ou soja) pendant deux semaines pour voir s’il y a un lien. Surtout si vos kystes se concentrent sur le menton, à savoir qu’ils sont hormonaux. Les produits laitiers stimulent la production d’œstrogènes. Et le trop plein d’œstrogènes peut entraîner des kystes sur le menton (les femmes enceintes peuvent en attester). Mes chers kystes préfèrent coloniser tout mon visage comme l’Empire britannique, donc je continue à manger du fromage, sauf si je suis dans ma période prémenstruelle, auquel cas je me retiens car j’ai suffisamment d’œstrogènes dans les veines pour faire fonctionner un moulin à vent. 3. LA MAGICIENNE : La célèbre spécialiste de la peau Renée Rouleau m’a appris que j’avais une peau grasse et sensible et que je ne devrais jamais utiliser de gommage abrasif sauf si j’ai envie de ressembler à Steve Bannon, mais elle m’a aussi recommandé de ne jamais utiliser les crèmes anti-acné qui prétendent assécher les boutons sur mes kystes. Ces crèmes-là ne sont destinées qu’aux boutons blancs et aux points noirs, une fois qu’ils ont été percés, afin de venir à bout de toute impureté résiduelle. Les kystes sont bien plus profondément enfouis sous la peau et les traitements anti-boutons d’acné n’assèchent que les parties supérieures de l’épiderme, ce qui ne fait qu’endommager la peau davantage et emprisonner les kystes dans les pores. Le traitement anti-kyste de Renée est la seule crème à application locale en vente libre à laquelle je fasse confiance, parce que Renée comprend qu’on n’a pas envie de traiter le problème en surface, mais de l’attaquer à la racine. 4.REMEDES DE GRAND-MERE : Quand je suis un peu fauchée, je me contente d’enduire mes kystes de vaseline ou d’Aquaphor avant d’aller me coucher. Ces crèmes étouffent le kyste tout en hydratant la peau. Elles fonctionnent pour tous les types d’acné et permettent en plus d’hydrater les ridules. Parfois je dors enduite d’une épaisse couche d’Aquaphor – pour le plus grand dégoût de mon copain – (dans ce cas, n’oubliez pas de penser à changer votre taie d’oreiller tous les soirs !). 5. SON ET LUMIERE : Quand toutes les crèmes, tous les outils, cachets, prières auxquels j’ai eu recours pour éradiquer mes kystes ont échoué, une seule méthode a eu raison d’eux : des traitements Skin Laundry tous les 15 jours. On vous administre un soin facial de 15 minutes à base de laser YAG et d’un système de lumières pulsées. Le laser YAG atteint les couches inférieures de l’épiderme pour nettoyer en profondeur les pores bouchés tandis que la lumière pulsée tue les bactéries sensibles à la lumière en surface. Le masque Neutrogena’s Light Therapy est une solution un peu semblable et plus accessible. Je continue à me payer des traitements professionnels parce qu’ils contribuent à réduire les cicatrices qui enlaidissent mon front et mes tempes depuis mon l’adolescence. Si j’étais une bonne fée, je ne laisserais personne souffrir d’acné ni des traces physiques et psychologiques indélébiles qu’il laisse derrière lui. Malheureusement, je ne suis qu’une simple mortelle qui continue à percer ses kystes alors qu’elle sait très bien qu’elle ne devrait pas. Mais le gros avantage des mortels, c’est qu’on a de l’empathie, et vous avez toute la mienne, et plus encore. ___ *Et qu’est-ce qu’il y a dans ces grosseurs ? Un mélange de sang et de pus. Je sais, c’est ignoble.
Things We Learned From Each Other
27-10-2017 15:15:01
Atelier Doré
Cynthia Rowley est quelqu’un de très cool. Et en tout logique, sa fille Kit Keenan est aussi très cool. Elles sont toutes les deux intelligentes, élégantes et doués sur une planche de surf, ce qui me les rends forcément tout de suite admirables. Encore plus cool que le reste, c’est leur dynamique mère-fille, ancrée dans une amitié pleine d’inspiration et d’aventures… Aujourd’hui, elles partagent avec nous quelques petites choses qu’elles ont apprises l’une de l’autre. Cynthia Rowley J’adore le prénom Kit (qui serait un peu mon message codé pour “keep it together”, rester cohérent). A mesure qu’elle grandissait, je me suis dit que ce nom pouvait aussi évoquer le “keep in touch” (Rester en contact)… J’ai toujours espéré qu’on serait amies pour la vie, je me disais que je lui transmettrais ce que j’avais appris avec l’expérience. Mais j’avais tort. On est meilleures amies, mais c’est plutôt moi qui apprends d’elle ! Toute petite, Kit a dû s’habituer à grandir entre deux maisons, et c’est elle qui est devenue une diplomate accomplie, ce que je ne suis pas du tout. C’est elle qui m’a appris à éviter les conflits, à prendre du recul, à trouver des solutions. C’est vraiment une technique toute simple que j’ai utilisée un nombre incalculable de fois, dans tout type de situation. En général, je me demande : « Que ferait Kit à ma place ? » Vous aurez peut-être l’impression que ma fille est réservée, mais en fait, non, elle est toujours prête à tout, ce que j’adore. “Et si on allait faire de la voiture de course, ce soir ?” “On pourrait aller faire de la plongée dans l’Arctique, non ?” Bien sûr ! J’aurais dû me douter que ce serait une aventurière dès qu’elle a prononcé son premier mot. Je ne l’oublierai jamais. C’était un matin, j’étais à la bourre, j’avais Kit dans les bras. J’ai levé la main en l’air et j’ai entendu une petit voix crier : “Taxi !!” Kit Keenan Le plus dur, quand j’ai décidé de quitter NY pour LA, ça a été de quitter ma mère. Toute mon enfance, elle m’a répété qu’en me voyant, elle s’était tout de suite dit : “J’ai une amie pour la vie.” Et ça ne pourrait pas être plus vrai. Elle m’a appris plein de choses, mais le plus important, ce sont des petites trucs que je remarque chez elle et qu’elle m’a naturellement transmis. Notamment une passion pour l’imprévu et l’aventure. Ma mère et moi on aime bien se lancer des défis pour sortir de notre zone de confort. Comme quand ma mère m’a convaincue de faire un trek dans l’Himalaya ou que je lui ai montré comment prendre une vague en surf à Kauai. On a toutes les deux un esprit de compétition très développé, donc parfois ça nous met dans des positions pas possibles : en Islande, aucune de nous deux n’avait vraiment envie de faire de la plongée dans les eaux gelées, mais aucune de nous ne voulait se défiler non plus. Ma mère m’a aussi appris à ne pas me laisser déstabiliser par un « non ». Ce n’est pas toujours évident, mais que ce soit un « non » qui vienne d’un tiers ou de moi-même, je sais que c’est la leçon qui a permis à ma mère d’accomplir autant de choses sur le plan personnel et professionnel. Alors j’y pense souvent quand je suis démotivée ou découragée.
McBride Sisters
24-10-2017 21:00:11
Atelier Doré
Le mois dernier, on a pendu la crémaillère dans notre nouvel Atelier, et pour accompagner le repas cuisiné avec talent par Alison Roman, il nous fallait quelques bons crus. Etant la spécialiste en vin ici, (un rôle que je prends très au sérieux), je me suis donné pour mission de trouver un producteur qui serait parfait porter des toasts mais aussi pour accompagner les plats… et je voulais que ce soit une maison spéciale, compte tenu de l’occasion. Grâce aux conseils de mes amis foodies, j’ai fait la connaissance des McBride Sisters, qui produisent de délicieux vins mais ont aussi une histoire assez spéciale. Les sœurs McBride, Andréa et Robin, ont grandi séparément, l’une en Californie, l’autre en Nouvelle-Zélande, et n’ont appris leur existence réciproque qu’en 1999. Le truc encore plus fou c’est que chacune d’elle, de son côté, avait développé une passion pour le vin… et après avoir fait connaissance, elles ont su qu’il fallait qu’elles créent une maison inspirée par la rencontre de leurs deux univers… ce qu’elles font à travers leur collection, un mélange d’élégance à l’ancienne et de finesse contemporaine. Parmi leur sélection actuelle, un Sauvignon blanc et un brut rosé (qui ont fait un tabac pendant le dîner !) de Nouvelle-Zélande, un Chardonnay et un rouge (mon préféré) de Californie. Moi, je pense qu’il faut toujours boire des vins qu’on aime… mais quand ils racontent une belle histoire, c’est encore plus fabuleux (et ça donne le droit de boire un verre de plus, non ?). Un grand merci aux McBride Sisters pour leur contribution à cette occasion spéciale ! Pour découvrir leur histoire et shopper leur sélection, c’est par ici.
Obsessed
24-10-2017 15:15:09
Atelier Doré
A notre époque, on est tous toujours « obsédés » par quelque chose…. C’est une expression que j’entends souvent, et je mentirais en disant que je ne l’utilise pas moi aussi fréquemment. C’est une manière assez simple de dire qu’on adore quelque chose… un morceau, une personne, la nouvelle tenue d’une amie. C’est clair et simple, ça parle… mais un peu trop galvaudée, l’expression perd de son intérêt. Qu’est-ce que ça veut vraiment dire, être obsédé par quelque chose ? Mais vraiment obsédé : genre une obsession qui empêche de penser à autre chose, de dormir, qui donne des papillons dans le ventre… C’est ce qu’on a voulu explorer en s’associant à Calvin Klein pour marquer le lancement du nouveau parfum de la marque, OBSESSED Calvin Klein. Le parfum est assez puissant, il est de fait très obsédant. Une odeur familière a cette faculté de pouvoir nous ramener presque immédiatement à une autre époque, un autre lieu, un moment, une personne. OBSESSED Calvin Klein prolonge cette expérience à travers un équilibre fait de notes féminines et masculines. Dans le parfum pour femme, la base de lavande blanche est doucement contrebalancée par des notes musquées plus viriles. Dans le parfum pour homme, la vanille noire joue avec des notes plus boisées de cèdre, de patchouli et de cuir. On a eu envie d’inviter quelques personnalités créatives hautes en couleur au studio pour évoquer avec elles les lois de l’attraction… et de l’obsession.
Atelier Doré Is…Natalie Holme!
23-10-2017 21:00:07
Atelier Doré
Nous revoici avec une nouvelle semaine de posts Meet the Team pour vous présenter les membres de notre équipe. Cette fois-ci, on vous présente Natalie, qui est d’ailleurs en train d’écrire ce post à la troisième personne… Salut ! Natalie Holme, Managing Editor Tu as surnom ? C’est souvent Nat. J’ai une amie qui m’appelle Bratalie quand elle me trouve soulante. J’adore les petits noms. Ton signe astro ? Capricorne, ascendant Vierge, mais je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Tu viens d’où ? Je suis née et j’ai grandi à Toronto, puis j’ai passé mes années lycée dans la banlieue de LA. Décris-toi en trois mots. Attentionnée, indécise, introvertie tendance extravertie. Décris ton rôle chez Atelier Doré en une phrase. Je fais en sorte qu’on ait tout ce dont on a besoin pour chaque post, et que tous les posts soient intéressants. Un week-end idéal pour toi. Boire quelques verres, dormir, faire l’amour, aller au cinéma, bouquiner, essayer de m’améliorer en cuisine, prendre l’air, jouer au billard, caresser les chiens dans la rue… et tout ça, avec des amis. Ton cocktail préféré ? Le vodka martini. Un talent secret ? Non, et je garde très mal les secrets. Le truc le plus fou que tu aies fait ? A part un saut en parachute… à 20 ans, j’ai loué une voiture et j’ai conduit toute la nuit pour aller dans l‘Ohio passer la journée avec un mec que je n’avais vu qu’une fois. On est restés ensemble pendant 3 ans. Ton style en trois mots : Mignon, décontracté, confus (parfois). Ton endroit préféré ? J’ai des souvenirs absolument fabuleux de vacances passées dans l’Ontario quand j’étais petite. Un conseil que tu aurais pu donner à l’ado que tu étais ? Evite les tatouages. Une chose sans laquelle tu ne peux pas vivre ? Ma famille et mes amis proches
LA Cocktails & Conversations
19-10-2017 20:45:18
Atelier Doré
Avec Garance, on a organisé un petit-déjeuner-café à NY en septembre, et la semaine dernière, Garance rencontrait Heidi Merrick à Los Angeles. Pour ces événements, notre envie, c’est de vous présenter les gens qui nous inspirent particulièrement, avec qui vous avez souvent déjà fait connaissance via le site, pour vous permettre de les découvrir en vrai. Heidi est l’une de ces personnes, qui est rapidement devenue une amie de Garance, et on est toutes inspirées par son authenticité, son appétit de vivre, et soyons franches… son rire incroyablement communicatif ! Après quelques verres partagés grâce à Women & Whiskies, G et Heidi sont passées aux choses sérieuses : elles ont évoqué le surf comme force supérieure, les qualités nécessaires pour diriger une entreprise, et on en a aussi profité pour fêter le permis de conduire de Garance ! (promis, elle était complètement sobre quand elle l’a eu !) En plus de nos lectrices et lecteurs adorés, il y avait quelques amies comme Aninna, Anna et Haley venues en renfort. On adore réunir tout le monde comme ça… c’était un de nos rêves depuis longtemps, que vous puissiez vous rencontrer ailleurs que dans la section commentaires du site. On va continuer à organiser ce type d’événements dans les semaines et mois à venir. Il y en aura d’ailleurs un ce soir, à NY, avec Laura Ferrara, et un autre la semaine prochaine à Chicago ! Si vous voulez être tenus au courant des événements à venir près de chez vous, rejoignez notre groupe FB. Et si vous ne pouvez pas être là parce que vous habitez trop loin ou que vous êtes déjà pris, les rencontres sont aussi diffusées sur FB ! A très vite… Atelier Doré Facebook Community
An Atelier Doré Community
12-09-2017 21:00:49
Atelier Doré
L’une des choses que j’ai le plus appréciées, depuis 6 ans (!) que je travaille ici, c’est de faire votre connaissance via les événements qu’on organise régulièrement. J’ai tellement de super souvenirs du pop-up pour la ligne d’écriture de Garance, du Cointreau café et des rencontres que j’ai pu faire grâce à la tournée de dédicaces pour le livre. Quand on s’est mué en Atelier Doré au printemps dernier, on a vraiment eu à cœur de vous donner la possibilité de former une vraie communauté chaleureuse – virtuelle mais aussi réelle – qui puisse réunir toutes ces femmes (et ces hommes !) merveilleux qui viennent sur le site, laissent des commentaires et assistent à nos événements. Bien sûr, il y a nos retraites, mais on va aussi lancer une série d’événements aux quatre coins de la planète. Le premier aura lieu dans notre nouveau studio la semaine prochaine à NY, et promis, il y en aura très vite dans plusieurs autres villes. Dans l’idée de créer un endroit où vous puissiez vous informer sur ces événements mais aussi communiquer entre vous, on a créé un groupe FB public qui servira un peu de forum affilié à notre page FB. Si vous rejoignez le groupe et likez notre page, vous serez parmi les premiers à recevoir toutes les informations sur nos événements, les nouveaux produits (oui, on travaille sur un nouveau calendrier), et des manifestations spéciales autour de nos marques préférées. C’est un endroit pour que vous discutiez entre vous – ne serait-ce que pour organiser un covoiturage pour venir ensemble à l’un de nos événements à LA – et avec notre équipe. On adore avoir vos avis (constructifs) sur le site, nos événements, notre service clients… ce que vous voulez ! Ce sera un peu un forum qui servira à tout ça. Pour voir et vous inscrire au groupe, c’est ici.
Go to the Spa
12-09-2017 15:00:06
Atelier Doré
Hier, pendant que tout le monde était aux défilés, moi, je suis allée au spa coréen avec ma copine Heidi. Autrement dit, le contraire d’un fashion show. Pas de téléphones, pas de vêtements, pas d’ego. Je ne vais pas vous cacher ma légère appréhension. Autant c’est facile pour moi de me passer de téléphone, autant mon intimité et mon ego, je n’ai pas l’habitude. En plus, on m’avait prévenue. Les spas coréens, c’est pas le Sources de Caudalie, hein. Et moi, j’aime bien les sources de Caudalie. J’en rêve la nuit même. Non, là, le spa coréen à LA, c’est minimal, en sous-sol, pas décoré, petit. Réservé aux femmes. Nudité complète. Et, selon quelques commentaires sur Yelp, moyennement propre. Mais Heidi connaissait bien, et le spa en question avait été recommandé par plusieurs copines. On s’est retrouvées là-bas, trop contentes, on nous a mis un bracelet en plastique autour de notre poignet, donné un peignoir et trois petites serviettes et hop, on était arrivées à destination. Franchement, c’était propre, et ça sentait bon. Ça m’a pris une demi seconde de m’acclimater à la nudité ambiante. Ça faisait des lustres. Moi je connais le hammam où j’étais allée une ou deux fois, je connais le corps de ma mère et j’avais vu quelques fois celui de ma grand-mère, à la peau si blanche et si belle. J’avais eu quelques expériences sur des plages nudistes dans le Sud de la Corse. Mais pas grand chose depuis mon arrivée aux USA, où même les toutes petites filles portent des hauts de maillot à la plage (je ne comprendrai jamais) – et pas grand chose depuis l’arrivée des médias sociaux, qui, je m’en rends vraiment compte, ont complètement changé notre rapport au corps féminin, étrangement plus violemment qu’aucun magazine ne l’avait jamais fait. Là, vingt à trente femmes se baladaient toutes nues. Certaines se lavaient patiemment, suivant un rituel à la coréenne qui m’était inconnu. D’autres passaient de sauna en sauna ou s’allongeaient dans les salles minérales. Des jeunes, des vieilles. De très grosses, de très minces. Des corps distendus, des corps fermes. Des corps timides et des corps complètement libres, joyeux. Premier arrêt : prendre une douche. À notre tour de nous mettre à poil, complètement. Ma chance, c’est que je suis d’une empathie complète. Et que je venais juste de faire une épilation nickel, ahah. Heidi étant parfaitement à l’aise à poil, je me suis sentie super cool en environ une minute. Au bout d’un quart d’heure, je n’avais même plus besoin de ma serviette pour me balader. On est passées de bain en bain, de sauna en sauna, refaisant le monde, se taisant parfois – et en même temps que mon corps, je sentais mon esprit qui se détendait, qui respirait. Il y avait le bonheur d’être nue sans être soumise à un regard, incroyable et tellement rare. Il y avait le bonheur d’être avec une amie. Il y avait le bonheur de sentir mes muscles se détendre, la douce transpiration, l’odeur humide de l’eucalyptus dans le sauna. Il y avait toutes ces femmes entre elles, ne se parlant pas forcément, mais laissant leurs corps raconter leur histoire. Mais qu’est-ce que ça fait du bien à l’esprit. Et là soudain, on a entendu nos numéros. Anonymat total, encore mieux, non ? C’était l’heure de nos soins. Nous sommes arrivées dans une petite salle commune où des femmes (nues, bien sur!) se faisaient masser. Une femme en soutien-gorge et culotte m’a ordonnée de m’allonger sur une table de massage et a commencé à me frotter fermement avec ce qui m’a semblé être une éponge pour laver la vaisselle. Ahhh ! Au début, j’ai flippé, puis je me suis laissée aller. Ça faisait des années que je n’avais pas eu un vrai gommage. Et j’ai commencé à adorer. Je suis doucement entrée dans un océan de bien-être. Les bruits d’eau alentour, les éclats de voix portaient mon état-quasi méditatif. Sophie, ma masseuse, manipulait mon corps avec fermeté et douceur, comme on le fait avec un bébé. Très vite, j’ai eu l’impression qu’elle me nettoyait de mon passé, qu’elle enlevait les dernières couches de souffrance que je gardais de l’année dernière, et qu’elle allait me rendre à la vie éclatante comme un sou neuf. J’avais une serviette sur le visage qui m’empêchait de voir ce qui se passait, et je me demandais pourquoi… Mais à un moment je l’ai soulevée, et j’ai compris. La table était recouverte de peaux mortes, grises. Et pourtant, elle continuait de frotter, et je continuais d’adorer. Puis soudain, elle m’a dit d’aller prendre une douche. Je me suis exécutée, en ai profité pour envoyer un regard LE GRAND KIIIIIFFFF à Heidi, puis je suis retournée m’allonger pour le massage. Ma peau était plus douce que de la soie, et elle a commencé à verser une sorte de lait chaud sur tout mon corps TOP DU TOP DU KIFF et à masser avec une énergie étonnante tous les endroits hyper tendus de mon corps. Et pourtant, je ne lui avais rien dit. Même des endroits étranges. Sous les bras, autour des seins (pas de tortillage pudique autour des seins ici). Franchement je crois que c’est là que j’ai décidé que j’étais en train de vivre le meilleur soin de ma vie. Et je suis accro aux massages. Et aux spas. Je suis allée dans certains des plus beaux spas du monde où l’on m’a traitée comme si j’étais la huitième merveille du monde. Et j’étais là, downtown LA, au sous-sol d’un immeuble, dans une salle commune, sans musique et sans diffuseur de lumière ET EN KIFFANCE TOTALE. Et c’est quand je pensais que ça ne pourrait pas être mieux que ça qu’elle a posé un masque au concombre frais sur mon visage, et qu’elle a commencé À ME LAVER LES CHEVEUX. À me masser le cuir chevelu, longuement, à me coiffer. JE CROIS QUE J’AI POUSSÉ UN CRI DE BONHEUR. Puis elle m’a dit merci, et je me suis relevée, légèrement en transe. J’ai voulu la prendre dans mes bras mais je me suis retenue. En fait, j’aurais du. Heidi et moi, on est retournées dans le sauna, histoire de prolonger LE KIFF. Puis c’est dans la salle de jade, alors qu’on était toutes les deux allongées et que l’on ne parlait pas, que j’ai eu un moment de pur bonheur. Ma vie était parfaite, là, maintenant. Power of Now, love and light et granola. M’en foutais. Ma vie était parfaite, tout était en place. Soudain, tout l’amour et toute la perfection du moment me sont tombés dessus. Puis, on est allées dans un bain glacé, puis un bain chaud, puis on s’en est allées, roses, douces, et heureuses comme jamais. Tout le monde devrait aller dans des bains comme ça. Ils existent depuis la nuit des temps dans toutes les parties du globe pour une bonne raison. Ils sont un antidote aux fausses images et aux pressions du monde extérieur. Au Maroc, même les enfants y vont, et c’est une leçon de vie et de simplicité merveilleuse. Il n’y a pas des spas coréens partout, mais dès que vous avez l’occasion, mettez-vous toute nue, allez au spa.
In Her Words: Caitlin Weiskopf
8-09-2017 15:00:38
Atelier Doré
C’est marrant, et ce n’était pas du tout programmé comme ça, mais en ce moment on parle beaucoup de maternité sur Atelier Doré. Ou de non-maternité. Bref, de nos choix de femmes, et des pressions incroyables qui nous entourent. C’est un sujet qui nous touche toutes, et c’est passionnant, il y a tant à dire et surtout, il y a tant de non-dits que je trouve ça génial de pouvoir parler ouvertement. Caitlin, qui travaille avec nous et que l’on adore, a un message très rafraichissant, et très touchant à partager avec nous. Je suis sûre que vous allez adorer la lire. Merci Caitlin de t’être ouverte à nos pages… ______________ Caitlin Weiskopf | Business Development & Partnerships Bon, je vais gratter là où ça fait mal et mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes… J’ai 35 ans et je ne veux pas d’enfant. Non, ce n’est pas parce que j’ai peur que la terre soit surpeuplée ou que mon enfant périsse, victime du changement climatique… ni même parce que je ne sais pas si je peux en avoir. C’est juste quelque chose dont j’ai l’intime conviction : je ne suis pas faite pour être mère. Il m’a fallu pas mal d’années pour l’assumer, sans avoir honte, alors que c’est quelque chose que j’ai su dès l’adolescence. Dire ce genre de choses ouvertement, ce n’est pas évident : beaucoup de gens ne comprennent pas, certains même se mettent en colère… mais je trouve que c’est important qu’on en parle. On dit qu’avec l’expérience et la maturité, on finit par mieux s’accepter, mieux savoir qui l’on est, et avec les années, je suis assez d’accord. J’en suis arrivée à un moment de ma vie où j’ai l’impression d’enfin connaître celle qui me fait face dans le miroir. J’ai confiance en moi, j’ai de la suite dans les idées, je suis fidèle (parfois trop). J’adore la vie, j’ai de l’ambition, les gens qui m’entourent m’inspirent. Je mens très mal, mais j’écoute très bien. J’aime les chats (beaucoup). Et plus que tout, j’ai envie de continuer à évoluer, apprendre, à m’améliorer. Pour être parfaitement à l’aise, il faut savoir être honnête avec soi-même et ceux qui vous entourent. Même si c’est dur. Même si ça implique d’être franche et d’assumer d’aller à rebours de ce que la société renvoie aux femmes en termes de réussite (Ah… réussir sa vie, tout un programme)Evidemment, souvent, avoir des enfants, c’est un peu le chemin tout tracé, surtout quand on est une femme. On imagine sa version de la famille, on trouve un boulot, un.e conjoint.e, on fait de grands projets ensemble, on a des enfants, et on fait de son mieux pour survivre (et parfois, mais pas toujours, on est heureux). Si je sais depuis longtemps que ce n’est pas la voie qui me tente, je n’avais pas eu à en parler (ni voulu le faire) jusque récemment… parce que franchement, ça fait peur. Ça met mal à l’aise, c’est stigmatisant. Sauf que j’ai dû m’y résoudre, parce que je suis fiancée avec Kristopher, mon copain depuis plus de 6 ans, et qu’apparemment, c’est le genre de décision qui appelle la question : « Et après, alors ? » La troisième fois qu’on est sortis ensemble, à un match des Mets, Kristopher m’a demandé si j’avais envie d’avoir des enfants. Sans hésitation, j’ai répondu : « Non ». Je n’avais même pas eu besoin d’y réfléchir. Et tout de suite, j’ai vu qu’il était soulagé. Comme une espèce de pression invisible dont on venait d’être soulagés… pour la première fois, j’arrivais à me projeter dans un avenir, à deux. Maintenant, le moment est venu de bâtir cet avenir ensemble, et ça s’accompagne forcément de questions, d’attentes, et de beaucoup de pression. Les gens (connaissances, collègues, ma coiffeuse, nos familles, le concierge, etc.) se sentent autorisés à nous demander : « Alors, vous allez mettre un bébé en route pendant votre lune de miel [insérer gros clin d’œil] ? » Ce qui débouche invariablement sur une conversation un peu déroutante. Je fais de mon mieux pour garder un ton léger : « Euh, en fait, on n’a pas vraiment prévu de fonder une famille. » Ce qui suscite immédiatement la question suivante – très directe – « Pourquoi ? » C’est la question la plus difficile, la plupart des gens ne se satisfaisant pas d’un pourtant très clair « Parce qu’on n’en a pas envie. » J’imagine que ça paraît un peu léger pour un choix de vie aussi décisif. Et à partir de là, ça dégénère. Dans le meilleur des cas, on a un « Ah, ok, cool. » Au pire, un « Eh bien, c’est étonnant ! » méprisant. Forcément, dans ce cas, on change de sujet. Mais au-delà de la gêne, ce sont justement ces réactions qui rendent la conversation difficile. Ça met bien en lumière la pression qui est mise sur les femmes, pour remplir la fonction qui est attendue de nous, … et c’est quand même assez sidérant de se rendre compte qu’on est jugée si on ne s’en tient pas à la norme. C’est encore quelque chose qui me déstabilise, et je ne sais pas si un jour, j’arriverai à prendre un peu de hauteur par rapport à ça. Je fais de mon mieux pour faire comprendre aux gens que je ne cherche pas à déprécier l’importance du rôle de la mère. Je trouve qu’être mère, c’est à la fois la chose la plus importante et la plus difficile qui puisse vous arriver. J’ai observé mes amies passer de la vingtaine insouciante à la maternité brillamment assumée (carrière comprise)… et ça m’impressionne toujours. Franchement, je ne sais pas comment elles arrivent à tout faire. Ah, et d’ailleurs, à ce sujet… La voie que j’ai choisie est peut-être plus facile, mais non, je ne choisis pas la « solution de facilité », je me choisis, moi. On applaudit rarement les femmes qui ont décidé de suivre leur voie sans enfant… voire pire, sans conjoint.e. On nous enseigne que pour avoir une vie épanouie, il faut tout avoir… Et moi, ça ne me dérange pas de ne pas tout avoir. C’est un vrai soulagement de se rendre compte qu’on est libre de définir sa vie, ses objectifs, sa propre idée de la réussite… et de la famille. Donc, si cela semble être le choix le plus « facile », il est nettement moins facile de se lever et d’assumer ouvertement : « Je ne veux pas avoir d’enfants, et je suis très heureuse comme ça. » En fait, c’est même très difficile. Et si je n’en avais jamais parlé, c’est justement parce qu’une fois la bague au doigt, on est exposée aux questions les plus intimes, de la part de proches comme d’illustres inconnus. Osons en parler franchement et ouvertement. Parlons du désir d’enfants, du non-désir d’enfants, de ce qu’être une femme aujourd’hui représente. C’est un sujet qui est resté tabou trop longtemps, et qui est bien trop important pour être ignoré. C’est vrai, lever la main et oser dire qu’on fait les choses différemment, c’est intimidant, même parfois effrayant… alors il est temps qu’on en parle calmement. Je lance le débat… j’en ai marre de sentir que je ne suis pas assez bien parce que je n’optimise pas mon potentiel féminin à fond en devenant mère. J’en ai marre d’être jugée quand je réponds avec franchise à des questions sur mes projets d’avenir. Et surtout, je ne supporte plus d’être taxée d’égoïsme ou d’irresponsabilité parce que j’ai choisi une voie différente. Je suis prête à construire mon avenir et mon mariage… et j’en suis fière. Maintenant, à vous.
Supplemental Beauty
7-09-2017 15:00:02
Atelier Doré
La première fois que j’ai entendu le mot « prébiotiques », j’étais à Malibu avec une copine super sophistiquée et sa mère. Je n’avais aucune idée de ce que c’était ou de ce que ça faisait, mais j’ai fait mine d’acquiescer quand elles l’ont mis sur leur liste des trucs qu’elles devaient absolument acheter. Petite avance rapide jusqu’à aujourd’hui, où j’apprends enfin à connaître ces mystérieux (pour moi en tout cas) produits en vogue (les compléments alimentaires, on ne parle que de ça). J’ai rencontré Jules, qui a monté The Nue Co., une marque de compléments alimentaires bio très sympathique née de la conviction que la nutrition et les compléments alimentaires se trouvent avant tout dans ce qu’on mange. Jules s’est beaucoup renseignée sur la nutrition naturelle et globale. Elle a grandi dans une famille qui utilisait vinaigre de cidre et pommes de terre comme remèdes à différentes affections, et son grand-père a contribué à identifier la vitamine B12 à l’université de Cambridge, alors que lui-même a toujours refusé d’ingérer des compléments alimentaires trop artificiels. C’est tout cet héritage, et le fait qu’elle ait elle-même eu des problèmes intestinaux quand elle avait 20 ans, qui lui a donné envie de créer des compléments qui ne soient pas boostés artificiellement, mais plutôt gorgés de tout ce dont les intestins ont besoin. Bienvenue dans l’univers de The Nue Co. _______________
A Beauty Minute with Agata
4-09-2017 15:00:45
Atelier Doré
Le matin : Au réveil, je prends une bonne douche froide. Ça stimule le système immunitaire et ça réveille vraiment… après ça, pas besoin de café. Mon rituel beauté du matin est assez simple. Je passe de l’eau fraîche sur mon visage, avant d’appliquer le duo TULURA. Le sérum au peptide de vitamine imprègne la peau, les peptides et antioxydants étant des agents anti-âge extrêmement bénéfiques. Je termine par l’huile pour le visage Botanical Facial Oil. Elle contient énormément d’agents régénérants comme la calophylle, le chanvre et le marula. Ils font des formules qui changent en fonction des saisons ! La beauté, c’est aussi se sentir bien… moi, je m’en tiens à des aliments très nutritifs. Je prends soin de mon corps en allant surfer ou nager dans l’océan aussi souvent que possible, et où que je sois. Je fais du yoga, du pilates, je danse, et quand j’ai le temps, je prends un cours chez SkyTing. J’adore courir en extérieur, au bord de la rivière au lever du soleil… c’est une autre forme de méditation pour moi. Pendant la journée : J’ai toujours sur moi la brume d’été TULURA 2017, une grande bouteille d’eau plate et un livre. Je préfère lire un vrai livre que scotcher sur l’écran de mon iPhone. Dans mon sac, j’ai aussi des photos de mes voyages, des coquillages, le baume à lèvres Lucas’ Papaw Ointment (il n’y a rien de mieux pour les lèvres sèches) et toujours, mon maillot de bain… au cas où. Comme crème solaire, j’applique la Surf Mud Pro + Zinc de chez Eir NYC… je fais assez simple parce que je n’aime pas empêcher ma peau de respirer… ces produits contiennent des ingrédients très simples, donc c’est idéal pour ma peau sensible et ça résiste quand je suis dans l’eau. Le soir : Les jours de shooting, je ne me démaquille jamais avec le démaquillant du plateau… en général, ça assèche ma peau sensible et ça ne nettoie pas très bien. J’attends d’être chez moi pour utiliser de l’huile de noix de coco et de l’eau de rose. Ça dissout le make-up et ça nettoie les pores sans agresser la peau. Une fois mon visage propre, j’applique à nouveau le duo TULURA. Je passe mes journées à me faire maquiller, donc moi, j’essaie de garder un rituel beauté aussi simple et naturel que possible. ________________ Agata Danilova est une mannequin et surfeuse russe. Quand elle n’est pas sublime en carreaux vichy, elle nous donne envie d’être actifs, surtout à la mer !
The 9 Month Beauty Bump
31-08-2017 15:00:17
Atelier Doré
Aujourd’hui, je suis ravie de vous présenter Laney, que j’ai rencontrée quand elle travaillait pour Estée Lauder. Elle a récemment lancé un site dédié aux produits de beauté sains et naturels, The Moment, et elle est enceinte ! Je la suis sur Instagram et j’aime son regard sans concession sur les aléas physiques de la grossesse. On s’est donc dit que ce serait sympa de partager avec vous quelques-uns de ses conseils sur la façon de traverser ces 9 mois. _______________ Il y a pas mal de choses auxquelles je ne m’attendais pas pendant la grossesse. Et le plus déprimant, c’est ma peau. Depuis quasiment le premier jour, ma peau ressemble à celle d’une ado de 14 ans, avec des éruptions cutanées assez terribles. Et franchement, quand on se sent gonflée, ballonnée, nauséeuse et épuisée, le dernier truc qu’on a envie d’avoir, c’est un visage boutonneux. Alors c’est vrai, c’est un peu bête de se focaliser sur un détail extérieur quand on porte le miracle de la vie, mais quand on est submergée par les hormones, ce sont des choses qui arrivent. Il s’est trouvé que pile au moment où je suis tombée enceinte, j’étais en train de lancer un site dédié aux produits de beauté non-toxiques… un de mes rêves après avoir travaillé dans la mode et au sein de grands groupes cosmétiques pendant 10 ans. Le timing idéal ! J’ai raconté à tous ceux qui voulaient bien m’écouter mes problèmes de peau et me suis mise à chercher un antidote à l’acné qui soit compatible avec la grossesse.
Totally InStyle
29-08-2017 21:00:41
Atelier Doré
Cet été a été, genre, l’été des révélations ! Quand InStyle m’a contactée il y a quelques mois de cela pour écrire un texte autour de mon “Nouveau style à LA”, j’ai trouvé que ça ne reflétait pas vraiment les sujets que j’avais envie de toucher en ce moment. À la place, j’ai décidé d’expliquer le chemin quelque peu difficile (et d’autant plus intéressant) qui m’a menée à arrêter d’assister aux défilés. C’est l’été où je raconte mes malheurs, quoi. Vous qui me suivez depuis longtemps savez très bien que j’ai toujours eu un regard ironique sur le cirque des défilés. Mais après y avoir été identifiée si profondément (“Les blogueurs aux premiers rangs des défilés!!!” c’était il y a quoi, 5 ou 6 ans ?) j’ai eu du mal à garder ma distance et ma coolitude. Ça a commencé à me bouffer le cerveau, même. Et j’ai trouvé que ce serait bien de toucher ce sujet dans un magazine qui glorifie le glam. Ce que nous aussi, ici, nous avons parfois fait (mais j’espère pas trop, la juste mesure quoi, parce qu’un peu de glam et de front row, c’est bien, parfois, aussi)… Et comme Laura Brown, l’éditrice en chef du magazine, est merveilleuse, elle a tout de suite compris l’idée. Voilà donc pourquoi je vous envoie aujourd’hui sur Instyle pour lire cet article. Je serais vraiment très curieuse de savoir ce que vous en pensez et si vous, qui me connaissez depuis des années, aviez senti ce décalage. Je pense que oui, parce que je ne m’en étais pas vraiment cachée. Mais il se pourrait que non, parce que parfois j’ai un peu balayé le sujet derrière trois paillettes et un grand éclat de rire. Je serai là pour lire et répondre à vos commentaires, alors, n’hésitez pas!!! Gros bisou!
The Healing Waters of Hawaii
29-08-2017 15:36:23
Atelier Doré
Où est passé mon été ? Aucune idée. Je vous écris depuis mon studio de LA, ma première “rentrée” en tant qu’habitante de la côte Ouest des États-Unis, et la seule chose que je sais, c’est que beaucoup de choses ont changé. Et comme je n’ai pas écrit ici depuis des lustres (j’espère que vous me pardonnerez – explications ci-dessous), je me suis dit qu’un petit récap estival serait une bonne idée. Alors, dans le désordre, on y va. 1/ Ma Lenny Letter… Je ne sais pas si vous avez suivi, mais cet été j’ai écrit une Lenny Letter racontant mon histoire, mes problèmes de fertilité. Je n’en avais jamais parlé publiquement avant. Ça avait été bien trop douloureux pour en parler ici avec recul et autodérision. Pour moi, l’année dernière a été une année brisée, remplie de larmes, et je ne savais pas comment partager. Quand je me suis sentie à peu près rétablie, et prête, j’ai eu besoin de donner à mes écrits un filtre, parce mes émotions partaient vraiment dans tous les sens. C’est pourquoi j’ai choisi Lenny. Les réactions ont été incroyables. J’ai reçu des milliers de messages. On m’a proposé d’écrire des livres. Le papier va être republié dans plusieurs langues. Même si je sais que la plupart de mes amies passent par des moments très douloureux avec leur maternité – ou leur non-maternité, je n’avais pas saisi à quel point ouvrir ce sujet était nécessaire et à quel point les femmes souffrent, souvent en silence, ne s’ouvrant même pas à leur plus proches amies. J’ai reçu des lettres tellement importantes à lire que je vais en publier quelques-unes ici, anonymement ou pas. Si vous avez un témoignage, n’hésitez pas. 2/ Et moi. Quant à moi, je vais beaucoup mieux. Ce qui se passe quand on traverse des moments difficiles, surtout en couple, c’est que l’on se rend enfin compte de la vraie magie de la vie. On apprend à vivre dans le moment présent, à se détacher des résultats, à prendre la mesure de nos vraies envies, de nos désirs profonds. Quand Chris et moi avons décidé d’arrêter les traitements, nous avons fait un vrai choix. Nous avons réimaginé une vie heureuse sans enfants, et ça a commencé à nous ouvrir un nouveau champ de possibilités, une vie différente et tout aussi riche. Nous sommes plus gais, plus unis, et plus heureux que jamais. Je vous reparlerai de tout ça, c’est une évidence, parce que cette histoire m’a profondément changée. Mais ce que je voulais vous dire, c’est que je vais bien, et bien mieux que je n’ai été depuis des années ! 3/ Mon été. Premier été à LA, dans ma nouvelle maison où on est plus ou moins toujours en mode camping d’ailleurs, plein d’invités tout le temps, une vie complètement, absolument différente, et ça fait du bien. J’ai reçu ma soeur, son mari et ses enfants, presque tout le mois de juillet, ensuite je suis allée à New York pour bosser pendant une semaine, puis Delphine est venue passer quelques jours, et enfin Chris et moi avons décollé pour Hawaii. Autant vous dire que mon arrivée à Hawaii a été un crash d’épuisement. J’ai débarqué chez ma copine Jennifer, je l’ai embrassée et je lui ai dit : “Ça t’embête pas si je vais faire une sieste ?” Après avoir dormi le reste de la journée, plus la nuit, j’ai pu commencer à me remettre sur pattes. Amitié, baignades dans l’océan, retrouvailles avec mon mec qui ne m’avait pas vraiment vue de l’été (après prise de chou de vacances apparemment traditionnelle, malheureusement : quand Chris et moi partons en vacances, les premiers jours sont toujours hyper tendus, puis on se dispute, puis après c’est l’amour. Ridicule, mais bon) – Hawaii a un côté spirituel étonnant, comme une espèce de machine à laver des sentiments et des émotions. Si l’on y résiste aux vagues émotionnelles qui s’imposent à nous quand on débarque dans l’île, les vibes peuvent être un peu violentes. Mais si l’on se laisse prendre dans le mouvement, et que l’on se laisse happer par les sentiments hyper forts que l’île provoque, on en ressort émotionnellement propre comme un sous neuf. Oui, je sais, ça semble dingue comme ça, mais Hawaii est apparemment un vortex d’énergie, et je vous rappelle que j’habite à présent à LA et que plus aucune ironie ne se dresse entre moi et mon goût pour les théories new age. Jen et moi avons profité de l’éclipse pour dire au revoir aux choses qui ne nous servent plus, et pour mettre à jour nos intentions pour l’année à venir. Je suis rentrée rechargée, positive, pleine d’idées, profondément motivée et heureuse. 4/ Pourquoi n’avoir pas écrit sur Atelier Doré depuis si longtemps ? Tout simplement, j’avais besoin d’un break. Ça va vous sembler bizarre, mais ça a été très difficile pour moi de passer cette année sans partager avec vous. C’était vraiment impossible, trop douloureux, surtout quand je recevais des commentaires comme… “Il ne te manque plus qu’une chose pour être heureuse : un enfant !!!” J’étais là, genre, uaargh, si seulement je pouvais expliquer tout ce qui est injuste dans cette phrase – qui je le sais en plus vient du coeur, et n’avait pas du tout l’intention de blesser…! Ça a été dur parce que je suis quelqu’un de très honnête, profondément, je suis taureau, un genre de Jon Snow, quoi. Honnête jusqu’à en être stupide. Je n’avais pas les armes pour parler de mon malheur, mais je n’avais pas le détachement pour prétendre que tout allait bien. Mon humour en a pris un sacré coup. J’ai aussi réalisé (et je sais, ça va vraiment faire beaucoup là, mais bon, faut que ça sorte) que mes deux dernières années à New York, je faisais probablement une dépression. J’y ai fait allusion ici et là, mais maintenant que j’ai un tout petit peu de recul, je me rends compte à quel point ma vie ne collait plus du tout à mes idéaux. J’ai d’ailleurs écrit un autre article, pour InStyle magazine, où je parle de mon choix, pas si évident, d’arrêter d’aller aux défilés. Je vous en reparle bientôt. Et quand cela m’arrive, ce décalage entre ma vraie vie et ma vie “publique”, c’est une sorte d’étouffement. L’énergie que cela demande pour continuer me bouffe toute ma créativité. Mais j’ai une équipe formidable qui me soutient complètement. Dans ces moments-là, j’ai décidé de ne plus me forcer, et d’attendre que ça revienne. Là, j’ai des milliards d’idées et des milliers de sujets, donc dites-moi de me taire quand vous en avez marre, ok ? 5/ Les temps ont changé, les fleurs ont fané, le temps d’avant, c’était le temps d’avant… Cet été donc, je tourne la page. Beaucoup de choses ont changé autour de moi, et surtout en moi. J’ai décidé de ne plus être timide et de partager avec vous mes nouveaux centres d’intérêts à travers mes écrits, ici ou dans ma newsletter. Et mon podcast aussi. Ces nouveaux centres d’intérêt sont tout aussi profonds et tout aussi lights que ceux d’avant, juste différents. Ils vivent et continueront de vivre au sein d’Atelier Doré qui est la maison que j’ai créée et que j’aime profondément. Ici on parle de style et de femmes et de nos rêves et de nos batailles, et on traverse les époques avec passion et humour. On y apporte nos idées et nos envies, et on veut plus que jamais se rapprocher de vous et dialoguer. De plus en plus, nous allons organiser des rencontres, on vient de déménager dans un nouveau studio, plus grand, qui nous permettra de vous recevoir. Nos voyages seront aussi des occasions de vous rencontrer. Même chose pour nos retraites (Notre retraite au Maroc a été sold out en deux jours, et nos invitées sont toutes plus passionnantes les unes que les autres!) alors n’hésitez pas à nous proposer des idées, à vous exprimer, à participer. —————— Voilà, en très, très bref, mon été. J’ai parlé de tellement de choses, n’hésitez pas à me dire si certains sujets vous intéressent, il y en a beaucoup sur lesquels j’aurais aimé m’étendre. En attendant, contente, joyeuse, super heureuse de vous retrouver. Je vous embrasse !
The City That Never Shuts Up
22-08-2017 21:00:10
Atelier Doré
Je sais que c’est NY, que la ville est bruyante. Et c’est vrai, dans un sens, c’est ce qui en fait l’essence. Le bruit. A New York, impossible de sentir seul, si ? Isolé, peut-être, mais jamais seul. NY sans bruit, silencieuse, ce serait d’ailleurs assez préoccupant… mais ça ne m’empêchera pas de me plaindre de l’incessante cacophonie. C’est comme un orchestre. Sauf qu’il est dirigé par un nourrisson braillard et que les instruments ont été remplacés par des ustensiles de cuisines et des poêles à frire. TOUT. LE. TEMPS. Impossible de le faire taire. J’habite près d’un gros carrefour, au-dessus d’une épicerie ouverte 24/7 et d’un arrêt de bus. Donc je l’ai un peu cherché, certes. Je sais dois faire avec les bruits de la ville : les grincements du métro, les soirées bruyantes, les chantiers, les voitures et leurs klaxons incessants. Tut. Tutut. Tut, tut, mais va te faire t$#@ ! Il y a aussi ce bus qui s’arrête tous les matins à 6 h 45 avec son fameux “psssssssss”, les camions-poubelles avec leurs bips de recul, les sirènes atrocement fortes qui finiront par avoir raison de mon tympan. Oui, tout ça, je le supporte tant bien que mal. Ce qui m’horripile vraiment, ce sont les bruits évitables : ma voisine qui donne l’impression de fouler le parquet de son appartement en chaussures de ski, qui écoute de l’électro à plein tube en prenant sa douche tous les matins à 6 h 45 (ça, elle est très propre). La moto dont on laisse tourner le moteur à 3 h du matin, comme si quelqu’un faisait péter du pop-corn dans ma chambre. La porte cochère de l’immeuble voisin qui grince à chaque fois que quelqu’un la claque. Les aboiements des chiens, les hurlements des jeunes… que je sois bourrée ou sobre, c’est comme si on me perçait la tête. Voilà ce que j’ai envie de leur dire, à tous ces gens-là : au mec qui joue de la flûte traversière tous les matins > laisse tomber, c’est pas ton truc. A ma voisine > j’espère secrètement que tu resteras célib cette année encore. Les murs sont trop fins pour que je survive à tes nuits d’amour. A la femme qui a rompu avec son copain sous mes fenêtres > tu mérites vraiment mieux. A toi qui arpentes le quartier à 3 h du matin, en écoutant Pitbull hyper fort > t’es vraiment lourd et t’as des goûts de chiottes en musique. Tout ce que je demande, c’est un peu de silence. Rien que 20 mn de silence complet et assourdissant. Parfois, dans les pires moments, je me demande si on peut mourir d’un trop-plein de bruit. D’un manque de sommeil, ça, c’est sûr.
A Beauty Minute with Teuta
22-08-2017 15:33:50
Atelier Doré
Le matin : Je me lave le visage avec le nettoyant Cetaphil ou Purpose. Les deux sont très simples, non-comédogènes et ne contiennent pas de produits chimiques, ce qui plaît à ma peau. Pour m’hydrater le visage, j’utilise le Origins Plantscription SPF 25 et en contour des yeux, la crème à l’avocat de Kiehl’s. Un peu de stick anticernes NARS sur les rougeurs, et pour illuminer le teint, le bronzeur mat de MAC et le blush Benefit sur les joues. J’utilise le recourbes-cils de Shu Uemura et le mascara Dior. J’aime aussi le baume à lèvres teinté de Fresh en rose, ou alors miel, pour donner à mes lèvres une note colorée. Pendant la journée : Je ne quitte jamais mon baume à lèvres Fresh, mon stick anticernes NARS et la poudre MAC prep and prime pour éviter de briller quand il fait vraiment chaud. J’ai aussi l’eye-liner noir de Revlon et un lipstick mat NARS dans la nuance Jungle Red, au cas où. Le soir : Je me lave le visage avec Cetaphil ou Purpose, avant d’appliquer le masque de nuit Origins Plantscription et le contour des yeux de Kiehl’s. Si je sors, je me lave le visage et je répète mon rituel beauté du matin, en ajoutant un œil de biche avec l’eye-liner Colorstay de Revlon, une bouche naturelle ou bien rouge en fonction de mon humeur. __________ Teuta Memedi est une productrice créative qui vit à NY et porte très bien toute la palette de couleurs allant du beige au kaki en passant par le sable, si vous vous souvenez d’elle dans notre Edit du printemps. Bon, à vrai dire, tout lui va… Et en plus, elle est super intelligente et adorable !!
Houseguest How To
15-08-2017 21:00:16
Atelier Doré
Être un invité agréable, c’est être attentif et prévenant. J’ai accueilli pas mal d’amis chez moi cet été qui n’avaient apparemment pas compris ça. Du coup, j’avais hyper hâte qu’ils repartent et je ne suis pas du tout pressée qu’ils reviennent ! Si vous séjournez chez des amis plutôt qu’à l’hôtel, c’est parce que vous avez un budget un peu serré ou que vous avez envie de passer de bons moments avec les gens chez qui vous séjournez. Ou les deux. Dans un cas comme dans l’autre, pas besoin d’en faire des tonnes, avec des cadeaux de remerciements sophistiqués. Voici quelques conseils tout simples pour montrer votre gratitude : – Proposez de débarrasser/faire la vaisselle après le repas. – Soyez attentif à bien ranger votre partie du séjour/ou la chambre qui vous a été prêtée. – Ne laissez pas votre serviette mouillée traîner dans la salle de bains, ou pendue sur le dossier d’un fauteuil du salon. – Si vous sortez ensemble, offrez de payer le dîner/les cocktails/le petit-déjeuner, etc. – Si vous êtes un peu juste financièrement, un simple mot de remerciement sera très apprécié. Vous trouvez que ce sont des conseils de base ? C’est vrai. Vous avez peut-être des amis exceptionnels qui ne vous laisseront ni ranger, ni nettoyer, ni préparer les repas… mais le simple fait de proposer votre aide sera très apprécié. Le but n’est pas de faire sentir aux amis qui vous accueillent que vous avez abusé de leur hospitalité. Ils doivent être heureux que vous ayez passé du temps ensemble parce que vous êtes un invité agréable et attentif.
G’s Netflix List
10-08-2017 21:00:21
Atelier Doré
Aujourd’hui, je ne vous parlerai que d’une série, parce que c’est l’été, et que vous devriez être en train de boire du rosé en terrasse ou de lire un bouquin sur la plage, pas coincés chez vous, l’ordi sur les genoux. Cela étant, SI vous avez envie de regarder un truc, je vous en supplie, choisissez Glow. Ça passe sur Netflix et j’ai adoré. Je vais vous dire pourquoi mais d’abord, je vous donne le pitch. Glow, c’est pour « Glorious Ladies Of Wrestling » et ça raconte comment une bande de désespérés bosse ensemble pour créer une série télé sur des catcheuses. Bon, le catch, ce n’est pas du tout mon truc. Je n’aime pas voir des gens se battre, même pour de faux. Quand on va au cinéma, les scènes d’action avec du fight, c’est toujours le moment où j’embrasse Chris. Ça m’ennuie. Terriblement. Mais vous avez deviné : cette série, ce n’est pas ça du tout. Ça parle des conditions de vie des femmes dans les années 80, de l’union qui fait la force, de la manière dont on peut trouver sa place en tant que femme, et pas forcement la où on vous attend. Et c’est génial. Mais pour moi, cette série, ce n’est pas juste ça. Bon, alors qu’est-ce que c’est ? Ce que j’ai adoré, moi, c’est le personnage principal de Ruth Wilder, une actrice au chômage jouée par Alison Brie. J’aime son honnêteté… c’est une qualité assez rare chez les personnages de films ou de séries récemment… ce petit côté scolaire plein de candeur, cette sincérité, cette volonté de faire partie d’un groupe. Ça m’a fascinée… J’aimerais que ces traits de personnalité soient un peu plus souvent mis à l’honneur. À part ça, c’est une série drôle, facile à suivre, pleine d’espoir. Idéale pour l’été ! Et en plein cœur de cette saison dramatique de Game of Thrones, je vous le dis, on a bien besoin d’un peu de Glow !! Image via Vanity Fair
A Beauty Minute with Ally
8-08-2017 15:05:48
Atelier Doré
Le matin : Je commence par me laver le visage à l’eau, et pour m’hydrater la peau je varie entre plusieurs huiles. En ce moment, j’utilise Earth Tu Face ou Wildcare. Linné fait un sérum très agréable que j’utilise avant un ou deux sprays de Bodha. Mon rituel make-up est très simple, je me maquille peu. J’aime bien utiliser un stick Bobbi Brown ou l’anticernes Laura Mercier sous les yeux et sur d’éventuels boutons. Ensuite, RMS sur les lèvres et les joues, un petit coup de recourbe-cils. Parfois aussi le soin illuminant RMS. Pendant la journée : En général, j’ai toujours avec moi le stick pour la peau de Earth Tu Face ou le baume à lèvres de Lost Travelers. Et un stick à l’huile Osea, ultra-hydratant ! Et j’aime me rafraîchir en vaporisant un peu de brume beauté CAP tout au long de la journée. Le soir : En fonction de la journée que j’ai passée, j’aime bien prendre un bain le soir. Je verse un peu d’huile de noix de coco et de sels de bain, ou quelques goûtes de romarin. Je me lave le visage avec le nettoyant Ocean d’Osea. Je ne me lave les cheveux que deux fois par semaine, avec des produits naturels comme Hairprint ou Under Luna. La seule chose que j’applique sur mes cheveux, c’est de l’huile de jojoba de La Tierra Sagrada. Un peu de lotion hydratante pour le corps Nucifera, et avant de me coucher, une boisson calmante au magnésium pour m’aider à bien dormir :) ______________ Vous vous souvenez peut-être d’Ally dans notre post Pleats Please ou de son apparition street style. Vous pouvez la suivre sur les réseaux sociaux (@allylwalsh) ou boire son café (@canyoncoffee).
Radical Candor
27-07-2017 21:00:36
Atelier Doré
Quand on a lancé l’Atelier, avec Garance, on vous a raconté comment on était devenues partenaires et associées à la tête de cette nouvelle entité. C’est une expérience fabuleuse, mais je n’ai pas fait d’école de commerce, alors parfois, j’ai besoin d’un peu d’aide ! Oui, j’aimerais bien tout savoir, mais non, surtout en manière de management d’équipe (coucou, les filles !), et j’ai dû apprendre dans la douleur sachant qu’on a multiplié par deux nos effectifs en moins d’une année. Moi, je n’ai pas envie d’être une boss injuste, et je me suis rendu compte que j’étais parfois trop gentille, pas toujours sincère dans mes feedbacks parce que j’avais peur de blesser les gens. Après avoir fait part de mes difficultés à nos amis de chez SYPartners, ils m’ont conseillé le livre de Kim Scott, Radical Candor. Bon, je ne l’ai pas encore lu, mais j’ai déjà écouté plusieurs épisodes du podcast Radical Candor que J’ADORE. C’est une mine de conseils sur la façon de faire des feedbacks ou des compliments, d’avoir des conversations constructives en matière d’évolution de carrière avec ses employés, sur ce que notre langage corporel dit. Chaque épisode est court, la plupart font moins de 20 mn , et à la fin de chaque épisode, Kim and Russ (j’ai l’impression que ce sont devenus des amis), partagent une checklist de petites astuces faciles pour suivre leurs conseils. Pour moi, ça a été un précieux outil d’apprentissage, j’y ai puisé plein d’excellents conseils. Je le recommande chaleureusement, tant pour les boss que les employés, parce qu’on y apprend les principes qui régissent le lieu de travail… (écoutez l’épisode 1 pour voir de quoi je parle !) Si vous connaissez d’autres ressources utiles, que ce soit un livre, un podcast ou un séminaire, je suis preneuse ! J’adore vos conseils.
Traveling Beauty
26-07-2017 15:00:21
Atelier Doré
Voyager, pour moi, ça a toujours été une histoire de beauté. La beauté des nouveaux paysages, des nouvelles rencontres, des nouvelles saveurs. J’ai besoin d’une histoire, d’une trame, de quelque chose à rapporter en plus des souvenirs. Je fais en général très peu de shopping quand je voyage… ce qui m’intéresse, c’est ce qui se passe à l’intérieur, les nouveaux points de vue, les nouvelles certitudes, cette seconde qui fait qu’on ne sera plus jamais tout à fait pareil. C’est pour ça que je choisis toujours avec attention mes destinations et mes compagnons de voyage, que ce soit quand je pars pour le boulot ou les vacances. Quand Shiseido, la marque de cosmétiques japonaise qui fête ses 140 ans m’a invitée à aller au Japon, j’ai été super emballée. Et quand j’ai étudié notre itinéraire, j’ai été littéralement transportée. Pas d’hélicos, de montgolfières ou de jets… A la place, un périple dans les profondeurs du Japon soigneusement pensé. Un voyage tout en style et en confort évidemment, car Shiseido sait prendre soin de ses invités. Mais avec une vraie préoccupation pour le sens de cette aventure. J’ai dit oui. On a tous entendu parler du Japon. C’est loin, différent, inspirant. Les gens sont charmants, il y a toujours quelque chose qui capte le regard, tout est nouveau. Moi, je n’étais allée qu’à Tokyo, et donc loin d’avoir tout vu. C’est pour ça que j’ai été super contente quand on est montés à bord du train en direction de la côte. C’est là que j’ai découvert une nouvelle facette de la beauté du Japon. La mer, les montagnes, la nature ! A Amanemu, j’ai pu faire l’expérience du bain dans les sources chaudes, je crois que je n’ai pas encore compris comment ça marche, mais voilà comment ça s’est passé… La première fois que je suis entrée dans l’eau, c’est comme si la moitié du stress que je portais sur mes épaules s’était envolé. J’ai vraiment ressenti une légèreté de l’être… je n’avais pas senti ça depuis des années. Je suis devenue accro, j’aurais pu passer mes soirées dans les sources. Ces bains, c’est un rite ancestral au Japon. Les gestes, le déroulé sont précis. L’idée c’est de se purifier, en harmonie avec la nature. Nous, on a certainement tout fait à l’envers, mais on en a quand même ressenti les bienfaits. Bain après bain, le stress s’envolait… puis les effets se sont faits de plus en plus subtils, ce qui je crois signifiait qu’il n’y avait plus de stress à soulager. C’est fou, non ? Je crois que c’était le moment idéal pour découvrir Future Solution LX, la nouvelle ligne de produits régénérants et anti-âge de Shiseido. J’ai eu droit à un soin du visage Yutaka, qui vient compléter la gamme Future Solution XL. Ce soin est une expérience qui sollicite tous les sens, pensée pour booster les effets bénéfiques du produit, à base d’une plante régénérante, l’enmei, connue pour ses bienfaits sur la santé et ses vertus curatives. Il existe d’ailleurs une ancienne légende japonaise qui dit qu’un moine bouddhiste, Kobo Daishi, en donnant cette plante à un voyageur malade, lui a permis de guérir. Shiseido a recueilli cette plante sur les pentes du mont Koya, qui y pousse encore aujourd’hui, pour en cultiver l’extrait de la meilleure qualité dans ses labos, puis la marque l’a associée à quelques-uns de ses ingrédients les plus fabuleux pour créer SkingenecellEnmei – un élément anti-âge que l’on retrouve dans la gamme Future Solution LX. Le juste équilibre entre science et nature ! Ce soin rituel s’inspire aussi de la précision et de la pleine conscience des gestes que l’on observe au Japon. J’ai un peu honte de l’avouer mais entre les sources chaudes, la beauté des paysages et la magie des mains qui massaient mon visage, je me suis tellement détendue que… je me suis profondément endormie. Yoko Kanou, l’esthéticienne qui s’est occupée de moi, a bien ri en voyant mon visage surpris, à la fin du soin. « J’espère que je n’ai pas trop ronflé », ai-je glissé en Occidentale bien élevée. Là, elle a encore plus rigolé et m’a invitée à regarder le miroir. J’avais une peau zéro défaut. Bien évidemment, une princesse pareille n’aurait jamais ronflé. (Ah oui, au fait, un petit conseil exceptionnel : le soin Yutaka et d’autres services accompagnant la gamme Future Solution LX seront bientôt disponibles dans la boutique Shiseido près de chez vous, donc n’hésitez pas à vous renseigner. Oui, les produits sont exceptionnels, mais le soin qui va avec change vraiment tout.)
Boredom
20-07-2017 18:00:10
Atelier Doré
C’était quand la dernière fois que vous avez dit : « Je m’ennuie ! » Moi, je ne m’en souviens pas. Pourtant, petite je n’arrêtais pas de harceler ma mère avec ça, et elle cherchait toujours plein d’idées de choses à faire… qui bien sûr ne me disaient absolument rien. Va jouer dehors ! Grimpe dans les arbres ! Lis un livre ! Va promener le chien ! Elle ne manquait jamais de me rappeler à quel point le fait de s’ennuyer était un luxe… Un truc qui me passait au-dessus de la tête. Jusqu’à aujourd’hui. Ah… ces longues journées d’été pleines de torpeur et d’ennui apparent me manquent ! J’en garde de super souvenirs… On faisait de la peinture dans la cour, on essayait de fabriquait du parfum avec les fleurs du jardin, on faisait des virées entre amis, on refaisait le monde… Oui, c’est peut-être une vision naïve et nostalgique … et alors ? C’était sans doute lié au fait que j’étais jeune et que je ne bossais pas encore, mais aussi certainement au fait qu’il fallait vraiment se bouger si on voulait faire quelque chose. On ne pouvait pas juste prendre une tablette ou un téléphone, ouvrir une appli ou passer des heures à mater des photos d’illustres inconnus. Maintenant, c’est un peu comme s’il fallait faire des efforts pour échapper au flot d’informations qui nous submerge en continu. Le temps qu’on passe vraiment seul avec soi-même ou avec des amis, c’est devenu tellement rare. Ma mère avait raison. S’ennuyer, c’était un vrai luxe.
A Beauty Minute with Ariana
20-07-2017 15:00:27
Atelier Doré
Le matin: Pour moi, la beauté, c’est aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je commence par un bain de bouche avec de l’huile de sésame pressée à froid pendant deux minutes puis j’utilise un nouveau grattoir à langue en cuivre avant de méditer, ce qui est le nec plus ultra quand on veut vraiment se donner un coup d’éclat. Ensuite, je passe au rituel classique. Je me rince le visage avec l’Eau Infusée pour le visage de Diptyque : une eau de rose nettoyante, avant d’appliquer notre Moonlight Set MAKE pour unifier le teint et protéger la peau contre la lumière bleue ou infrarouge. Ensuite, maquillage minimaliste : anticernes et le stick universel MAKE, puis une encre à joues et lèvres. Pendant la journée: Je ne quitte jamais la maison sans le Marine Salve pour mes lèvres. En général, je me maquille entre deux trucs, donc j’ai toujours sous la main le gel pour cils et sourcils Lash & Brow Gel, le gloss visage Face Gloss et un crayon à sourcils, tous des produits MAKE faciles à utiliser quand on bouge. J’aime aussi avoir un parfum ou huile parfumée, en ce moment l’huile Maraki Nomad Sacred Spirit Oil au Palo Santo. Le baume pour les mains Haeckels aux algues et au géranium m’apaise et me recentre. Le soir: Je me fais couler un bain avec une huile de chez Haeckels et Epsom, Wild Dog Rose & Birch Bath Oil, ou alors j’ajoute des sels de bain pour un nettoyage en profondeur et une vraie relaxation. J’utilise le nettoyant visage à la graine de persil d’Aesop puis j’applique le gel pour la peau Succulent Skin Gel à la camomille de MAKE, avant de terminer par un soin des lèvres à base d’exfoliant au sel de mer et de baume réparateur Marine Lip, car j’ai les lèvres souvent sèches. ____________ New-Yorkaise de naissance, Ariana Mouyiaris est la directrice artistique de MAKE Beauty. Elle a vécu à l’étranger (la Suisse quand elle était ado, Londres actuellement) et a fait de longues études (Brown University). MAKE Beauty crée des produits principalement naturels et garantis sans cruauté envers la nature qui encouragent les initiatives personnelles et la mobilité. La marque reverse 10 % de ses bénéfices à la fondation We See Beauty Foundation, qui soutient les entreprises dirigées par des femmes.
Bye Bye Colette!
17-07-2017 18:00:20
Atelier Doré
La semaine dernière, le concept store Colette a annoncé sa fermeture prochaine, après vingt ans. La nouvelle m’attriste parce que Colette ne sera plus, et en même temps, elle me met en joie parce que je trouve très fort aujourd’hui de décider de partir de soi-même, au moment où on l’a choisi. Mais déjà, cette force de résistance à l’expansion se sentait quand Sarah (qui avait fondé le concept avec sa mère, Colette) me disait qu’elle ne cherchait pas à ouvrir une chaîne de boutiques, sachant très bien qu’un tel projet serait impossible à dupliquer. C’est une chose à laquelle je pense souvent parce qu’aujourd’hui dans la mode, le seul modèle de succès qui est présenté est celui de l’expansion. Une petite marque de beauté cartonne ? Allez, on en fait une multinationale. Un sac se vend à travers le monde ? Allez hop, on vend la marque à un grand groupe. Je ne suis pas contre, mais je trouve dommage que cela nous soit présenté comme la voie unique. Colette a toujours forgé un chemin bien particulier, et c’est ça qui en fait la magie. C’est un vrai phénomène de société qui a créé son propre courant, sa propre culture. C’est là que j’ai fait ma première exposition, alors que j’habitais encore à Paris. Sarah m’a tout de suite fait confiance, alors que personne ne me connaissait encore. Et je sais que c’est le cas pour de nombreux artistes et créateurs. Ensemble, Colette et Sarah ont changé notre manière de voir la mode. Elles ont mélangé luxe et streetwear, smartphones et vêtements, et ont ouvert un waterbar bien avant que le mot « wellness » soit sur toutes les bouches. Elle ont aidé à définir ce qu’est l’élégance aujourd’hui. Alors je trouve ça génial, cette leçon de classe qui clôturera une aventure merveilleuse. Inspirant jusqu’à la fin !!!
Hot Flash
12-07-2017 15:12:09
Atelier Doré
Avant, si vous m’aviez dit que j’aurais envie d’arborer des paupières mandarine, je vous aurais ri au nez. Mais après avoir vu le look beauté vitaminé (et curieusement assez flatteur) de Georgia, je suis prête à revenir sur mon parti-pris no-make-up. L’été, c’est l’occasion parfaite pour avoir la main un peu plus légère, laisser sa peau respirer. A chaque fois que j’ai fait l’erreur de trop me maquiller passé le mois de juin, ça n’a pas raté : traces, effet cartonné, pâtés, coulures, sans compter que le visage devient un véritable aimant à saletés si en plus on circule à vélo dans NY. Donc assez fréquemment, quand j’arrive à mes réunions ou rendez-vous, je ressemble à un conduit de cheminée. Franchement, un make-up intégral, c’est trop couvrant, trop risqué quand l’humidité monte. Avec une peau légèrement satinée et hâlée, les cheveux relâchés et un t-shirt immaculé comme Georgia, le color-block oculaire semble étonnamment assez naturel. Comment une maquillophobe telle que moi peut-elle s’emparer de ce look ? Bonne question : je laisse mon amie, la talentueuse make-up artist Sam Addington y répondre. Son conseil : utiliser une ombre crème qui 1. est facile à appliquer et 2. facile à retirer si on se trompe. Il est possible de rendre le look plus graphique en superposant plusieurs couches ou plus subtil en l’estompant : avec un coton-tige par exemple. Pour que ça dure, appliquer une base au préalable sur les paupières puis appliquer la couleur au doigt ou avec un pinceau plat. Pour plus de sécurité (on n’est jamais trop prudent), passez un kleenex sur chaque paupière et tapoter pour fixer… si vous êtes d’humeur encore plus audacieuse (avec des yeux orange, c’est possible)… ne mettez pas de mascara ! Comme avec une pédicure fluo ou une chemise hawaïenne, c’est le moment d’adopter un parti-pris style ensoleillé… paupières orange comprises. Vous aimez ? _______________ Georgia Alice est une créatrice de prêt-à-porter australienne dont la marque éponyme est tout en élégance et modernité. Natalie Shukur est une auteure australienne basée à Brooklyn qui sait trouver les bons mots et prend des super photos de ses aventures sur Instagram. Sam Addington est effectivement une make-up artist de talent…. Et on se demande si elle aussi ne serait pas australienne.
News
11-07-2017 15:28:00
Atelier Doré
J’avais envie de vous faire un post à se plier de rire sur l’utilisation d’Instagram pendant l’été (je vous jure, ça aurait été drôle. Prochaine fois), j’ai plutôt eu envie de vous donner de vraies nouvelles. Et en ouvrant mon Instagram, je suis tombée sur cette citation : “L’important, c’est ceci : être capable, à tout moment, de sacrifier ce que l’on est pour ce que l’on pourrait devenir.” par Maharishi Mahesh Yogi. Je ne sais pas vraiment qui il était, Maharishi (après Googlisation, le gourou des Beatles,entre autres) mais ses mots résonnent vraiment en moi. C’est tellement génial, et tellement étrange de chroniquer sa vie. Surtout quand on essaye d’être authentique et de ne pas raconter trop de conneries, genre “tout est merveilleux et qu’est-ce qu’on rigole en plus du haut de toute notre minceur !” – qu’on essaye de rester vraie. Surtout quand on change en profondeur et que l’on ne se reconnait pas soi-même. En l’espace de trois ans, sans faire de déclaration fracassante, en suivant un chemin parfois difficile, j’ai tout doucement quitté les rangs des défilés (je n’en pouvais plus), je suis tombée amoureuse (yeeesss), essayé de faire un enfant (ça n’a pas marché), changé de ville (enfin!), acheté une maison (le rêve d’une vie) et, intérieurement, entrepris une espèce de révolution sur laquelle je peux (j’espère, parce qu’une révolution, c’est épuisant) à présent me retourner. C’est étrange à quel point on peut s’enfermer dans une image. Souvent quand on est jeune on dit :“Je veux trouver ma place !” C’est bien. Mais une fois qu’on l’a trouvée, on peut vite s’y enfermer. Alors attention à ne pas trop trouver votre place. Moi, j’étais un peu paralysée par ma place, je crois. Par ce qu’on attendait de moi – enfin surtout par ce que je croyais qu’on attendait de moi. Par exemple, je pensais qu’il fallait que ma loyauté à vous, mes lecteurs, soit sans faille. Que je continue à poster ici, régulièrement, quoi qu’il arrive dans ma vie. Pendant longtemps, cette régularité a été un exercice génial, me poussant à dépasser les limites, ma créativité, ma timidité. Malade ? Pas grave, on puise au fond de soi pour écrire. Dévastée par une rupture amoureuse, un problème de santé ? Pas grave, on continue. De la même manière que je me suis forcée à continuer à aller aux défilés bien après en avoir eu ras le bol. Ou souvent restée dans des relations bien après leur date de péremption. Je pense qu’il y avait en moi une telle envie d’être une fille bien, une bonne élève, une telle envie de me montrer à la hauteur de ce succès que j’avais rencontré, que j’avais perdu le fil de ce que je voulais vraiment, de ce qui me rendait heureuse. Ça s’est traduit par des tas de choses. Un mal-être sourd, que je n’arrivais pas à comprendre, des amitiés bancales, des choix de vie pas géniaux, une prise de poids inconfortable, un discours intérieur plein de haine envers moi-même… La liste est infinie. Pendant longtemps j’essayais de prendre soin des symptômes (Allez, on fait du sport, allez, on rencontre encore plus de gens, allez, on rajoute une dose de travail) sans m’attaquer à la racine du problème. À un moment, j’en étais arrivée à un point où j’avais tellement livré ma vie à cette idée de faire les choses “comme il faut” que je n’arrivais plus à prendre une décision par moi-même. J’ai envie de vous en parler, car je trouve que c’est une chose qui arrive souvent aux femmes. On a une capacité à repousser nos limites et à s’oublier qui est merveilleuse tout autant qu’elle est toxique. Ça peut aller très loin, et ça peut rendre incroyablement malheureux. Alors que la vérité, c’est qu’aujourd’hui chaque personne aura plus d’une vie. Il faut redéfinir ces idées de place, de trajectoires, de carrières. Se donner la possibilité d’accueillir les moments de vide. Et il ne faut pas hésiter à laisser s’effacer celle que l’on était pour faire place à celle que l’on pourrait devenir. Il faut aussi démystifier la “réussite”, je vous l’ai déjà dit, rien ne m’énerve plus que le modèle qui est présenté aux femmes en ce moment, et qui sous couvert de “nous réaliser” nous pousse à non seulement être une femme entièrement photogénique (des pieds à la tête en passant par notre maison et nos vacances, avec les médias sociaux, plus rien ne nous appartient vraiment) mais aussi une mère de famille vertueuse, un parangon de santé et aussi, bien sûr, d’avoir une carrière absolument fascinante. Le tout en étant politiquement correcte, féministe, et philanthrope. Pour moi aujourd’hui, se plier à ces critères, c’est le contraire absolu de la réussite. Avoir une vie parfaite, c’est un travail épuisant et souvent solitaire. Se détendre et suivre ce qui nous fait plaisir en revanche, ça c’est le début de quelque chose d’intéressant. Se connecter à ses vraies envies est super cliché, et c’est très énervant parce que c’est peut-être la chose la plus difficile à faire quand on a toujours été éduquée pour faire plaisir aux autres, à ses parents, à ses amis, à ses amoureux et à la société. Mais ça vaut le coup de s’y pencher, tout doucement. (C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’ai adoré le film de Guillaume Canet, Rock’n Roll, il est sur Itunes si vous l’avez raté.) Alors parfois, c’est important de sortir un peu de nos “places”. De ne pas faire ce que l’on attend de nous. De surprendre, de décevoir, de rompre, de se planter, de vivre sa vie. Oh, et avant de finir, je voulais aussi vous dire : quoi que l’on fasse, que l’on soit en accord avec soi-même, ou pas, il n’y a jamais un moment où l’on est “arrivé”, où l’on se “pose” ou où l’on est “parfaitement heureux”. La vie, c’est plus que des clichés, la vie c’est un voyage. ——— Bon. Je ne rentrerai pas dans les détails de ma vie privée aujourd’hui (mais je le ferai assez vite), j’avais juste envie de vous donner de vraies nouvelles, puisque vous m’en demandez depuis longtemps. Merci de votre intérêt d’ailleurs, ça me fait chaud au coeur.
New York Apartments
10-07-2017 21:30:19
Atelier Doré
On dit que si on est capable de trouver un appartement à NY, on peut à peu près tout faire. C’est vraiment un univers impitoyable, en gros il faut être prêt à sacrifier un rein, tout ça pour trouver un appart via une petite annonce que l’agent immobilier n’aura fait que trouver sur Internet. Et puis franchement, hein, qui gagne 40 fois son loyer mensuel ? Après cette aventure épuisante et ruineuse, on se retrouve avec un proprio ou une agence immobilière qui nous ponctionnent chaque mois leur dû. Moi, j’ai loué cinq apparts en huit ans depuis que je vis ici, et exclusivement à des proprios qui habitaient le même immeuble. S’ensuit une relation particulière qui nécessite pas mal de subtilité. Je crois que je préférerais avoir affaire à une entreprise impersonnelle plutôt que de tomber sur le-dit proprio quand je sors mes poubelles dans mon short trop court, ou alors que je suis bourrée et incapable d’articuler trois mors et qu’il veut absolument me parler de la fuite du frigo ou du rat qui essaie de s’aventurer dans l’appart par la cour… Euh, pourquoi est-ce qu’on paie un loyer, à NY, déjà ? Il y a aussi le parcours du combattant de ceux qui tentent d’arriver dans une coloc remplie de gens qui se connaissent déjà. On essaie de se présenter sous son meilleur jour, de convaincre tout le monde qu’on n’est pas un dangereux criminel mais quelqu’un qui viendra compléter à merveille le groupe. Je ne parlerai même pas du moment où on se rend compte qu’un des colocs est un vrai cauchemar…. Bref, survivre à la quête d’un appartement à NY, ça mérite presque une récompense… Et je pense sincèrement que si on est capable de trouver un appart à NY, on peut le faire partout. Vous en pensez quoi, vous ?
Caudalie Essence
6-07-2017 22:00:08
Atelier Doré
OK, so let’s start this by asking a simple question — what, in the world of skincare, actually is “essence »? Honestly, when I started integrating an essence into my skincare routine I had no idea… But I did know that everyone was talking about it, and every beauty site was including it in their product round ups, so I figured I should just go ahead and give it a try (I’m an easy sell when it comes to beauty products. That crazy at-home laser will soften my lines? Brighten my skin? And comes with a waiver? Sold!). Anyways, I fully started using essence about a year ago… Since entering this (somewhat confusing) world, I’ve tried what seems like the full spectrum of brands – from cult Korean brands to super luxe (read: expensive) Japanese brands. None of which I bought more than once… and I was starting to think the whole essence thing was a hoax all together. But the conversation definitely changed for me when Caudalie released their Vinoperfect Essence earlier this year. When I say game-changer, I mean it. Something happened when I started using the product — and essence finally had a reason for existing. Using the product, day and night, my skin is brighter, softer, clearer. My minimal breakouts have disappeared altogether and my makeup routine is down to tinted moisturizer and a swipe of mascara (if that). So while I’m still not 100% sure I know what the definition of “essence” really is — I do know that Caudalie’s version of it has found itself a permanent home in my skincare routine.
Reevaluating the Ruffles
4-07-2017 15:22:36
Atelier Doré
Froufrous et volants, deux éléments que j’avais jusqu’ici bannis de ma garde-robe, en toute franchise… trop connotés bal de fin d’année, folklore et premier degré ! Mais j’ai comme devise « Ne jamais dire jamais », et la façon dont Anahita s’épanouit avec moult volants vaporeux vient un peu démonter toutes mes certitudes et réticences en la matière. Avec les années, il m’arrive de plus en plus souvent de revenir sur des jugements un peu péremptoires. Comme pour la couleur rose ou les plats salés-sucrés, que je n’ai pas encore complètement adoptés. J’ai aussi récemment coupé mes cheveux pour adopter un style « à mi-chemin entre Anna Wintour et une petite fille de quatre ans » et je me surprends à choisir des looks un peu plus délicats et féminins pour contrebalancer ce soudain minimalisme capillaire. Donc, froufrous, peut-être ! L’équilibre parfait de la féminité volantée associée à la fonctionnalité graphique des Vans d’Anahita me parle vraiment. Qui aurait cru que je rêverais un jour de traverser l’été new-yorkais dans un tourbillon vaporeux ? Pas moi en tout cas. C’est pour ça que ma devise ne m’a jamais déçue. Chemise, Reformation ; Jupe, Houghton ; Chaussures, Vans ______________ Annahita est la rédactrice mode adjointe du New York Post, et elle maîtrise – à la perfection – le style féminin. Les volants, la couleur, et souvent le glitter sont en phase avec sa personnalité chaleureuse et mis en valeur par sa sublime chevelure sombre.
A Beauty Minute with Brooke
27-06-2017 15:00:09
Atelier Doré
Le matin : Je me nettoie le visage avec l’eau micellaire Thalgo avant d’appliquer la crème hydratante jour et nuit La Prairie Dual Chambre. J’utilise une minuscule dose de fond de teint Clé de Peau ou Armani Luminous Silk Foundation, un peu de poudre matifiante sous les yeux et sur le nez, de l’eye-liner gel Bobbi Brown avec de l’ombre à paupières grise Laura Mercier, appliquée à l’aide d’un pinceau biseauté By Terry. Ensuite, le mascara waterproof Diorshow, du crayon à sourcils Anastasia, et le lipstick Prescriptives Posh Ginger que je mets depuis toujours. Pendant la journée : J’utilise la crème Marilyn Miglin sur mes lèvres depuis mes 16 ans, donc je l’ai toujours sur moi. J’ai aussi mon lipstick Prescriptives ou un gloss Chanel Unity, que j’ai mis pendant longtemps mais qu’ils ne font plus. Parfois je fantasme sur un vrai rouge à lèvres, mais je ne me sens pas le courage de me lancer dans le rituel crayon à lèvres/rouge à lèvres/fixation… Le soir : Je me démaquille avec le démaquillant Make Up Forever Sens’Eyes, puis je me nettoie le visage avec la même eau micellaire Thalgo. J’applique un peu de Erasa XEP-30, le meilleur produit lissant que je connaisse, mais qui est hors de prix ! Puis toujours la crème jour et nuit La Prairie Dual Chamber. J’ai la chance d’avoir pour amie Linda Wells, dont je suis les conseils religieusement. ____________ Brooke Garber Neidich est la co-fondatrice du Child Mind Institute et elle est aussi à la tête de la marque de bijoux créée par son père, Sidney Garber. Brooke (vous vous souvenez peut-être de sa style story ) est un mélange d’élégance, de gentillesse et de profonde générosité.
Not Nice Nails
26-06-2017 21:00:39
Atelier Doré
L’un des inconvénients d’être fiancée, c’est que les gens regardent mes mains beaucoup plus qu’avant. Pourquoi est-ce un inconvénient ? Eh bien, je suis assez nulle quand il s’agit de prendre soin de mes ongles. En général ils sont soit a) vernis mais un peu écaillés ou b) non vernis et de longueur variable. J’adore me faire faire une manucure, mais en général ça ne tient pas plus d’une heure. Je suis le genre de fille qui trouve le moyen de saccager son vernis avant même d’avoir quitté l’esthéticienne… et en général, j’ai trop honte pour oser lui demander de faire une retouche… Donc j’ai renoncé aux jolis ongles. Ce qui est quand même dommage, parce que dans un cadre professionnel, les ongles négligés sont considérés comme un faux pas. Et quand il s’agit de montrer ma bague de fiançailles aux gens (oui, j’aime la faire admirer… parfois, les gens demandent à la voir ou alors je leur montre parce que je la trouve trop belle) c’est la honte totale. Quand Josh me l’a offerte, ça devait faire trois mois que je n’avais pas fait de manucure… ce qui explique toutes les photos où on voit juste mon poing fermé. Sérieusement, comment font les femmes aux ongles parfaits pour avoir le temps d’avoir les ongles aussi parfaits ? Ou une vie où elles ne touchent absolument rien ? Je suis sûre que toutes ces parfaitas sont entourées d’une armada de fées qui se chargent de sortir les clés de leur poche, leur porte-monnaie de leur sac… elles doivent porter des gants quand elles vont à la gym… et je pense qu’elles ne soulèvent jamais le moindre truc. Si vous avez des idées pour entretenir mes ongles, je suis preneuse. Ou si vous avez trouvé un produit miracle (autre que la formule vernis permanent), dites-le-moi. (j’ai essayé la version gel une fois et ça m’a ruiné les ongles, donc je ne recommencerai pas.)
Career / Lauren Caris Cohan
23-06-2017 17:00:11
Atelier Doré
Lauren est une habituée du site. On a collaboré avec elle et Free People il y a quelques années pour des shootings. Depuis, Lauren et Garance sont devenues de grandes amies. Je n’ai pas passé beaucoup de temps avec elle mais Garance m’a toujours raconté des choses formidables sur elle et sur la façon dont sa carrière a évolué. Après plusieurs années couronnées de succès chez Free People, elle a récemment décidé de voler de ses propres ailes et a commencé à écrire et à réaliser des films pour la télévision, partageant son temps entre New York et LA (ça me rappelle quelqu’un !). J’ai rencontré Lauren il y a quelques semaines pour qu’elle nous parle de son parcours et c’était comme retrouver une vieille copine – une copine avec des projets vraiment passionnants ! ______________ Où as-tu grandi ? Je suis née à New York et j’ai passé presque toutes mes années de lycée dans le New Jersey, dans le comté de Bergen. Que faisaient tes parents ? Mon père était mannequin, acteur et musicien. Il faisait partie d’un groupe, The Token, avant qu’ils deviennent célèbres. Et puis il les a quittés et le groupe a cartonné. Il a commencé à travailler vers 35 ans. Il possédait une des premières sociétés d’informatique et de photocopie. Il était très créatif. Souvent, quand je rentrais de l’école, il était au piano et chantait. C’était un vendeur avec une âme d’artiste, qui s’est retrouvé avec un business peu créatif. Ma mère était mère au foyer. En ce moment, elle lève des fonds pour une université de Pennsylvanie. Elle a repris le travail quand mon père a pris sa retraite. Quand t’es-tu installée à New-York ? J’ai vécu à New York de 18 à 22 ans. Et quand as-tu commencé à y travailler ? Quand j’avais 21 ou 22 ans, la sœur d’un ami était rédactrice d’un magazine dans lequel j’avais travaillé une journée, dans le fashion closet, avant de réaliser que ça n’était pas fait pour moi. J’ai commencé comme assistante styliste peu de temps après ça et ensuite j’ai travaillé pendant six mois en freelance, toujours comme assistante styliste. A l’époque, j’avais envoyé la candidature de mon boyfriend pour un job à Anthropologie, sans lui dire. Il avait décroché un entretien, il n’en revenait pas, il était directeur créatif dans une autre société à ce moment-là. Mais il a accepté d’y aller. On a déménagé à Philadelphie et j’ai trouvé un poste d’assistante styliste chez Free People. Le e-commerce n’existait pas encore, il n’y avait pas d’équipe en interne. Ils faisaient des shootings pour le site un ou deux jours par mois. Alors je suis allée voir le directeur financier, je lui ai proposé de redéfinir le budget qu’on réservait à nos freelances en créant une équipe créative en interne. Et en 8 ans, cette équipe est passée de 2 à quasiment 50 personnes au moment où je suis partie. Chez Free People, à chaque interview, j’avais l’habitude de dire : Si tu vois une opportunité que personne ne saisit, lance-toi et prouve-moi que tu es capable de le faire. Tu travaillais là-bas depuis combien de temps quand tu es allée voir le directeur financier avec cette proposition ? Environ un an. Quand on est jeune, on veut toujours viser plus haut – on a tellement envie de faire ses preuves, et parfois ça peut être vraiment difficile, parce que ça prend du temps, forcément. Chez Free People, à chaque interview, j’avais l’habitude de dire : Si tu vois une opportunité que personne ne saisit, lance-toi et prouve-moi que tu es capable de le faire. C’est la meilleure façon de progresser. A quoi ressemblait cette équipe créative ? On est parti de rien et on a fini avec 10 photographes et 5 mannequins sur le plateau tous les jours. Un vrai ballet de freelances, la porte ne se fermait jamais. Une équipe entière de stylistes, une équipe de post-production, une équipe de tournage, une équipe catalogue, une équipe de vente, qui créaient ensemble l’imagerie Free People. C’était une opportunité unique, on nous a fait totalement confiance. Le directeur financier a fini par me dire : « Je vais te donner le budget et tu vas le gérer. Je te donne un an et tant que tu ne dépasses pas ce budget, tu peux faire ce que tu veux. » On a eu une vraie liberté créative. Ça nous a permis de faire tout ce qu’un budget traditionnel ne permet pas. On a pu aller au Vietnam, en réussissant à convaincre nos amis de venir travailler avec nous gratuitement parce que ça allait être une aventure incroyable, et dépenser tout l’argent comme bon nous semblait… Aucune autre entreprise de cette taille-là n’offrait un fonctionnement aussi « démocratique ». J’ai fini par superviser une équipe de gens à qui on permettait d’être très créatifs (moi compris), travailler avec des amis, voyager à travers le monde, dans les endroits les plus photogéniques qui soient. C’était vraiment la philosophie de la marque. C’est passionnant ! Et on voit bien comment ça se traduit dans l’imagerie de la marque. Mais je sais que derrière tout ça se cache un travail colossal. Quand j’étais assistante styliste, on a fait un shooting au Maroc, on a traîné des valises sur les dunes de sable, il faisait 45°C et tout ce que les gens peuvent voir de ça, c’est la photo Instagram de la dune de sable somptueuse sur laquelle on a marché. On a posté ça, genre : regardez comme c’est fascinant ce qu’on vit, mais on était déshydratés, épuisés et on avait travaillé comme des fous. Mais tant dans l’industrie du cinéma que dans celle de la photo, c’est devenu bien plus facile d’être créatif, et ça c’est formidable. D’un autre côté, les gens ne se rendent pas compte de la quantité de travail qu’il faut fournir pour en arriver là. Surtout pour la vidéo, c’est hallucinant, personne n’a idée du travail et des efforts qu’on produit pour faire un court-métrage de 30 secondes ou d’une minute. Il ne suffit pas d’avoir une équipe de tournage, même réduite au strict minimum. Instagram a vraiment changé la donne. On était passés de l’excitation de recevoir un catalogue à un trop-plein d’images redondantes. On est bombardés d’images tous les jours. Une fois l’équipe en place, quel a été ton nouveau rôle dans l’entreprise ? Je suis devenue directrice artistique. Et je le suis restée toutes ces années. Ça ne m’a pas dérangée, c’est une entreprise dans laquelle les intitulés ne définissent pas un poste, ce n’est pas la partie la plus importante du process. Et tant que je pouvais continuer à monter des projets, ça n’avait pas d’importance pour moi. Et comment était la vie à Philadelphie, par rapport à New York ? C’est une ville fascinante, magnifique. Il y a des musées formidables, de la bonne musique et de la super nourriture. J’étais en couple. On avait un chien et on passait nos weekends au marché fermier. Quand on s’est séparés, on est tous les deux retournés vivre à New York. [rires] Mais la vérité, c’est que j’ai tellement voyagé jusqu’à l’année dernière que je n’avais aucun ancrage, aucun endroit que j’aurais pu appelé mon foyer, et c’est ce qui m’a en partie décidée à faire des changements dans ma vie, parce que ça devient vite épuisant de vivre comme ça. A ce poste, comment tu t’impliquais dans les différentes composantes et départements de la marque ? Un directeur artistique peut couvrir beaucoup de domaines… Je travaillais avec le fashion director, avec le directeur merchandising – on avait tous des jobs différents mais j’étais surtout responsable de la création de tous les concepts, de l’imagerie, des films, du catalogue, et du contenu pour le e-commerce. Et chacun de ces secteurs disposait de sa propre équipe. On avait 11 catalogues par an, on devait imaginer 11 concepts, c’était un déluge permanent de contenu, et on devait élaborer des stratégies nouvelles et innovantes pour développer la marque, qui possède une très forte identité visuelle, et faire en sorte que les gens aient envie de revenir et d’en voir plus. On a tout fait, de la fusion de contenu entre les catalogues et les films à différents concours. On voulait sortir de la routine, ne plus être blasés de voir une fille voyager autour du monde, que ce soit Anja Rubik ou Erin Wasson. Instagram a vraiment changé la donne. On était passés de l’excitation de recevoir un catalogue à un trop-plein d’images redondantes. On est bombardés d’images tous les jours. Comment la prolifération des médias numériques et sociaux a-t-elle changé ton travail ? Ça a forcément impacté la façon dont votre contenu était délivré. J’ai commencé à me lasser de faire des images, mais en même temps, tant que je continuais à apprendre, à progresser dans mon job, j’étais vraiment satisfaite. Il y a 4 ou 5 ans, à peu près aux débuts d’Instagram, on a commencé à faire des courts-métrages. Et là j’ai réalisé que c’était exactement ce dont j’avais envie. Le médium est différent et l’approche narrative est forcément différente selon qu’on crée des images fixes ou des images en mouvement, mais pour moi l’esprit était le même. On a commencé à faire des films, et ils ont été super bien accueillis. J’ai eu beaucoup de chance, j’ai pu écrire, diriger, produire, m’occuper des castings, tout ça avec une équipe formidable. On a créé une vraie société de production en interne et on a fait des courts-métrages. C’est vraiment intéressant parce qu’en terme de contenu, quand il s’agit de films pour une marque, personne n’est en mesure de saisir l’étendue des possibilités. En matière de vidéo, il reste encore tant de choses à découvrir, et c’est cet esprit qui animait notre travail. Et je ne suis pas sûre qu’on arrive au bout de cette recherche un jour. C’est marrant parce que vu de l’extérieur, ça a toujours l’air hyper glamour. Mais on peut se sentir vraiment seul, même entouré d’amis, on est loin de chez soi et la seule chose qu’on veut, c’est dormir dans son propre lit. Mais ces expériences ont fait de moi la personne que je suis, et j’ai beaucoup de chance d’avoir pu les vivre. Comment t’es-tu formée? Tu as dû acquérir beaucoup de nouvelles compétences. J’ai eu beaucoup de chance, Free People m’a fait entièrement confiance. Comme les films étaient bons, ils étaient super bien accueillis, alors on a pu continuer à en produire. Plus on en faisait, plus j’apprenais, je me perfectionnais. J’ai réussi à apprendre sur le tas. Et en même temps on shootait nos catalogues et les images de nos campagnes. Je devais combiner les budgets pour qu’on puisse tout faire. Du coup, au sein de l’équipe, tout le monde devait vraiment avoir envie d’être là, parce que c’était un travail titanesque. Quand tu étais chez Free People, comment as-tu réussi à travailler avec la crème des top models et des photographes ? Au début, l’équipe a passé beaucoup de temps à monter des combines pour qu’on puisse avoir ceux avec qui on rêvait de travailler. J’ai toujours essayé de rendre ça le plus fun, créatif et collaboratif qui soit pour que les models et les photographes sachent qu’avec nous ils vivraient une super expérience. On a réussi à faire du très beau travail en saisissant ces filles au naturel – pas de maquillage et pas de talons hauts. Elles ressemblent à ce qu’elles sont dans la vraie vie et je les ai toujours encouragées à s’exprimer, à donner leur opinion et partager leurs idées sur le projet. On a fini par se bâtir une solide réputation et on a continué de travailler avec les mêmes talents, encore et encore. On choisissait des models et des photographes avec une vraie curiosité et un goût certain pour le voyage – certains trajets de 30 heures en car étaient loin d’être glamour voire déconseillés aux personnes fragiles. Tu étais basée à New York et Free People à Philadelphie, et tu étais souvent sur la route, comment tu organisais ton travail avec toute cette distance ? Ils ont été fantastiques, ils m’ont permis de travailler depuis New York quatre jours par semaine, et m’ont fait confiance pour que le travail soit fait. Ça n’a jamais posé problème. Avec les moyens de communication actuels, je suis joignable par texto tout le temps. Mais on voyageait vraiment beaucoup, 240 000 km par an, c’était épuisant. C’est marrant parce que vu de l’extérieur, ça a toujours l’air hyper glamour. Mais on peut se sentir vraiment seul, même entouré d’amis, on est loin de chez soi et la seule chose qu’on veut, c’est dormir dans son propre lit. Mais ces expériences ont fait de moi la personne que je suis, et j’ai beaucoup de chance d’avoir pu les vivre. Et j’avais une équipe formidable et ça fait toute la différence quand on travaille avec des gens passionnants et ambitieux, qui veulent faire du bon boulot. Ça fait une grosse différence, effectivement. C’est génial ! Ça n’a pas de prix ! Si j’avais un conseil à donner, ce serait : Foncez. Peu importe ce que vous voulez faire, la seule chose qui vous empêche d’avancer, c’est la peur. Ta vie a beaucoup changé, maintenant tu développes plus de films et des projets pour la télévision. Tu peux nous en dire un peu plus sur cette transition professionnelle ? Il y a deux ans, on a fait venir la directrice marketing de Vimeo. On voulait essayer de trouver comment développer notre contenu vidéo de façon significative. Si on dépensait autant de temps et d’énergie à créer du contenu, comment faire en sorte que les gens le voient ? On a commencé à parler de réalité virtuelle, un sujet qui me fascine. La VR offre des possibilités tellement intéressantes. On voulait être la première marque de mode à produire du contenu VR vraiment cool. Et puis notre objectif a évolué : devenir la première marque à produire une série de contenus de marque sans qu’on puisse deviner que c’est du contenu de marque. On a commencé à réfléchir à du contenu VR qui serait comme une série, avec des épisodes. C’est comme ça que sont nés Dream Girl et mon dernier film pour Free People. Quand on a réalisé qu’on tenait une idée vraiment originale, le directeur financier m’a donné carte blanche pour trouver comment faire évoluer le projet. A ce moment-là, je savais déjà que je voulais être cinéaste. J’adore la mode, mais je sentais que je n’avais plus d’histoire à raconter autour de cette marque. J’entrais dans la trentaine, j’ai senti que c’était le bon moment. C’était maintenant ou jamais. Grâce à mon ami et mentor Ben Younger, on a présenté le film à CAA, et avec Free People, on s’est associés à Imagine Entertainement, la société de Ron Howard et Brian Grazer. J’ai signé chez CAA, en tant que scénariste et réalisatrice de films et de projets pour la télévision. Et maintenant j’ai un manager fabuleux et je viens de signer chez Anonymous Content en tant que directrice commerciale. Tous ces changements, c’est grâce à Dream Girl, pas exclusivement mais ça m’a donné une grande impulsion. Cette semaine, je suis à LA pour du pitching. J’ai des pitches à faire devant plein de chaînes de télévision. Le show ne s’appelle plus Dream Girl, c’est Lucid maintenant. Jessica Mecklenburg est ma co-scénariste, ma co-créatrice, c’est une femme fantastique. Elle était l’un des producteurs exécutifs de la série Stranger Things sur la première saison et l’une des scénaristes. Si j’avais un conseil à donner, ce serait : Foncez. Peu importe ce que vous voulez faire, la seule chose qui vous empêche d’avancer, c’est la peur. J’avais vraiment un job de rêve, et ça a été très difficile de le quitter. Mais si ce n’est pas le cas pour vous, c’est qu’il est temps de passer à autre chose, quelque chose qui vous donne envie de vous lever le matin. En ce moment, j’adore les lundis parce que j’ai devant moi toute une semaine pour prendre le temps de réfléchir à ce que je pourrais faire, à comment je pourrais progresser. [NDLR : Depuis notre entrevue, Lucid a été acheté et est en phase de développement chez Hulu. Lauren dirige son premier long métrage et est en train de développer d’autres séries télé.] Comment as-tu rencontré Jessica ? Jessica est aussi représentée par CAA, tout comme Imagine, la société de production qui a co-developpé le projet et a rencontré beaucoup, beaucoup de scénaristes. Elle est incroyable, c’est une scénariste prolifique (et une nana en or) et comme elle a rencontré un succès fou avec son travail, notamment Stranger Things, on lui présente des centaines de projets. Et elle a choisi le mien ! (J’ai une chance folle !) Et maintenant on travaille ensemble sur plusieurs projets. Ce qui me tient vraiment à cœur actuellement, c’est d’aider d’autres femmes, les encourager à faire des choses comme celles qu’on fait toutes les deux avec Lauren. J’ai aussi créé une société de production, Lolly Would, qui propose des services créatifs, avec ma creative producer, Helena. C’est passionnant d’avoir plusieurs projets en parallèle. J’écoute les gens parler de leur façon de travailler, leur point de vue m’inspire. Comme on disait tout à l’heure, c’est une grosse transition, de passer de la sécurité d’un job à plein temps à un job assez nouveau, surtout en tant que freelance, tu es ton propre patron. Tu peux nous en dire plus sur le sentiment d’être partagée entre deux carrières quand tu as commencé à envisager cette transition ? Ce n’est vraiment pas évident de quitter un « job de rêve » – cette perspective m’a longtemps terrifiée. J’ai passé beaucoup de temps à me remémorer combien j’avais de la chance et à quel point j’étais reconnaissante d’avoir eu l’opportunité de diriger, de créer et de voir le monde à travers un prisme incroyable. Mais ça avait beau être un job unique, je n’étais pas heureuse. J’ai commencé à me sentir comme engourdie, moins créative, j’avais moins envie de travailler – je ne me sentais pas bien. J’ai même commencé à regretter que personne ne veuille prendre ma place. Avant de quitter mon poste, j’ai commencé à parler stratégie avec mes nouveaux managers et agents, à propos de ma carrière de cinéaste. Je me souviens que j’avais des insomnies, mon esprit était complètement saturé par les nouvelles idées – je n’avais pas ressenti ça depuis longtemps. Mon travail me rendait tellement heureuse que j’avais envie d’exploser. C’est à ce moment-là que j’ai su que j’avais pris la bonne décision. Le manque de cadre et de régularité peut être déconcertant par moments mais ça me fait aussi avancer et ça me motive. Le temps est précieux, j’en prends de plus en plus conscience à mesure que je vieillis. Pour l’instant, j’essaye de ne pas avoir de trop grandes attentes et de profiter de cette aventure. Et comment les choses ont-elles évolué, maintenant que tu es ton propre boss ? Tu n’as plus d’entreprise sur laquelle t’appuyer… La pression est très forte. Tout repose sur mes épaules. C’est merveilleux et en même temps, je suis en première ligne en permanence. Mais c’est passionnant. Pour mener à bien tous mes projets, je dois m’entourer de beaucoup de gens. Des gens talentueux. C’est très agréable. Et puis ça fait aussi vraiment du bien de s’attribuer le mérite de quelque chose (et niveau ego, c’est une expérience un peu bizarre). Pouvoir dire : je l’ai fait. Pendant des années, mon nom n’a jamais été crédité dans les projets que j’ai menés. J’étais vraiment fière d’avoir participé à ces projets mais au bout d’un moment, j’ai fini par réaliser que personne ne savait que j’en avais fait partie ! A quoi ressemble une journée-type maintenant que tu travailles sur ces projets ? Je me sens en meilleure forme et plus centrée qu’auparavant. En ce moment, je me lève à 7h et je vais au yoga à vélo, j’écris avec Jess pendant quelques heures et généralement, j’ai une réunion au studio l’après-midi. Que du bonheur ! Avec mon amie Phoebe Tonkin on travaille aussi sur un projet de court-métrage. Je mesure vraiment la chance que j’ai d’avoir ces collaborations créatives avec des amis pour qui j’ai le plus grand respect. Tu partages ton temps entre New York et LA, comment tu vis ça ? J’ai passé beaucoup plus de temps à LA qu’à New York cette année, mais New York restera toujours ma maison. Je suis très libre, je peux y passer la moitié de l’année ou bien aller là où le vent me porte, c’est vraiment merveilleux. Et puis avec tous les voyages que j’ai faits pendant toutes ces années, sauter dans l’avion, c’est vraiment facile. Comment tu trouves l’équilibre dans ce que tu fais et comment tu canalises ta créativité ? Je suis plus créative quand je parle avec d’autres créatifs. J’écoute les gens parler de leur façon de travailler, leur point de vue m’inspire. Je peux prendre le temps de faire ça maintenant, et j’ai aussi du temps pour moi… Le regard que je porte sur les choses a beaucoup évolué. Ton plus gros défi au niveau professionnel en ce moment ? C’est un apprentissage constant. Pendant très longtemps, j’étais la seule responsable, de la conception à l’exécution. Et maintenant, je dois répondre aux attentes d’un client ou d’une société de production. La voie qui s’ouvre à moi est pleine d’espoir et d’opportunités, mais je n’ai plus le même pouvoir qu’avant, quand je donnais vie à mes propres idées. Tout ça, c’est donc très nouveau pour moi. Je peux m’enflammer sur 50 projets différents et qu’aucun d’entre eux ne voit le jour. Il faut que j’apprenne à ne pas me décourager quand ça arrive. Et puis je passe beaucoup de temps à attendre – attendre des mails. La vie de freelance est vraiment différente. Les projets qui te motivent le plus en ce moment ? Je suis super motivée par mon projet Lolly Would. Et aussi ma collaboration avec Jessica, et les longs métrages sur lesquels on travaille toutes les deux. Et j’ai trop hâte de faire du pitching pour Lucid cette semaine, ça a vraiment été mon plus gros projet depuis deux ans. J’ai envie de monter des projets et d’avoir une voix qui ne soit pas associée à une marque, ma propre voix ! Pas celle de quelqu’un d’autre. Tu dirais que tu as un mentor ? Garance, bien sûr, et mon ami Ben Younger, qui est réalisateur et scénariste. Jessica est aussi l’un de mes mentors. C’est vraiment incroyable de voir à quel point c’est motivant de se sentir entouré, de savoir qu’on peut compter sur eux. Le plus important, c’est de rencontrer quelqu’un qui te comprend, c’est toujours ce que je recherche. C’est tellement agréable, ces discussions dont on ressort comme nourri. Si je devais donner un conseil, ce serait de trouver quelqu’un qui vous respecte, qui croit en vous et en votre projet, et lui poser des questions. Parfois, ce qui nous fait le plus peur, c’est de poser des questions. Le meilleur conseil qu’on t’ait donné ? Crystal, la fashion director de Free People, est comme une sœur pour moi. Un jour, on était en voyage et elle m’a dit ceci : « Sois celle que tu voudrais être. Va toujours de l’avant. Regarde au-delà de l’horizon. Regarde toujours au-delà pour être prête, l’élan, c’est vraiment important. Les gens sont attirés par les personnes qui croient en elles. » Ton rêve pour l’avenir ? A travers le cinéma, raconter de belles histoires, percutantes, émouvantes. Et ensuite pouvoir soutenir des jeunes femmes et les aider à réaliser leur potentiel de multiples façons. Ça me met en rogne de voir à quel point les jeunes femmes peuvent se focaliser sur l’apparence physique. Je voudrais aider à éduquer les filles, les soutenir pour qu’elles deviennent des femmes sûres d’elles-mêmes. ______________ On en a aussi parlé: Free People’s Dream Girl, Lolly Would, Free People Morocco, Erin Wasson for Free People, Series Lauren directed for AG for Alexa Chung, CAA, Ben Younger, Jessica Mecklenburg & Stranger Things, Phoebe Tonkin
Pleats Please
22-06-2017 15:39:17
Atelier Doré
Maintenant que l’été est officiellement là et qu’on sait quoi emmener pour nos vacances à la plage, il est temps de répondre à l’éternelle mais néanmoins vitale question : et qu’est-ce qu’on met pour voyager ? Si vous pensez que le confort est primordial, vous n’avez pas tout à fait tort. Depuis une petite dizaine d’années, le pantalon de survêt’ règne en maître sur les voyages : il permet de se rendre d’un point A à un point B sans entrave, tout en douceur, et offre une bonne protection contre les environnements climatisés. Mais plus récemment, notamment dans les aéroports, j’ai vu pas mal de pyjamas. Et si ça semble être une bonne idée de prime abord, que votre pyjama monogrammé est hyper mignon… réfléchissez quand même à deux fois. Enfin, c’est peut-être juste moi… C’est vrai que j’aurais plutôt tendance à vouloir me faire l’écho tout en féminité sophistiquée d’un board Pinterest rempli de photos de Carolyn Bessette Kennedy ou Jackie O jet-laggant en ensembles coordonnés. Mais on est en 2017, et coordonner style et confort de façon harmonieuse, c’est possible. Ça fait même d’ailleurs déjà un moment… En 1989, Issey Miyake inventait ses Pleats Please, une ligne de pièces plissées ultra-confortables qui sont légères, fonctionnelles, faciles à enfiler et qui ne vous en voudront pas trop si vous les fourrez dans une petite valise. Elles s’enfilent aussi facilement qu’un survêt’ tout en créant l’illusion de pièces sophistiquées. En gros, elles sont la réponse à la question : « Mais qu’est-ce que je peux mettre ? »… surtout si vous partez en vacances. Confortable, sophistiqué et consensuel. Top, Pleats Please ; Pantalon, Pleats Please ; Chaussures, Mari Guidicelli ; Cross Body, Mansur Gavriel ; Duffle Bag, Want Les Essentials ; Bijoux, Sidney Garber Maintenant que l’été est officiellement là et qu’on sait quoi emmener pour nos vacances à la plage, il est temps de répondre à l’éternelle mais néanmoins vitale question : et qu’est-ce qu’on met pour voyager ?
The Lightness of Layering
21-06-2017 15:00:58
Atelier Doré
Quand on aperçoit Coco dans les derniers rayons du soleil du Lower East Side, on a du mal à détourner le regard. Surtout dans cette superposition de vêtements immaculés… eh oui, ce qui ressemble à une robe portefeuille façon origami se compose en fait de trois pièces, associées avec génie dans une vraie maîtrise du layering. Si j’en parle, c’est qu’on a souvent l’impression d’avoir une garde-robe un peu morne. Les pièces classiques, simples et intemporelles peuvent tout à coup sembler monotones et fades. Mais avec un peu d’imagination et de talent pour nouer et draper, on peut facilement se créer un look qui a plus de substance, presque tout droit sorti d’un mood-board Yohji Yamamoto. Finalement, avoir plusieurs pièces de la même nuance augmente vos chances de réussite ! Sur Coco (une Australienne stylée qui travaille avec Maryam Nassir Zadeh, qu’on adore !), ça se joue autour d’une robe débardeur évasée, d’un top cache-cœur à manches longues et d’une chemise blanche à manches oversize… portée déboutonnée et nouée autour de la taille. Et voilà ! Pas besoin de faire exactement la même chose, c’est tenter des associations qui est amusant ! Moi, par exemple, dans le même esprit, je porte souvent mes chemises comme des jupes. Les superpositions aériennes, c’est idéal l’été : au gré des températures on peut retirer ou remettre une couche… Robe, Elizabeth & James ; Top, Elizabeth & James ; Sac, Maryam Nassir Zadeh
Bronze Ambition
20-06-2017 15:00:02
Atelier Doré
Si la quête du teint hâlé est un peu vaniteuse… celle d’un teint hâlé artificiel semble être pleine de bon sens et sûre (plus pratique, moins de rides, moins de risque de cancer de la peau, etc.) Et même si je sais bien qu’on n’est pas obligé d’être hâlé pour être au top, je m’inscris aussi dans ce désir d’avoir la peau brunie. Donc… en toute vanité ET sécurité (et comme Garance vous a déjà fait un petit topo lunettes-parasol-gants-crème solaire-chapeau), on est quelques-unes à l’Atelier à s’être penchées sur la question des auto-bronzants comme alternative au soleil. On a toutes utilisé des produits différents et donc vécu des expériences et résultats différents, mais on a quand même noté quelques règles générales : n’oubliez pas de faire un gommage au préalable, appliquez le produit de la manière la plus uniforme possible, lavez-vous les mains tout de suite après, attendez un peu avant de vous glisser entre vos draps immaculés, et OUI, l’application de la crème sur le dos est hyper compliquée. _______________ Le choix de Natalie : La lotion auto-bronzante Kiehl’s Sun Free Self Tanning Lotion – Un produit léger et non gras qui promet un hâle naturel sans laisser de traces. Il est bourré d’huile d’abricot, de beurre de fève de cacao, de vitamine E, et je fais confiance aux marques comme Kiehl’s qui mettent en avant les qualités naturelles d’un produit. J’ai abordé cette expérience comme la plupart des choses dans la vie : avec impatience et sans trop de préparation préalable. D’ailleurs, j’ai presque failli tenter le coup pendant qu’un certain Kevin venait m’installer mon décodeur Internet. Mais j’ai (heureusement, pleine de bon-sens) attendu qu’il parte. Je me suis complètement déshabillée et j’ai appliqué l’auto-bronzant en quantités généreuses sur tout mon corps, de manière aussi uniforme que possible. Ensuite, j’ai couru un peu partout dans mon appart pour que ça sèche, remis mes vêtements et je suis partie bosser. A mesure que la journée avançait et que ma peau commençait à brunir, mes réticences envers les autobronzants ont commencé à tomber. En apercevant mon profil abricot dans le miroir des toilettes, j’ai été complètement bluffée, même si mes collègues n’ont pas été aussi enthousiastes que j’aurais aimé. Elles se sont un peu rattrapées le lendemain en m’assurant que oui, j’étais bien bronzée. La reconnaissance et le réconfort… c’est un peu pour ça qu’on se donne du mal, non ? Bon, même si je préfère un hâle naturel, cette solution Kiehl’s est une alternative sûre… et me conforte un peu plus dans l’idée que je suis devenue une adulte responsable. Mon conseil : Allez-y doucement, attendez que le technicien Internet soit parti et votre coloc rentrée pour vous aider avec l’application dans le dos. Le choix de Pia : L’Oreal’s Sublime Bronze Summer Express – Une lotion bronzante 24 h lavable à l’eau avec des pigments correcteurs de couleur pour adoucir et parfaire le teint. Parce que j’ai peur de m’engager et que je suis pâle de chez pâle. Rien que l’idée d’utiliser un auto-bronzant me donne des sueurs froides. Ce qui n’est pas très malin car comme tout le monde le sait, sueur + autobronzant = traces. Depuis qu’une fille de mon lycée avait fini en 50 nuances d’orange, j’avais un peu banni toutes les lotions pigmentées. Mais bon, je suis australienne ! Mon incapacité à bronzer, je la compense par mon sens de l’aventure… je me suis donc portée volontaire pour un bronzage éphémère grâce à L’Oreal’s Sublime Bronze Summer Express… qui s’est révélé être génial sur les bras et les jambes mais absolument horrible sur mon visage (est-ce que ça va rester pour toujours ?!) qui était quand même très très foncé. Je me suis détendue en réalisant que ça partait tout de suite à l’eau (bravo pour la pub non mensongère !), sans savon. Apparemment, le produit résisterait à la sueur mais je ne suis pas encore prête à faire le test par 30 degrés au soleil alors que je porte une chemise blanche. Bref, conclusion : une lotion auto-bronzante idéale pour les novices et ceux qui ont peur de s’engager… une lotion également parfaite pour les mains de mon boy-friend qui a gentiment accepter de m’en enduire le dos. Mon conseil : Au risque de me répéter, lavez-vous les mains tout de suite après. Appliquez une couche à la fois, sauf si vous cherchez un résultat artificiel et orangé. Le choix de Caitlin : La lotion bronzante The Organic Pharmacy qui promet un hâle subtil et un teint uni, fait effet en trois heures ET hydrate la peau. Bonus : il est composé de betterave à sucre (100% sain et naturel !) et s’achète sur Goop. J’adore Goop. Je n’en étais pas à mon coup d’essai. Ma première expérience avec la promesse d’un hâle uniforme et artificiel remonte à mes années lycée, alors que je faisais un stage en ville tout l’été. Le résultat a été plus que discutable et assez traumatisant. J’ai fini orange, zébrée et toutes mes fringues blanches ont été bonnes à jeter. Mais voilà, dix ans plus tard, je suis à nouveau séduite par l’idée d’un bronzage sans soleil. La version The Organic Pharmacy est vraiment magique. Comme elle est à base de betterave à sucre (je ne m’en remets pas), la coloration est subtile et impossible à rater. Je n’ai pas vu l’ombre d’une trace ! C’est aussi suffisamment naturel pour être utilisé sur le visage, donc plus besoin de poudre bronzante. Franchement, ça va devenir un nouvel incontournable de mon rituel beauté estival. Mon conseil : Appliquez le produit après la douche, le soir, en prévoyant un petit temps de séchage avant d’aller vous coucher. Passez un peu de crème hydratante après l’auto-bronzant sur les zones difficiles pour unifier le tout. Le choix de Carie : Lingettes L’Oreal Paris Sublime Bronze Self-Tanning Body Towelettes. Des lingettes à usage unique qui contiennent de la vitamine E et peuvent s’utiliser de manière express… et bien sûr, c’est garanti sans traces ! C’était l’option qui me semblait la plus facile et la plus nette. Mon enfance passée en Californie où le soleil brille toute l’année m’a laissé un goût pour la chaleur et le teint joliment abricoté. Bien sûr, je n’avais jamais eu besoin d’appliquer de l’auto-bronzant. Mais après un long hiver new-yorkais et moult conversations avec de ferventes adeptes de ces produits… j’ai enfin accepté de passer des lingettes auto-bronzantes sur mes jambes à 23 h 45 pendant que mon chat miaulait furieusement de l’autre côté de la porte de la salle de bains, scandalisé que je squatte la pièce qu’il considère comme sa chambre. Les lingettes sentaient bon, l’application a été facile et rapide, pas besoin de faire des acrobaties, même si j’ai vite abandonné l’idée d’une application dans le dos. De manière générale, je n’ai pas été hyper convaincue. Je me suis sentie un peu fake. Je n’ai pas eu cette sensation agréable et chaude d’un bronzage bien mérité… celle de profiter du soleil tout en bronzant… au lieu de cette teinte un peu douteuse. Je comprends bien le problème de la surexposition au soleil et je me protège toujours, mais je sais aussi que j’ai viscéralement besoin du soleil. Je suis contente quand il fait beau, mais le bronzage n’est pas vital au point que j’aie besoin de compenser son absence par de l’auto-bronzant. J’ai besoin du soleil, pas du bronzage. Mon conseil : Ne pas appliquer à minuit, veillez à ne pas appliquer deux fois au même endroit et enfermez votre chat dans une autre pièce. _______________ Bon, il semble qu’on n’ait fait qu’effleurer la question des autobronzants et leurs multiples déclinaisons…. Est-ce qu’il faut essayer le DIY ? Est-ce qu’il vaut mieux accepter sa peau au naturel, même si l’hiver duuuure ? Peut-être qu’on ne le saura jamais. En tout cas, on a très envie d’avoir votre avis sur la question… alors envoyez vos conseils de pro ou vos anecdotes tragi-comiques!
A Beauty Minute with Mara Hoffman
8-06-2017 15:12:40
Atelier Doré
Le matin : Mon rituel est assez simple, je commence toujours par un verre d’eau tiède pour bien me purifier avant d’avaler quoi que ce soit d’autre. Ensuite, je me lave le visage avec le nettoyant visage Joanna Vargas, puis j’applique un peu de sérum Ce Ferulic Vitamin C de SkinCeuticals. Ensuite, c’est soit la lotion absorbante La Mer ou une autre crème hydratante que je mélange à un filtre solaire EltaMD SPF 45. Ensuite, un peu de contour des yeux bio à la prune. Je termine par l’encre teintée Milk Makeup Sunshine Skin Tint sur le nez et les joues, du mascara YSL et un peu de stick à lèvres Caudalie. Pendant la journée : J’ai toujours sur moi un baume hydratant et un stick à lèvres. Le soir : Je suis très fière de mon nouveau sauna infrarouge, que j’utilise environ trois fois par semaine. Je suis adepte de la sudation comme façon de détoxifier le corps et l’esprit. Le soir, je me brosse le corps à sec avant la douche, c’est très bon pour les ganglions lymphatiques, et ça stimule la circulation du sang. Ensuite, j’utilise le même nettoyant Joanna Vargas que le matin, mais avec un autre sérum d’une nouvelle marque naturelle et bio, AnneMarie. J’aime me faire un bon masque à l’argile une à deux fois par semaine, et de temps à autre, un masque exfoliant Joanna Vargas. ______________ Mara Hoffman est une créatrice que l’on admire depuis longtemps pour son travail durable et transparent, mais aussi pour la façon dont elle interprète la nature, les couleurs, et la culture à travers ses créations.
A Walk in the Park
7-06-2017 15:05:11
Atelier Doré
Vous avez ce que j’aime particulièrement quand les journées se réchauffent un peu ? Enfin, à part tomber sur la robe estivale idéale pendant les soldes d’été… c’est la possibilité de trouver un endroit qui fasse office de ‘Central Perk’, même si des centaines de personnes y ont aussi élu domicile (insérer bruits de gens qui pestent à propos de ce que NY est devenu). Depuis que j’ai trouvé ce type d’endroit, j’ai initié un rituel qui m’aide à lutter contre mes envies de sortir-de-la-ville-à-tout-prix. Tous les dimanches, je retrouve Brianna, en photo ci-dessus, dans une robe de saison propice à la verdure (le vert se marie particulièrement avec son abondante chevelure rousse) et deux amies anglaises, pleines de bonnes idées, dans notre café de quartier (quand notre emploi du temps et la météo s’y prêtent). Armée de notre boisson caféinée de prédilection, on se dirige vers cet adorable parc-jardin où on passe l’après-midi à s’imprégner du quotidien, à admirer l’assortiment de chiens (et étonnamment, de chats), tout en piquant des fou-rires. Quelques heures plus tard, on se sépare, et parce que c’est une belle journée, je marche un peu, jusqu’à un autre petit endroit sympa dont NY a le secret. Et tandis que le soleil disparaît et que mon écran d’ordi diffuse une énième série Netflix, je me dis que j’ai passé une belle après-midi, découvert un endroit qui est un peu le mien (pour peu que je fasse l’impasse sur ces centaines de personnes). En tout cas, j’espère que l’été vous permettra de découvrir votre propre jardin secret, pelouse, café du coin, et une jolie robe pour aller avec… quelle que soit votre ville d’adoption. Robe, The Frankie Shop ; Sac, Gucci ; Lunettes, Coach
Bye Bye Heels
6-06-2017 15:16:55
Atelier Doré
Hier, j’étais dans mon dressing, en train d’essayer de visualiser son futur. Je n’ai jamais eu un dressing aussi grand et pourtant, il est déjà plein. J’ai fermé les yeux, j’ai pris une grande respiration, j’ai envoyé une pensée au dieu des objets et j’ai dit namaste à mes talons hauts, vous partez en retraite dans la chambre du fond. Qu’est-ce qui se trouve dans la chambre du fond ? Mes manteaux, mes bottes fourrées, mes robes de gala. Et maintenant, mes talons hauts. Mon dressing est grand, mais il n’est pas immense, et j’aime ça. Ça m’oblige vraiment à réfléchir à ce dont j’ai besoin, ce que je mets et qui me rend heureuse et ce à quoi je m’attache alors que je n’en ai plus vraiment besoin. Mon dressing, c’est mon psy, en fait. Et hier, un grand moment de découverte personnelle a eu lieu. Je n’ai plus besoin de mes talons hauts. Ou plutôt, je n’ai plus besoin d’avoir (attendez je reviens je vais compter) vingt-cinq paires de talons qui me regardent de leurs bouts pointus tous les matins. Dans ma nouvelle vie, je sais quand j’aurais besoin de mettre des talons. C’est à des moments spécifiques, réfléchis. Une soirée, un voyage, un rendez-vous important. Un diner avec mon amoureux, un resto chic avec des copines. Une séance photo. J’ai regardé d’un oeil curieux les chaussures qui me rendent heureuse tous les jours, mes sandales, chaussures plates, ou à petits talons faciles, ouvertes, chics, amicales. Toutes agglutinées les unes sur les autres sans aucun espace pour respirer alors que mes talons hauts, bien rangés sur les étages supérieurs, tels une micro-armée prête à partir au combat, les toisaient d’un air arrogant. Enfin bon, pauvres talons. Une espèce d’armée à la retraite, un peu arrogante, toujours attachée à son ancienne splendeur, mais sachant pertinemment que cela faisait bien des mois qu’ils n’avaient pas été pris au sérieux, quoi. Ça devenait presque douloureux, d’avoir à les regarder tous les jours. Bien sûr que je les aime, mes Manolo de toutes les couleurs, mes Miu Miu à strass et mes Gianvito indémodables. Mais elles me projetaient aussi quelques années en arrière, quand j’étais… Une autre version de moi-même, peut-être. Je m’étais jetée dans les talons hauts avec passion. J’aimais la hauteur qu’ils me donnaient, j’aimais qu’ils transforment n’importe quelle de mes tenues, qu’il s’agisse d’un boyfriend jean ou d’une robe sublime en un statement. J’aimais me sentir une guerrière urbaine, accroupie sur mes talons hauts pour prendre une photo. J’aimais qu’ils soient pour moi ma panoplie défilés, ma panoplie mode. J’aimais, surtout, la féminité qu’ils dégageaient. Après quelques années à m’adonner aux talons étranges aux formes bizarres (vous vous souvenez des talons chandeliers Prada ? Oui, c’était définitivement une autre époque) qui étaient à la mode à ce moment-là, j’avais eu un instant de clarté (“l’empereur est nu!!!” = “ces talons sont ridicules!!!”) et je m’étais arrêtée sur des formes classiques, indémodables, qui encore aujourd’hui me remplissent de joie quand je les porte. Une paire d’escarpins avec un jean bien coupé, et on fait fondre l’audience. C’est encore aujourd’hui mon conseil numéro un quand mes amies m’appellent, désespérées “je m’habille comment pour cette première date ?” “Jean et talons hauts.” Rien n’est plus simple, féminin, et rien ne dégage plus de douce confiance que cela. Si l’on sait marcher avec des talons, bien sûr, ce qui est la chose la plus importante, cruciale, cardinale. Ce que l’on voit (et notamment, cette personne que vous aimeriez charmer (ok, foudroyer) au premier rendez-vous) ce n’est pas vos chaussures. C’est votre démarche assurée, chaloupée. Ce sont vos jambes, allongées et votre derrière, miraculeusement rebondi par la position des talons. Les talons hauts, c’est une attitude. Je m’étais jetée dans les talons hauts avec passion, et ils reflétaient qui j’étais. Une jeune fille qui voulait devenir une femme. Qui voulait appartenir à un monde. Qui voulait, excusez l’expression bateau, aller plus haut. Puis la mode a changé et nous avec, et j’ai commencé à respirer. Mes talons toujours fièrement alignés dans mon dressing ont commencé à prendre la poussière. De plus en plus, lors de mes nettoyages de dressing saisonniers, j’étais capable de dire au revoir à des paires de talons hauts qui m’avaient accompagnée dans de grands moments mais qui maintenant ressemblaient à un vieil album photo jauni et corné. Mes premières Zara saluées d’un “J’adore ces chaussures !!!” par Carine Roitfeld : la consécration. Mes premières Prada offertes juste après le défilé, surphotographiées par les photographes de streetstyle, des prototypes immarchables, mais qui portaient en elles toute la fierté que j’avais d’avoir été adoubée. Mes Louboutin du jour où j’ai reçu mon CFDA Award. Tellement hautes ! Mes Chloé de tous les jours, qui m’ont fait me sentir invincible à tellement de fashion weeks (et dieu, que j’en avais besoin, que j’étais vulnérable…) Mes premières Manolo, au moment où j’ai enfin compris mon style. Celles-là, je les ai toujours. Et hier, comme ça, j’ai décidé que mes priorités avaient changé. J’ai décidé que j’étais prête à me détacher de celle que j’étais. Que la recherche que j’avais entrepris depuis des années, passant par tellement de hauts (ahah) et de bas, l’idée de me détendre, de me retrouver, de vivre une vie qui me ressemble avait porté ses fruits. Que je n’avais plus besoin de prétendre, de les garder juste là à portée de main juste “au cas où”. Et qu’admettre que je n’avais plus autant besoin de tenues “de combat” ne voulait pas dire que j’abandonnais mon ambition ou ce en quoi je crois ou qui je suis, mais qu’il était temps de faire différent. Mes talons pouvaient aller dans mon armoire du fond, attendant sagement les moments spéciaux où je les sors, avec une joie immense. Quand j’en achète une nouvelle paire de toutes façons, j’ai pour tradition de les faire trôner sur mon bureau pendant quelques semaines. Et comme ça, je pourrai donner une vraie vie à mes amies de tous les jours, mes sandales, mes ballerines, mes slippers, mes sneakers, mes chaussures de vraie vie. Les laisser enfin respirer et avoir une place bien à elles dans mon cerveau dressing, les honorer, leur montrer qu’elles sont précieuses et aimées. Tout comme toutes mes nouvelles amies de tous les jours. Mes blouses légères, mes vestes de fin de soirée, mes robes de jour. Et quand le moment est propice, je n’ai qu’à faire glisser une porte pour retrouver mes talons hauts, mes précieux alliés. Nos vêtements en disent tellement sur nous-mêmes, et c’est pour cela que depuis toujours, je les aime. On est toujours la même, même quand on devient une autre, n’est-ce pas ?
Head Games
2-06-2017 15:15:40
Atelier Doré
Le temps, chaud, lourd et humide donne souvent à mes cheveux un air pas très frais, et encore je suis gentille. Quelques mèches folles s’agitent dans la brise humide avant de retomber, complètement raplapla sur mon visage moite… une réussite, on se sent tout de suite au top ! C’est là que j’ai vu, comme une intervention divine, cette fille sublime à la Fashion Week australienne qui portait les cheveux tressés sur le front. Ça m’a rappelé la tresse oblique de Garance quand elle était en pleine phase critique de repousse de cheveux. Ou Lexie, avec sa tresse sur la partie supérieure de la tête, assez similaire à celles-ci… de quoi achever de me convaincre qu’on tient une tendance. La météo estivale appelle des solutions qui évitent aux dits cheveux de coller au dit visage… et peut-être celle-ci ne réside-t-elle pas exclusivement dans la queue de cheval. Avec Natalie, on a essayé de décider si la tresse frontale était facilement réalisable : genre, est-ce qu’on est capables de faire ça toutes seules sans problème ? Moi, je pense que oui, elle n’en est pas si sûre. On a aussi toutes les deux un peu peur de ressembler à des figurantes de Game of Thrones (j’utilise cette référence en imaginant qu’il y a certainement plein de gens aux cheveux tressés en arrière-plan mais je ne les ai jamais vus dans la série). Bref, si je n’arrive pas à maîtriser l’art de la tresse, mon blanc B, c’est de ressusciter le head-band extra-large : il pourra dompter ma chevelure et me donner un petit air de Kate Moss (ou n’importe quel mannequin d’ailleurs), circa 1990. Au fait, ma mère me tressait les cheveux en couronne quand j’étais petite… parfois même en forme de cœur… une fois, elle avait même intégré un ruban dans la tresse. C’était génial. Et un peu bizarre. C’est peut-être ce qui a inconsciemment déclenché cette passion soudaine. Bon… tout ça ne m’aide pas à savoir si je suis capable de tresser mes cheveux comme ça.
Form Vintage x The Wythe Hotel
25-05-2017 21:00:28
Atelier Doré
Form, c’est le nec plus ultra en matière de vintage. Déco, textiles, mode, bijoux anciens du monde entier, pièces exceptionnelles de créateurs prestigieux comme Chanel, YSL ou Chloe, la marque propose une hallucinante collection de pièces rares et éclectiques. Une vraie malle aux trésors ! En posant les yeux sur une veste Oscar de la Renta brodée de sequins des années 80 alors que parcourais leur compte Instagram (qui est aussi une fabuleuse source d’inspiration), j’ai tout de suite su que c’était une marque à suivre. Et ce qui n’était auparavant visible que sur Internet et sur RV uniquement va bientôt devenir un espace physique ouvert en collaboration avec The Shop au Wythe Hotel de Brooklyn. Le Wythe est absolument sublime. Poutres en pin d’origine, impressionnantes fenêtres voûtées et murs de briques… Son caractère industriel vous donnera tout de suite envie de déménager à Brooklyn et de vous transformer en hipster… enfin presque. Blague à part, difficile d’imaginer un lieu plus propice. L’esthétique pleine de noblesse du Wythe épouse à la perfection la richesse historique et l’approche moderne du vintage selon Form. Bien plus qu’une simple collection de pièces à acheter, on trouve ici une sélection collectionnée par les propriétaires et censée susciter inspiration et enthousiasme… donner envie de parcourir le monde pour ramener ses propres bibelots. Une collaboration qui est une belle invitation à s’aventurer hors de la bulle de Manhattan l’espace d’une journée ! En plus, il y a un bar sur le toit, et je n’ai personnellement rien contre un cocktail ou deux, surtout si c’est pour fantasmer sur une vie où je parcourrais le monde en quête de trésors…
A Beauty Minute with Akua
25-05-2017 15:05:42
Atelier Doré
Le matin : Je me nettoie le visage avec le nettoyant doux Cetaphil Gentle Skin Cleanser à l’aide de ma brosse Vanity Planet, avant d’appliquer la crème hydratante Alba Botanica Hawaiian Moisture Cream. Je ne me maquille que si j’ai un shooting ou si je sors. Et quand je me maquille, j’utilise un peu d’anticernes et de poudre Sephora, la poudre illuminante Urban Decay Naked Illuminated Shimmering Powder dans la nuance Lit, le spray fixant NYX Dewy Setting et du mascara. Pendant la journée : J’ai toujours sur moi un peu de beurre de noix de coco pour mes mains, un gloss, du baume à lèvres Lip Medex, des pastilles à la menthe et un rouge à lèvres foncé. Le soir : Comme le matin, le nettoyant Cetaphil Gentle Skin Cleanser appliqué à l’aide de ma brosse Vanity Planet. Je fais parfois un masque à l’argile, que je fais suivre avec un tonique à l’hamamélis ou au vinaigre de cidre. Pour me démaquiller, j’utilise de l’huile de noix de coco, puis j’hydrate avec du beurre de karité ou la même crème Alba Botanica. Akua est une artiste et designer qui a de vraies vibes rétro (allez voir son Instagram !). Elle est passionnante, déterminée, singulière. Et bien sûr, elle a des cheveux et une peau de rêve. _______________ Akua est une artiste et designer qui a de vraies vibes rétro (allez voir son Instagram !). Elle est passionnante, déterminée, singulière. Et bien sûr, elle a des cheveux et une peau de rêve.
Domestic Bliss
23-05-2017 15:10:00
Atelier Doré
J’ai toujours eu un côté un peu garçon avec les tâches ménagères. Vous le savez, je suis la pire des désordonnées, la personne la moins organisée de la planète, et en plus, je suis vachement trop importante pour ramasser après moi. Bien sûr, très vite, j’ai découvert que si j’économisais une paire de chaussures, je pouvais me payer une femme de ménage, et ma vie en a été changée. Comble du luxe, pour moi. Rien de mieux. Mais mis à part ce miracle de la vie, tout dans ma vie domestique a toujours été, au mieux, approximatif, ce qui fait lever les bras au ciel à ma soeur, à ma mère (et même à mon père et aux voisins) qui sont de vraies fées du logis et ne supportent ni désordre, ni grain de poussière, alors que je peux laisser une paire de chaussures en plein milieu des escaliers pendant une semaine et me contenter de les éviter. On pourrait croire que je serais du style à me complaire dans mon désordre, mais pas du tout. J’adore autant que tout le monde des draps frais, des vitres claires comme de l’eau et les maisons où chaque chose a sa place. Moi aussi, ça me donne cette impression que la vie est belle et organisée et ça m’aide à réfléchir. Et pourtant. J’ai toujours justifié cet état des choses par des éléments extérieurs, appartements new-yorkais trop petits, manque de temps. Trop de vêtements parce que bosse dans la mode, pas assez de placards. Etc, etc. Frigo vide, suivi par bonnes intentions culinaires, pour finir en courses qui pourrissent dans le frigo. Congélo trop petit!!! Et trop de temps au restau, vie new-yorkaise impossible, trop dur. Courses trop compliquées à New York de toute façons. Mieux vaut commander tout prêt. Moins cher, plus facile. Amoncellement de linge sale, puis machine, suivi d’oubli dans la machine parce que “qui a le temps de penser à la machine à laver, je vous le demande”. Ma vie était pavée d’excuses et de justifications, mais au fond je le savais : j’étais juste profondément bordélique. Je ne sais pas d’où ça vient, venant d’une famille de neat freaks pareille, mais je vais tenter un petit éclairage psychologique de derrière les fagots, rien que pour vous : Moi, j’étais différente. J’étais une intello, moi. Pas attachée aux choses matérielles. Moi, je n’avais aucun temps à perdre en des tâches aussi communes. Et puis je déteste l’odeur de la Javel. Et puis soudain voilà, plus d’excuses. Je suis là dans ma grande maison lumineuse à ouvrir des cartons, et je n’ai plus d’excuses. J’ouvre la porte de mon grand frigo, et je n’ai plus d’excuses. J’ai des placards de partout, une maison hyper facile à ranger, des poubelles spécial recyclage et j’ai aussi une cuisinière et un four de rêve. J’ai un marché bio à 4 minutes à vélo. Je me demande quel robot de cuisine magique je vais m’offrir. Whole Foods qui livre en une heure montre en main. Plus d’excuse. Je dirais même : pour la première fois, je me laisse aller au bonheur domestique. Et je ne suis pas la seule, demandez à Chris ce qu’il fabrique dans le garage. Il construit des étagères. Nous qui étions encore à sauter à pieds joints dans les clubs sombres de New York il y a quelques mois de ça, on s’est transformés en Bree Van De Kamp : “On va faire les courses mon amour ? Oui dans cinq minutes attends je finis de planter ce clou !” Bon, ok, on n’en est pas là. Mais il y a quelques signes qui ne trompent pas. 1/ Je suis en train de sélectionner ma future machine à laver comme si ma vie en dépendait. J’ai la chance d’avoir une buanderie dans ma maison et ça me donne un sentiment de réussite dans la vie assez exceptionnelle. 2/ J’étudie avec passion les règles du recyclage. À New York, sans rentrer dans les détails, c’était l’enfer à organiser, alors que là j’ai trois énormes containers où tout est bien expliqué. Je me sens enfin model citizen, alors qu’avant je me trainais un sentiment de culpabilité constant rapport aux trucs recyclables que je ne recyclais pas parce que trop compliqué. 3/ Je range. Mes vêtements, mes produits de beauté, par catégorie, mon frigo. Mon but, c’est que chaque chose ait une place désignée. Plus de trucs qui trainent par manque d’organisation. Genre, on respecte les objets, quoi !!! 4/ Tout ça, ça me calme TELLEMENT niveau achats. J’ai carrément envie de mettre en place une règle où genre, si j’achète un vêtement, je dois me débarrasser d’un autre. OK, JE N’Y ARRIVERAI JAMAIS, mais bon je n’ai pas encore lu Marie Kondo donc qui sait, tout peut arriver. 5/ Aaaah mon frigo. Vous les Bree Van De Kamp de l’audience, vous connaissez peut-être ce sentiment de plénitude qui vous envahit quand votre frigo est super organisé, nickel, avec des containers en verre qui permettent de voir ce qu’il y a à l’intérieur et des légumes pré-nettoyés par vos soins, qui n’attendent plus que d’être coupés et préparés, c’est comme ce sentiment que l’on ressent quand on rentre dans une boutique The Row et que soudain it all makes sense. Maintenant, MOI AUSSI. 6/ Non parce que j’ai décidé un truc nouveau, et génial, là. Une fois rentrée du marché, je nettoie tout, et, accrochez-vous tant le niveau de domesticité va vous écraser au sol, je prépare ce qui est préparable. Riz, légumes vapeur, oeufs durs, je passe quelques heures dans la cuisine à tout faire en même temps, et ça me fait gagner un temps fou le reste de la semaine, quand je n’ai pas le temps d’attendre 45 minutes pour que mon riz sauvage décide de ramollir un peu. 7/ Bien sûr, j’ai remplacé tous mes Tupperware en plastique par des Tupperware en verre, ÉVIDEMMENT. Vu que la news chez les housewives dignes de ce nom, (comme moi), c’est qu’il faut éviter l’utilisation du plastique au maximum, qui est hyper mauvais pour notre santé (dérèglements hormonaux) et qui pollue les océans. 8/ J’amène mon panier au marché, comme une parfaita, d’ailleurs. Et au supermarché. Pas de plastique. Minimum, quoi. 9/ J’ai fait installer un filtre à eau, et c’est le changement de vie total. Avoir de la bonne eau à la maison (l’eau à LA n’est vraiment pas terrible) c’est aussi… arrêter les bouteilles en plastique. 10/ Du coup comme une bûcheuse, enfin comme tout le monde en ce moment, je me balade partout avec mes gourdes d’eau. Ou de thé. Vert. ÉVIDEMMENT. 11/ Je congèle mes fruits dès que je vois qu’ils se fatiguent. Manger bio, ce qui est la base de tout mais on en reparlera, ça veut dire que les fruits doivent être mangés rapidement, sauf si comme moi on est Bree Van Dek et qu’on a l’oeil. On les nettoie, les coupe en petits morceaux, et hop, dans notre incroyable congélateur clean et lumineux. 12/ J’ai planté mes herbes, et ce n’est que le début. Je veux des herbes pour cuisiner et aussi planter des arbres fruitiers. Avoir un avocatier dans son jardin, le rêve domestique à faire pâlir tous les food bloggers de la côte Ouest. 13/ J’essaye de ne pas aller me coucher sans avoir complètement rangé ma cuisine. Je vous le disais, je suis la reine de l’approximatif, moi. Un bol qui traine, je ne le vois même pas. Je me souviens que j’avais un boyfriend qui n’arrivait carrément pas à dormir si son appart n’était pas nickel. Autant vous dire que Chris et moi, on n’était pas comme ça. 14/ Quant à TOI, PILE DE TRUC QUI S’AMONCELLE À L’ENDROIT OÙ L’ON POSE SES CLÉS EN RENTRANT. TOI, VIDE-POCHE QUI SE TRANSFORME EN MONSTRE DE BORDEL AVEC DES TRUCS QUI NE SERVENT À RIEN (courrier, clés, allumettes, cartes de visites de gens dont on ne se souvient plus, objets non identifiés, vieux Iphone qu’on n’utilise plus, mais qu’on ne veut pas jeter). OUI, TOI. Je promets d’avoir ta peau. Je ne sais pas encore comment, mais j’y arriverai. Bref, au fur et à mesure que je découvre cette nouvelle vie, j’apprends à me comporter, un tout petit peu, comme une adulte… Et pour la première fois de ma vie, j’apprécie. Je gagne du temps, je mange mieux, j’ai l’esprit plus clair, je découvre les bienfaits de l’organisation. Bon, il y a encore beaaaaaaauccoooooup de chemin pour atteindre le niveau de ma soeur et de ma mère (surtout de ma soeur qui a un art de vivre à faire pâlir BVDK, tout en étant cool, bien sapée, et en rendant tout ça parfaitement effortless et chic). Et il y a encore beeeeeeeaaaaaaucouuuup de chemin pour que je ne ressente pas un pincement au fond de mon ventre qui me dit que je suis rentrée dans les rangs, domestiquée, et finalement bonne à marier ahah. Bleh !!! Vous avez des conseils de ménage à me donner ? ;)
Honeymoon Dilemma
18-05-2017 21:00:54
Atelier Doré
On a beaucoup avancé dans l’organisation de notre mariage (oui, je sais, je sais, arrête de nous bassiner avec ça !) mais maintenant, on coince sur la partie la plus sympa… le voyage de noces. Alors, on se marie en Italie, et dans la foulée, on a envie de profiter de notre bonheur de jeunes mariés avec un grand voyage de quelques semaines. Sauf que… on ne sait pas où aller. Je sais, je sais, problème de riches… mais c’est vraiment une occasion spéciale, et il y a plein d’endroits où on a envie d’aller. Sans parler du virus Zika, qui réduit vraiment le champ des possibles. Le site du CDC (centre de prévention des maladies infectieuses aux Etats-Unis) est peut-être celui que je consulte le plus souvent (avec celui de mon compte en banque, parce que bon… l’argent) et le virus se répand vraiment. Des avertissements ont été émis pour la plupart des pays d’Afrique et d’Asie du sud-est, là où on avait vraiment envie d’aller. Au départ, on voulait panacher : Sri Lanka, Cambodge et Thaïlande, mais le Cambodge et la Thaïlande ne sont plus envisageables. (On espère avoir un bébé dans un avenir plutôt proche !) On pense maintenant au Japon (Josh rêve d’y aller, et après notre séjour là-bas avec Garance, je sais que c’est fabuleux !) ou à l’Afrique pour un petit mix du Cap, de safari et de plage. On aimerait mélanger explorations, aventure et plage… on n’est pas du genre à se poser et à rester dans un resort ou sur la plage pendant tout le voyage. Notre liste de mariage inclut une cagnotte voyage de noces (on vit ensemble depuis quatre ans donc on n’a pas besoin de grand-chose pour la maison)… bref, on a vraiment envie de se faire un voyage unique ! Tout ça pour dire que je serais ravie d’avoir vos conseils et recommandations ! Est-ce qu’il y a un endroit où vous êtes partis à deux et qui vous a complètement conquis ? Ou des histoires de lune de miel cauchemardesques et des trucs à éviter absolument ?
Vive le Bush!
7-03-2017 15:00:07
Garance Doré
Pour la première fois de ma vie, j’ai une vraie toison pubienne. J’ai pris cette décision suite à une conversation sur les poils pubiens amorcée au Studio. Je me suis rendu compte que je faisais partie d’une minorité dans l’équipe à être en faveur de l’épilation totale. Quand on m’a demandé pourquoi, je n’ai pas su répondre, si ce n’est que j’avais l’impression qu’on m’avait convaincue – à l’insu de mon plein gré – que l’épilation intégrale était ce que je préférais… et donc ce que mes compagnons aimaient aussi. Mais en vérité, je n’avais jamais vraiment songé à ce que je préférais vraiment et pourquoi. Il fallait que j’interroge mes notions en la matière, après avoir réalisé que des femmes que j’admire au Studio (qui ont toute la trentaine) acceptaient ouvertement leurs poils pubiens. A mesure que la conversation progressait, je me suis aperçu que même les plus progressistes en la matière avaient une vision un peu faussée de la toison pubienne. Bien sûr, elles clamaient toutes : « Vive les poils ! Vive les femmes ! » Mais en ajoutant quand même : « Beurk, non mais j’épile quand même un peu pour que ce soit net » ou « Je laisse un petit triangle de poils pour me rappeler que je suis une femme, mais c’est tout. » Du coup, j’étais un peu perdue, comme certaines de mes collègues. Je n’arrivais pas trop à savoir si ma confusion était liée aux constructions sociales qui avaient forgé ma conception de certaines choses, notamment en matière de beauté. Comme l’idée qu’il n’est pas normal de rester naturelle : c’est sale et peu attirant. Et finalement, c’est assez pénible de se dire que je fais des choix personnels basé sur l’avis des autres. Se forcer à remettre en question certaines choses, que ce soit une idée ou quelque chose de concret, de physique, oblige à creuser en profondeur pour arriver à l’origine du problème. Donc j’ai jeté mon rasoir, oublié les épilations. Et même si c’est agréable d’embrasser son moi naturel (concrètement, ne pas se faire arracher des poils à cet endroit, c’est un soulagement) (bon, je me suis quand même fait faire une épilation maillot de base), je ne suis pas encore complètement à l’aise. Tant que je suis seule, ça va, le problème, c’est plutôt en présence d’autres personnes, que ce soit dans un contexte intime comme une chambre ou en maillot de bain, sur la plage (non pas que j’aille à la plage en ce moment, je sais, on est en mars !). Je crois que j’ai envie de me sentir bien dans ma peau, parce qu’il n’y a rien de plus agréable, sexy ou motivant que de voir une femme embrasser sa nature profonde… et poilue. Bref, je donne sa chance à ce nouveau moi naturel, au moins jusqu’à ce que j’aie découvert qui j’étais vraiment… en matière de poils. PS. La photo d’ouverture est de Sonia Sieff, dans son nouveau livre Les Françaises dont on vous reparlera très bientôt !
The EDIT No.6 / Part 1 – Khaki + Cargo
6-03-2017 15:05:25
Garance Doré
C’est déjà notre SIXIEME Edit! C’est fou comme le temps passe : trois ans plus tard, il y en a déjà eu cinq ! Tout a commencé parce qu’on avait envie de proposer une série mode sur le site. On lui a insufflé notre personnalité, l’envie de montrer des femmes qui nous inspirent d’une manière ou d’une autre, qu’elles soient mannequins, écrivaines, artistes, ou comme dans notre premier Edit de la saison, productrice dans l’événementiel, à l’instar de Teuta. Avoir la chance de montrer tout un faisceau de femmes captivantes dans leur multiplicité et dans des vêtements qui nous font envie nous a aussi permis de rester inspirées… et on espère que vous aussi. Il ne s’agit pas que de tendances à suivre (façon Kardashian) mais de se sentir bien, à l’aise dans ses choix vestimentaires au quotidien. En vous montrant comment moi (ou Garance ou l’une de nos amies stylistes) je vois telle ou telle pièce, ça devient plus concret. Alors sans plus attendre, place à notre Edit printanier… avec des treillis ! Et des pantalons en toile ! Avec à chaque fois, leur interprétation vintage ! C’est vraiment ce qui me plaît, quand j’interprète les tendances de la saison : on n’est pas obligé de se racheter une garde-robe ni même d’investir dans certaines pièces. On peut avoir des pièces vintage, qui ont une histoire. D’ailleurs, la plupart des tendances plébiscitées aujourd’hui ont déjà connu leur heure de gloire il y a des années ou même des décennies.
The Perfect Moments (Never Last)
28-02-2017 15:00:59
Garance Doré
Parfois, ça m’arrive. Je sors de chez moi, je me sens légère, en pleine forme. Un rayon de soleil fait briller mes cheveux aux reflets éclatants*, je me sens habillée à la perfection, stylée sans être fashion victim**. Mes ongles sont faits***. Ce matin-là, Chris m’a dit des mots d’amour****, j’ai parlé au téléphone avec ma soeur, et j’avais tous les ingrédients pour un petit dèj équilibré et délicieux*****. Le facteur me fait un grand sourire et je pense à ma vie, à mon appart qui est tellement bien décoré, à mon job qui est passionnant mais absolument pas stressant, et à ma vie réglée comme du papier à musique. Et là, je me prends le pied dans la sangle de mon sac et je m’étale par terre. Histoire vraie. Ça, c’est la version visuelle du concept, mais ça peut aussi être que je reçois un texto de boulot hyper stressant, que j’ai une journée que j’ai trop remplie et qui m’angoisse, ou (en ce moment) que j’ai un déménagement en cours et qu’il faut tout faire en même temps. Ou plus simplement, que je me rends compte que je me suis habillée comme si on était au printemps et qu’en fait, il fait -12, parce que j’ai oublié que j’étais à New York et pas à LA. Les moments parfaits ne durent jamais. Pourtant, il y a des gens qui arrivent à nous faire croire le contraire. Chez eux, tout est nickel, des ongles laqués à l’air reposé. Leurs journées sont organisées comme une cérémonie des Oscars (tiens d’ailleurs ce serait chouette si une musique commençait à jouer à chaque fois qu’on devait boucler un rendez-vous, non ? Je vais inventer une app pour ça !) et Warren Beatty et Faye Dunaway ne se plantent jamais d’enveloppe. Ou du moins, ces gens-là, c’est ce qu’ils essayent de nous faire croire. Parce que moi, je n’ai jamais connu un moment de parfaite harmonie qui a duré. J’ai connu des moments qui ont duré plus qu’une seconde. Comme par exemple cette réunion de famille merveilleuse et impromptue dans mon village en Corse où tous les gens que j’aime étaient réunis au même endroit. Je me souviens de profiter de cet instant. Ou des moments où, au Studio, on travaille en équipe et on se marre et on est créatifs et je sais que j’ai l’équipe la plus merveilleuse de la terre, sans doute aucun. Des moments d’amour aussi, des moments de travail. D’absorption dans mon écriture ou mon illustration, ou dans une conversation avec quelqu’un que j’aime. Je ne pense pas au passé, ni au futur. Juste au présent. On se dit aussi, souvent, qu’une fois qu’on aura “ça” (amour, argent, travail, jean Balenciaga) on n’aura plus de problème. Qu’on fera enfin partie de ces gens à la vie parfaite. C’est d’ailleurs étonnant de voir à quel point on est prompt à dire de quelqu’un qui montre une certaine réussite sociale “Ah non, mais toi, tu n’as pas de problèmes, tout est facile pour toi !” Alors qu’il n’y a rien de plus faux. Le bonheur de l’instant est dans la tête, pas dans les choses que l’on amasse, ni dans le degré de perfection que l’on étale, ni dans les succès extérieurs. J’ai expérimenté ça assez de fois pour vous le dire. Si vous en voulez la preuve, regardez le documentaire “Happy” sur Netflix, assez hallucinant. Prenez les moments de succès, par exemple. Les moments où l’on accède à quelque chose dont on avait toujours rêvé. Ou même, dont on n’avait même jamais osé rêver. On croit qu’avoir un style impeccable et les ongles toujours faits serait une espèce de clé pour une vie parfaite et photogénique. Alors que ça cache une telle montagne de boulot et de temps perdu que ça perd tout son charme quand on s’y attèle (je le sais, j’ai essayé, et j’ai abandonné). On croit qu’il y aura un moment où tout dans notre vie sera enfin en place. Amour, appartement, job, amis, corps parfait, tout. Ces moments n’arrivent jamais. On a toujours un truc “bientôt fini”, un truc “qui se casse la gueule” et un truc “travaux en cours”. Toujours. On croit, par exemple, que recevoir un CFDA Award est l’un de ces grands moments de vie, alors qu’on est tellement bouffé par le stress qu’on n’arrive pas du tout à apprécier l’instant. On croit que tomber amoureux est un moment de magie stellaire alors que la plupart du temps, on est rongé par les doutes et par les “il a pas répondu à mon texto je fais quoi merde attends il a répondu je fais quoi non je réponds pas vas-y dis moi ce que je fais”. On imagine qu’on nous annonce qu’on est New York Times Best Seller dans un grand moment larmoyant accompagné de violons, alors qu’en fait on l’apprend entre deux rendez-vous de boulot et une dispute avec son mec. On croit qu’acheter une maison est un grand moment de félicité, avec une image de pub du moment où l’on signe et où l’on célèbre au champagne, alors qu’en général le temps d’arriver à ce jour on est passés par tellement d’étapes qu’on ne pense qu’une chose, “phhhhew il était temps”. On s’est déjà habitués à la maison, presque. On serait presque passés à autre chose, la prochaine maison, le prochain rêve à réaliser. On croit que décrocher les étoiles, ça arrive comme ça, par magie. Alors qu’en général on a tellement bossé pour en arriver là que la magie a surtout un goût de travail acharné et de sueur. Que la récompense prend parfaitement son sens : un symbole de reconnaissance brillant qui ne montre absolument rien de ce par quoi on est passé pour en arriver là. C’est ça, être humain. Les moments de pure perfection sont rares. Et s’il faut savoir les saisir, les apprécier, il ne faut pas trop les attendre. Le bonheur est en nous, et il n’a rien à voir avec l’idée de la vie parfaite qu’on nous présente aujourd’hui (c’est-à-dire être une girl boss tout en élevant quatre enfants trois chiens et en arborant un corps parfait, une histoire d’amour idéale et des tenues tout droit sorties de NET-A-PORTER et parfaitement repassées, le tout passé au filtre sur Instagram). L’image du bonheur qu’on nous présente aujourd’hui est absolument épuisante. Donc voilà, moi je dis, il faut se coolifier un peu. Savoir apprécier et remercier pour ce que l’on a. Respecter ce que l’on a. Vivre pleinement les moments, sachant qu’ils ne dureront pas. Bosser en appréciant le travail et sans trop penser aux résultats. Avoir de l’humour, du recul, éviter le piège de toujours penser que le bonheur c’est demain et savoir aimer nos rêves pour ce qu’ils sont, des rêves et des projets. Auxquels on accédera un jour, quand le temps sera venu. Ça a l’air con mais c’est tellement vrai. Et c’est des choses qu’on sait depuis des années. Mais est-ce qu’on les met vraiment en pratique ? Depuis quelques mois j’essaye de vivre dans le présent et ça change tout, complètement. Je ne m’emmerde plus à faire des choses “pour plus tard”. J’essaye d’avoir confiance en mon instinct et de laisser ma vie se construire au jour le jour, en faisant confiance au hasard, sans essayer de tout forcer et de tout diriger. Parfois c’est un challenge, parce que je fais partie de ces gens qui croient (croyaient) qu’ils peuvent tout contrôler. C’est un challenge, mais ça renferme des moments merveilleux de confiance et de joie. Et je repars avec un sourire, remonter chercher un manteau qui déséquilibre complètement ma tenue – les ongles non faits, les cheveux au vent, faire un grand sourire au facteur, laisser mon mec dormir tranquille. Amener le petit-dèj au studio au lieu de me lamenter sur mon pain rassis, et kiffer la vie. ——————- * En général ça dure 3h, vers midi les racines grasses pointes sèches commencent à pointer. ** Le rêve. *** C’est sûrement un lendemain de shoot, sinon ça n’arrive jamais. **** Pffff, en général, si je pars tôt, il dort. ***** Le truc qui n’arrive exactement que un jour après les courses. Après ça, ça devient n’importe quoi parce que je ne sais pas planifier.
NYFW Wrap Up
22-02-2017 15:08:17
Garance Doré
Cette saison, à NY, il y avait près de 200 défilés et présentations, et même si la mode n’est pas toujours révolutionnaire, j’ai noté une grande diversité sur les podiums. C’était vraiment beau, tous ces âges, toutes ces corpulences, ces origines différentes… On avait l’impression de vivre une première fois, d’être du côté du correct culturellement, compte tenu des temps troubles que nous traversons. Mais on a aussi senti que l’ambiance de la NYFW n’était plus la même. On cherchait en vain cette insolence, ce sens de la mise en scène que j’aime tant à NY. Et tous les t-shirts à slogan du monde n’y pourront rien. Le sentiment prédominant, c’était une forme de stress. En discutant avec mes amis et collègues pendant cette semaine marathon, on avait du mal à distinguer des favoris, des créateurs qui nous avaient bluffés. Ce n’est pas qu’il n’y avait pas de belles collections ou de stars des front rows arborant des tenues météorologiquement inadéquates. Non, tout était bien là ! Mais je crois qu’on avait tous envie d’être impressionnés, transportés… Et pourtant, la fashion week reste ce moment où les créateurs peuvent présenter leur collection exactement comme ils l’ont imaginée en termes de style, de lieu, de musique, puisque tout joue un rôle. Et n’oublions pas, la mode EST quelque chose de léger, une distraction méritée qui fait du bien. Donc malgré une météo en dents de scie à base de vents polaires, de neige et de températures printanières… parée pour l’aventure, je suis allée voir ce que nos créateurs new-yorkais bien-aimés nous réservaient …
Cat Lady Stigma
20-02-2017 21:00:44
Garance Doré
Je vais le dire – haut et fort – : je suis une fille à chats. D’ailleurs, là, en vous écrivant, j’ai tout de la fille à chats typique… un verre de vin rouge sur ma droite, mon gros British Shorthair, affectueusement baptisé Clu the Cat, sur ma gauche… paresseusement allongé sur le dos, son ventre de velours offert, les pattes étirées, les yeux remplis d’amour. Je ne comprends pas comment ces créatures magiques, qui seraient l’apanage des femmes célibataires, peuvent avoir aussi mauvaise presse (d’ailleurs, pour info, je suis en couple et très heureuse). Il n’y a pas de mal et rien d’anormal à choisir un chat plutôt qu’un chien (ou oiseau, rat, reptile, etc.). Et ne vous méprenez pas, j’adore les chiens, j’en ai déjà eu, d’ailleurs j’ai déjà eu plein d’animaux domestiques, mais j’ai quand même le droit d’aimer les chats, non ? L’objectif principal, quand on a un chat, c’est le même : un être qui se fait à votre vie, à vos habitudes, qui vous aime de manière inconditionnelle. Donc à tous ceux qui pensent que nous, les filles à chats, nous sommes dingues : d’abord, vous vous trompez, mais en plus, vous ratez quelque chose… et à toutes les célibs qui aimeraient bien un chat mais n’osent se lancer de peur d’être stigmatisées, j’ai envie de dire : on s’en fiche, allez-y, lancez-vous. Les chats, c’est cool, drôle, intelligent, affectueux. Ils peuvent même vous inspirer (regardez Karl Lagerfeld et Choupette). Ils sont mystérieux, imprévisibles, indépendants. Adorables. D’ailleurs, c’est drôle, les chats sont dotés des mêmes qualités que mes plus proches amis. Alors arrêtez avec vos airs moqueurs, je suis normale, j’ai une vie de couple équilibrée et j’aime mon chat à la folie.
French Guru / Valerie Espinasse
19-02-2017 15:00:43
Garance Doré
Il y a une telle surenchère de tendances autour du bien-être et de la nutrition qu’il commence à devenir clair qu’il n’y a pas qu’une seule manière de s’alimenter sainement. Pour certains c’est sans gluten, pour d’autres, paléo, pauvre en graisses, protéiné, etc. C’est pourquoi nous avons demandé à Valérie Espinasse, qui est basée à Paris, de nous faire un petit récapitulatif des principes de base d’une bonne nutrition dans le cadre de notre série French Guru. Valérie est micro-nutritionniste, ce qui veut dire qu’elle examine de très près le profil de chacun de ses patients, et qu’elle établit ensuite un programme sur-mesure pour les aider à être en meilleure santé possible. On a parfois du mal à accepter qu’il faille réduire un peu notre consommation de fromage ou de vin pour aller mieux, mais quand on entend Valérie parler de nutrition, on a vraiment envie de changer sa façon de s’alimenter. ____________________ Que pensez-vous de la façon de manger des Américains ? Beaucoup de Français disent qu’ils prennent du poids quand ils vont aux Etats-Unis. Est-ce un mythe ou est-ce vrai ? Je pense que c’est une réalité. Je vois régulièrement venir à mon bureau des jeunes étudiantes qui ont pris du poids pendant leurs études aux US, souvent 10kg en 1 an !! La grande différence du régime américain avec le régime français c’est la qualité initiale des aliments. Aux US, il est essentiellement composé de produits industriels ( préparés à l’avance). En France, les habitudes sont encore de cuisiner à base de produits frais. Le problème, c’est le grand nombre d’additifs alimentaires dans les produits industriels ( conservateurs, colorants, pesticides ,…) car on sait aujourd’hui que ces substances sont responsables du surpoids et de l’obésité. Comment décririez-vous votre approche de la nutrition ? Mon approche est basée sur la personnalisation alimentaire grâce à des tests d’intolérance alimentaire afin d’éliminer les aliments qui ne vous conviennent pas et qui sont responsables soit de votre prise de poids, soit de votre fatique chronique, soit de vos problèmes digestifs. Grâce à la micronutrition , les oligo-éléments, les anti-oxydants, les plantes , je viens rectifier tous les déséquilibres de votre métabolisme. De plus, je suis experte dans l’approche des problématiques digestives car selon moi l’intestin est notre premier cerveau ! Avez-vous toujours voulu devenir nutritionniste ? Comment vous est venu cet intérêt pour le bien-être du corps ? J’ai commencé comme docteur en pharmacie car je voulais soigner mais j’ai très rapidement compris que les médicaments étaient comme les pompiers qui viennent éteindre l’incendie alors j’ai voulu faire en sorte de prévenir l’incendie ! Et je me suis engagée depuis de nombreuses années sur la voie de la prévention santé , c’est ce que j’aime par dessus tout. C’est pour cela que j’ai fait de nombreuses études en micronutrition, en naturopathie, en phytothérapie, sur les intolérances alimentaires. J’aime mon métier passionnément et il me le rend bien quand un patient me dit « vous m’avez changé ma vie » Vous proposez également des soins détox… quelle est l’efficacité réelle d’une détox, y a-t-il des bonnes et des mauvaises détox ? Oui je fais pratiquer des detox à mes patients mais là encore il faut les personnaliser pour le faire en fonction des besoins de chacun : malade/ pas malade, jeune/ âgé, femme/ homme, mince/ surpoids, …c’est ce que j’explique dans mon livre « Ma Good Detox » ! Il faut retenir que la detox est une pratique de santé si elle est bien faite. Quel impact a l’alimentation sur l’apparence physique, le mental, le bien-être ? Quand j’emploie le terme de régime, je ne veux pas dire restriction alimentaire pour maigrir, mais je l’utilise pour parler d’un programme alimentaire qui est adapté , c’est à dire personnalisé.Tout changement alimentaire au profit d’une alimentation hygièniste , permet à votre organisme de bien fonctionner et de conserver un bon état de santé. Une alimentation hygiéniste est bonne pour votre flore intestinale et comme on sait aujourd’hui que l’intestin est recouvert de cellules nerveuses qui sécrètent les mêmes neuro-médiateurs que votre cerveau, alors vous ressentez un apaisement, un bien-être général et une meilleure énergie. Y a-t-il quelques incontournables de la cuisine française auxquels il faudrait (peut-être à regret) renoncer pour garder la santé ? Je pense que les produits à base de lait de vache devraient être supprimés ou diminués … et oui c’est regretable au pays des fromages !! Une chose sur laquelle les Français ont tout bon en matière de nutrition ? Ils consomment régulièrement des produits frais sous forme de légumes ou de fruits et ils consomment moins de sodas. Quelque chose qui est unanimement décrié et qui ne serait peut-être pas si mauvais ? On a un problème de vocabulaire autour des graisses car tout le monde croit que c’est mauvais pour la santé.Mais en fait il y a les « bonnes graisses » et les « mauvaises graisses » qui sont deux catégories alimentaires bien différentes sur leurs conséquences sur la santé. En effet, les « mauvaises graisses » sont principalement les graisses d’origine animale qui sont les produits laitiers non écrémés : fromages, yaourts, les graisses des viandes qui sont contenues dans les charcuteries ( salamis, saucisses, pâtés,..) et dans les viandes rouges principalement , les fritures. Ces graisses sont à éviter car elles favorisent l’élévation du LDL-cholestérol et la survenue de problèmes cardio-vasculaires, en plus d’augmenter la masse grasse corporelle. Les « bonnes graisses » sont toutes celles contenues dans les huiles végétales ( non cuites) qui sont l’huile d’olive, de colza, de pépin de raisin,…, dans les oléagineux ( amandes, noix, noisettes, noix de cajou,…), dans l’avocat et dans les poissons gras comme le saumon, les sardines, … Ces graisses préviennent les troubles cardio-vasculaires, améliorent le métabolisme hormonal et cérébral et elles favorisent la diminution du tissu adieux. A quelle dose d’alcool faut-il se tenir si on veut rester en bonne santé et garder un poids stable ? Pour la santé, nous suivrons les recommandations du french paradoxe, c’est à dire 1 verre de vin rouge par jour. Pour le poids, cela dépend si on veut perdre du poids ? arrêter l’alcool. Ou Si on ne veut pas prendre de poids ? 2 à 3 verres de vin par semaine Une petite cigarette occasionnelle peut-elle à elle seule avoir un effet désastreux sur un régime alimentaire équilibré ? Malheureusement ce sont 2 choses importantes mais indépendantes ! Si vous avez une alimentation hygiéniste et que vous fumez, vous vous intoxiquez quand même ! Alors si vous voulez être en bonne santé vous devez avoir une alimentation équilibrée et ne pas fumer ou réfléchir à essayer d’arrêter Qu’est-ce qui est le plus efficace : adopter une alimentation saine du jour au lendemain, ou y aller petit à petit ? Cela dépend de votre personnalité et c’est très important de vous écouter. Certaine sont plus radicales, d’autres ont besoin de temps pour mettre en action, l’essentiel est d’y arriver. Cependant, si vous voulez voir des changements rapides sur votre énergie, sur votre mieux-être ou sur votre silhouette alors je vous engage au changement immédiat S’il y a une chose à savoir absolument sur la nutrition en général, qu’est-ce que ce serait ? Difficile de donner une recommandation générale et valable pour tout le monde quand je recommande des programmes personnalisés car je suis convaincue que nous n’avons pas tous les mêmes besoins ni les mêmes problèmes , et, en plus, que tout cela évolue au cours d’une même vie Je vais quand même vous donner 2 recommandations : – N’abuser pas des sucres. – Essayer d’écouter les signes que vous envoie votre corps. Et pour terminer je vais vous citer Hippocrate qui était philosophe et médecin grec de l’Antiquité, considéré comme le père de la médecine : « Que ton aliment soit ta première médecine »
Fiance’s Forever
15-02-2017 15:00:22
Garance Doré
Ça fait plus d’un an qu’on est fiancés et on n’a pas l’ombre du début d’une idée de quand on va se marier. Voilà, ça c’est pour répondre à la question brûlante qu’on n’ose même plus nous poser. Comme si notre amour était en salle d’attente, ou pire, qu’on n’osait pas dire qu’on était revenus en arrière et qu’on avait changé d’idée, en fait. Ou PIRE ! Qu’on s’était mariés en secret à Vegas. Quoi qu’il en soit, après environ huit mois de fiançailles, la question “Alors c’est pour quand ???” s’efface tout doucement, pour laisser place à un sourire un peu gêné, puis pour disparaître complètement de la conversation. Phew, enfin ! Surtout que ce n’était pas vraiment simple de répondre, tellement la raison secrète pour laquelle nous ne sommes pas encore mari et femme est simple : on n’a pas encore eu le temps de se pencher sur la question. Et puis c’est chouette, d’être fiancés ! Les fiançailles, c’est un moment unique. Bon, beaucoup de copines me l’ont dit : c’est aussi le pire moment possible. C’est le moment où, comme quand on est en escrow sur une maison (oui je suis en train de passer par là et j’ai hâte de vous en parler), on a toujours une chance de s’en sortir, si on veut. C’est le moment où l’on se dit : est-ce VRAIMENT ce que je veux ? Delphine, ma guide ès mariage, me l’a toujours dit : Un homme, quand il demande notre main, a eu le temps de se pencher sur la question pendant des mois, il sait. Pour une femme en revanche, le point culminant de sa vie est le moment où l’homme se jettera à ses pieds en haut de l’Himalaya (ou dans une chambre d’hôtel au Mexico) et ne voit pas beaucoup plus loin que ça. La victoire EST dans la proposition, la demande de main. Un genre de YES ! BOOM ! Eheheh. Je l’ai eu. ;) Qu’est-ce qu’on est con, quand même. Ensuite pendant quelques mois semaines jours on s’éclaire à la lumière de notre diamant victoire amour et tout est parfait dans le plus parfait des mondes, on mange des fraises en se regardant dans les yeux et en s’enroulant les bras comme dans les pubs, puis la vraie vie vient taper à la porte, et commence l’inévitable “danse des fiancés”, qui se traduit par de vrais moments de magie, entrecoupés par des moments de : “Pardon (air offusqué) tu veux devenir mon mari et tu ________ ?” (Au choix : laisses trainer tes chaussettes, ne me textes pas de chat aux yeux en coeur pendant plus de trois heures, n’as pas promené le chien qui a pissé dans le couloir, etc etc etc.) Ça peut aller très loin, et en plus c’est un peu comme Stranger Things, d’être fiancés : On adoooooooore se faire peur. Ooooooooh tremblez, fiancés !!! Que la personne qui n’est pas passée par un rendage de bague dramatique avec larmes ET hurlements (passage obligé des fiançailles, moment ultime de test de l’amour)(lui de son côté, n’ayant pas de bague à rendre, va acheter des cartons et commence à les remplir) jusqu’à ce que l’amour gagne à nouveau et que soient renforcés les sentiments et les promesses. Tous ces passages sont apparemment obligés, et le fait que j’ai été mise au courant par mes amies ne m’a pas du tout empêchée d’y passer en croyant dur comme fer que j’étais originale et que personne, non, personne n’était passé par des moments profonds de drame aussi poignants. Pfffff, on passe tous par là, banane. Donc une fois la dramaturgie accomplie, une espèce de tranquillité, d’amour paisible et lumineux s’installe. C’est un moment assez beau, il faut dire – on a passé TOUS les tests, et même quand on s’engueule et qu’on s’énerve (oui non parce que quand même), on sait qu’on s’aime d’amour et que personne n’a l’intention de faire ses cartons. Il est temps de se marier. Non ? Si. ALORS ? Et bien alors, il y a déjà tous les points dont Laura parlait l’autre jour. Mettre un pied dans le mariage, dans notre société moderne, c’est en premier mettre un pied chez l’avocat. Qui a envie de faire ça, je vous le demande. Le deuxième truc, c’est d’imaginer tout ce qu’on pourrait faire de merveilleux, d’époustouflant, de fabuleux, du mariage en Corse dans mon village avec bateaux affrétés et compagnie, au mariage à LA sur la plage, au mariage en Virginie à la ferme, au mariage en Caroline du Sud sur le lac… La la la rêves de petits oiseaux et de coeurs et de bonheurs, oui, de bonheur ! Et ensuite, prendre tous ces rêves et les lacérer un par un, ou bien engloutir son patrimoine sur trois générations et renoncer à s’acheter une maison, une voiture, une vie. Ensuite, il faut décider d’une date et la fixer, et rien que ça, nous, les trucs fixes, fuuuuuu, lulu. Vient alors le moment où l’on se dit oui, finalement, un petit mariage simple et beau c’est quand même vachement sympa. Ou un mariage sur un coup de tête à la mairie ! Ou un mariage sans mariage ! Ou pas de mariage c’est vachement sympa aussi ! Ou… Viens on parle d’autre chose, mon chéri. Et c’est comme ça que parfois, on décide juste de prendre son temps. Rajoutez la vie au milieu, un déménagement annoncé à Los Angeles et tous les changements de vie (et oui, peut-être, l’achat de maison et de voitures) qui vont avec, et pof, on décide de prendre son temps. Même si parfois, je l’entends m’appeler sa femme. J’adore. Et prendre son temps, c’est étrange, mais ça n’a fait qu’une chose : renforcer mon envie de me marier. Comme je vous l’avais dit, pour moi, le mariage était un concept étrange, pas familier, presque cynique. J’ai grandi dans une famille de divorcés et ce que j’ai vu de l’amour ne m’a pas laissée avec énormément de rêves, ni d’espoir, ni d’envie. Mais en prenant mon temps, j’ai apprivoisé l’idée, et j’ai même commencé à l’adorer, cette idée. Tout simplement parce que ce qui s’est imposé entre nous, c’est qu’on n’a besoin de personne pour nous dire ce qu’on sait : qu’en nous, on est déjà mari et femme. Et si c’est à cela que servent les fiançailles alors je le dis, il ne faut pas hésiter à prendre son temps. Résister à la pression, faire exactement comme on veut. Et savoir que le mariage qui suivra ne sera rien d’autre qu’une célébration de cet amour, qui existe déjà. Le mariage n’enlèvera rien, et ne créera rien qui n’est déjà là. Pour moi, c’est une révolution et un vrai esprit d’ouverture à la beauté d’être unis et à la simplicité de la vie. Avec cette idée en tête, ce sera probablement beaucoup plus facile d’imaginer un jour J qui nous corresponde, de fixer une date qui marche pour tout le monde, et de pouvoir s’écrier quand plus personne n’osera nous le demander : “On a une date !”
Let’s Talk About Money
14-02-2017 21:33:04
Garance Doré
Ça y est, vous allez vous marier. Super ! Félicitations ! Ça va être formidable. Et vous allez finir sur la paille ! Oui, il est temps de faire un point « prix des mariages ». Certains d’entre vous m’avaient déjà prévenue dans les commentaires suite à mon premier post sur le mariage, et je vous crois sans problème ! Je savais que les mariages pouvaient coûter un bras, voire deux, et avec Josh, on voulait absolument rester raisonnables. Et puis j’ai commencé à faire faire quelques devis… et là, je suis passée par tous les stades émotionnels. (Bon, d’abord, il faut que je vous dise, j’ai une famille HYPER étendue, et on est très proches. Genre, je ne me vois pas me marier sans inviter mes oncles, mes tantes, et mes cousins… et on doit être environ 72.) D’abord, ça a été le choc. 10 000 euros pour un groupe de musique qui va jouer pendant quatre heures. QUOI ?! Puis, il y a eu le déni. Non, non, nous, ce sera un mariage pas cher. Un traiteur à 150 dollars par personne pour 150 personnes ? 22 500 dollars ? Non, j’ai dû faire une erreur de calcul. Puis la colère. Genre, j’ai harcelé Josh pour savoir si oui ou non on était vraiment prêts à se lancer. Oui, j’ai pété un câble, mais il veut toujours m’épouser. Ensuite, les calculs un peu minables. Donc si on se marie dans cet endroit pas génial, on peut avoir exactement les fleurs qu’on veut ! Ah, j’oubliais la culpabilité. Comment est-ce que je peux dépenser autant d’argent pour un mariage alors qu’il y a tous ces problèmes dans le monde ? Je suis une affreuse égoïste, comment puis-je ne serait-ce qu’un instant envisager un truc pareil ? Et enfin, la dépression. L’étape la plus hard. Où on se rend compte que le mariage de ses rêves (des miens, en tout cas) coûterait au moins 150 000 dollars, et donc, que le mariage de ses rêves est inenvisageable. Dernière étape, l’acceptation. On en est là, aujourd’hui. J’ai accepté le fait que le conte de fées que j’ai dans a tête depuis des années ne va pas devenir réalité. Non, bien sûr, je ne veux pas d’une robe meringue, ni d’une arrivée à l’autel sur un cheval blanc avec des feux d’artifice pendant le baiser final. Mais je voulais une cascade de fleurs sur une immense tente, plantée sur la plage, à Cape Cod, avec des bougies, une immense piste de danse, un big band, et plein de trucs trop bons à manger. Oui, rien de dingue en apparence, sauf que si, ça l’est. En tout cas, Josh et moi, on sait que le mariage qu’on organisera, pour un budget qui nous semble raisonnable (même s’il dépasse de beaucoup ce que j’avais prévu au départ), sera parfait, parce que ce qui compte pour nous ce jour-là, c’est d’être entourés de nos amis et notre famille dans un endroit qu’on aime plus que tout au monde (oui, le mariage aura quand même lieu à Cape Cod). On a décidé de remettre à plus tard nos projets d’achat d’appart. Parce qu’on ne peut pas toujours tout avoir. Mais on a une longue vie devant nous, et j’ai enfin accepté le fait qu’on ne pouvait pas tout faire à la fois. Image via Time
G’s Netflix List
13-02-2017 21:12:45
Garance Doré
Je suis un peu en train de devenir la pro des séries. Je ne veux pas y passer ma vie donc je fais hyper gaffe à bien les sélectionner. Du coup, sans le vouloir je suis devenue une référence pour mes amis : « Qu’est-ce que je peux regarder ce soir ? » La preuve ? L’équipe au studio m’a dit : « Garance tu ne voudrais pas nous écrire des minis sur tes séries préférées ? » Moi je dis, c’est me donner une grande responsabilité. J’ai des goûts bien à moi et je le sais. Par exemple je n’ai jamais pu rentrer dans Girls, je trouve les intrigues de Scandal super grossières et je n’ai pas réussi à finir Mad Men même si j’aurais adoré adorer. En fait, je devrais AUSSI écrire sur les séries que je n’aime pas, juste pour rigoler. Mais aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de deux séries que j’adore et que je trouve assez bizarrement parallèles, parce qu’elles parlent de foi : The Young Pope, et The OA. Dur de parler de The OA sans trop en révéler (gaaaah je savais que ma nouvelle mission séries serait une galère !) mais imaginez une atmosphère à la Stranger Things, une intrigue policière, scientifique et spirituelle, ainsi qu’une histoire d’amour, le tout porté par une Britt Marling super « stylée sans le vouloir » en mode grunge shoppé chez Walmart. Excitant non ? Ouais pas tant que ça dit de la sorte. Ayez foi en moi, c’est tout. Eheh. L’autre série est plus facile à décrire. The Young Pope est l’histoire d’un pape hyper récalcitrant, joué par un Jude Law « sexy and I know it » sous sa soutane. C’est une série un peu étrange, magnifiquement filmée (avec en arrière plan Le Vatican), énervante parfois (le réalisateur prend toutes sortes de libertés), et qui là aussi questionne notre sens de la réalité. Ce que j’aime c’est que c’est différent de tout ce que j’ai vu récemment. Et Jude Law. Ok la prochaine fois je vous parle de Black Mirror. Bisou et n’oubliez pas de vous déscotcher de vos écrans ! Image via Vulture
The New Cool
8-02-2017 15:16:00
Garance Doré
On note une mutation dans l’industrie de la mode ces derniers temps, vous avez remarqué ? Il y a une envie des consommateurs, mais aussi des créateurs de créer des pièces plus intemporelles, moins cloisonnées dans une saison spécifique. Il y a un filon de nouvelles – et plus anciennes – marques, qui émergent d’une volonté collective d’adopter une façon plus simple d’aller de l’avant, quelque chose qui nous parle ici, au Studio. Ce mois de février est – entre autres – le mois des fashion weeks. Dans ce tourbillon d’excès et de vanité (que j’aime beaucoup aussi), c’est l’occasion de vous présenter trois marques qui reflètent cette sensibilité intemporelle. Moi, en fin de compte, je porte toujours les mêmes pièces, celles que j’adore depuis des années. Mon jean Levi’s parfait, mes boots noires chéries, patinées juste ce qu’il faut, une blouse décorée d’un motif raffiné, et une paire de b.o. en argent toutes simples. Le point commun entre tous ces créateurs qu’on aime : leur capacité à créer le genre de pièces qui plairont aux femmes aujourd’hui, mais aussi durant de nombreuses années. Des marques comme Sophie Buhai, dont les bijoux-objets ont révolutionné le secteur, avec des pièces que les femmes jeunes et moins jeunes s’arrachent. Ou Maryam Nassir Zadeh, avec ses sandales et ballerines à talons confortables, qui ont ravi le fashion-pack en offrant quelque chose de plus simple et mettable après des années passées sur des talons vertigineux. Et bien sûr, les filles de chez Mansur Gavriel qui ont donné vie à ce désir de sac dénué de logo ou de fioritures, tout en restant chic et pratique. Une esthétique bien pensée est toujours pérenne, et aujourd’hui, je suis contente de vous offrir un petit aperçu de l’univers de trois femmes à l’origine de marques qu’on adore, pour leur design impeccable, mais aussi pour leur capacité à deviner exactement ce qui nous plaira, aujourd’hui et demain.
A Beauty Minute with Rebecca Echevarria
5-02-2017 15:00:58
Garance Doré
Le matin : Le matin, j’utilise le nettoyant-mousse Shangpree S-Energy Facial Mousse Cleanser parce qu’il est tout doux, idéal quand on a la peau sensible. Ensuite, j’applique le tonique qui resserre les pores Be The Skin Botanical Pore Toner pour me rafraîchir et l’essence Cremorlab Mineral Treatment Essence. J’utilise Mizon Mela Defense White Capsule Essence pour me revitaliser et l’ampoule Mizon Snail Repair pour un complément d’hydratation. Je termine par la crème Mizon Snail Repair Perfect Cream pour une hydratation en profondeur. J’achète tous ces produits sur le site Peach and Lily qui propose des cosmétiques coréens, souvent réalisés à partir d’ingrédients naturels. Pour le make-up, je suis minimaliste : un peu de IOPE Air Cushion Sunblock XP pour me protéger du soleil et servir de base. Sur le corps, j’applique la lotion Cold Spring Apothecary Patchouli et Gardenia Body Lotion, naturelle et très hydratante. Quand je laisse pousser mes cheveux, j’applique parfois le soin sans rinçage Amika Leave-in Cream. Pendant la journée : J’ai toujours sur moi de l’Aquaphor et le baume à lèvres Cold Spring Apothecary Tea Tree and Peppermint. J’ai aussi mon lipstick préféré du moment, en l’occurrence le MAC Ruby Woo lipglass. Et aussi une énorme bouteille d’eau pour rester bien hydratée. Le soir : Je me démaquille avec le nettoyant Mizon No. 1 King’s Berry et le Shangpree S-Energy Facial Mousse Cleanser. En gros, c’est le même rituel que le matin, mais je remplace l’ampoule Mizon Snail Repair par le Mizon Peptide 500 pour lisser les ridules. J’applique aussi le contour des yeux Cremorlab Shadow Off Eye Cream. Une fois par semaine, je fais un masque Cremorlab, Shangpree ou Mizon pour me faire du bien. Je viens d’essayer le masque Dr. Dream Age Radiance, que j’ai adoré. Et de temps en temps, je fais aussi un Caolion Blackhead 02 Bubble Pore Pack pour resserrer les pores ou le Mizon Enjoy Fresh on Time Sweet Honey Mask pour un effet un peu glossy. Ça me fait la peau toute douce !
In Her Words / Laura Nolte
2-02-2017 15:00:26
Garance Doré
Maintenant que l’excitation de la demande en mariage commence tout juste à retomber, je commence à sérieusement réfléchir au jour J mais aussi à la signification du mariage. J’ai envie de me marier, mais de là à savoir si ce sera un mariage civil, religieux, ou quelque chose de complètement différent… on est encore dans le flou. Ma copine Laura s’est mariée l’année dernière, et quand je lui ai posé des questions à ce sujet, elle m’a dit que oui, ils avaient organisé un mariage, mais que Kevin et elle n’étaient pas vraiment mariés. Ils ont décidé de se passer des formalités administratives, et de simplement fêter leur relation et leur engagement entourés de leurs amis les plus proches et de leur famille. J’ai bien aimé son expérience et sa philosophie du mariage que j’ai trouvée moderne, et je me suis dit que ce serait sympa de partager ça avec vous. Laura Nolte | Mariés, mais pas vraiment. Durant les mois qui ont précédé mon mariage l’année dernière, j’ai entamé une profonde réflexion sur les unions, les cérémonies, et même le divorce. J’ai essayé d’analyser ce qu’est le mariage et de trouver comment éviter les pièges dans lesquels beaucoup de couples – la plupart ?- tombent. J’ai observé amis et parents, repéré des schémas récurrents, et essayé de mettre au point un plan, ou plutôt un cadre, pour éviter les obstacles inévitables auxquels font face tous les mariages. Bien sûr, si je me relis dans trente ans, tout ça me fera bien rire, mais il fallait que j’essaye. On sait tous que la vie peut être imprévisible ; les situations changent, nos goûts évoluent, l’insouciance s’installe et soudain, on se retrouve dans une situation qu’on n’aurait même pas imaginée avant. Et pourtant, concernant la relation que j’entretiens avec mon mari, je suis déterminée à mettre au point un système pour nous éviter d’échouer. Première étape : ne pas se marier. La plupart des 80 amis et parents qui ont assisté à notre mariage dans les Îles Vierges britanniques il y a un an ne savent pas que Kevin et moi n’avons signé aucune formalité administrative. Nous avons demandé à notre proche ami Lucas d’officier la cérémonie et quand il nous a demandé s’il devait être reconnu par l’église, nous avons haussé les épaules : à quoi bon ? C’est justement la question que je me pose depuis mon plus jeune âge. Le mariage est une institution légale que nous avons appris à considérer comme absolument normale. Pourtant c’est un système défaillant : des millions d’Américains dépensent près de 50 milliards de dollars pour financer leur mariage et la moitié d’entre eux encore 50 milliards pour financer leur divorce. Je comprends les milliards dépensés pour une grosse fête, mais la partie divorce me paraît superflue, alors on s’est dit : est-ce qu’on pourrait simplement ne pas signer au bas de la page ? L’amour que je ressens pour mon mari est indescriptible. Nous sommes ensemble depuis plus de six ans et il ne cesse de m’impressionner, de me soutenir, et de m’aimer. Sans l’ombre d’un doute, c’est l’homme avec lequel je veux passer ma vie entière. C’était important pour moi de proclamer notre amour mutuel pendant une cérémonie, en présence de tous nos amis et de nos familles. Je voulais montrer à tout le monde à quel point j’aime cet homme. Regardez ! J’ai gagné le gros lot ! Et en partageant notre affection et nos vœux devant tous les gens que nous aimons, ils ont béni notre relation. Rien n’a plus d’importance pour moi. Ai-je besoin de la bénédiction de l’État pour rendre ce moment encore plus légitime ? Absolument pas. En fait, notre conception du mariage est peut-être encore plus traditionnelle que d’autres formes de mariage. Stephanie Coontz, l’auteur d’Une histoire du mariage, a écrit : « Chez les Pygmés Mbuti du Congo, un couple est considéré comme marié après deux saisons de vie commune. » Par contre, chez les Gururumba de Nouvelle-Guinée, « manger ensemble un plat cuisiné est considéré comme l’équivalent d’avoir un rapport sexuel. » Je pense qu’on tient une piste… Kevin m’a définitivement conquise grâce à ses talents de cuisinier. Je me souviens encore du premier plat qu’il m’a préparé : canard et faisan. Mes amis étaient tellement impressionnés qu’au début de notre relation, le nom de code de Kevin était l’affectueux « Canard ». Le fait de régulièrement s’offrir de délicieux repas a beaucoup contribué à ce que nous soyons ensemble. Les anecdotes de Coontz nous montrent que l’engagement et l’intimité peuvent être interprétés de différentes façons. C’est un principe de base dans notre vie personnelle et dans notre relation : il existe des tas de façons de faire les choses et il est absolument essentiel de respecter ces différences, même quand elles évoluent. Historiquement et culturellement, il existe des centaines de façons d’interpréter la notion de mariage. Dans notre société occidentale, pourquoi l’union validée par l’Etat est-elle la seule à être considérée comme un « mariage légitime » ? Caroline de Maigret rappelle cette idée dans le podcast de Garance. Elle est en couple depuis 18 ans et a un fils avec son conjoint. Pour expliquer pourquoi elle n’est pas mariée elle dit : « J’aime l’idée de pouvoir partir demain. J’aime l’idée qu’il pense que je peux partir demain » et toutes les femmes présentes dans la pièce rient. Elle continue : « J’ai un enfant avec cet homme, je suis liée à lui pour toujours. J’aurais pu me marier, mais d’une certaine façon, j’ai l’impression que comme ça, chaque jour est nouveau. » Ça résume parfaitement ce que je pense. Je crois que beaucoup se laissent aller une fois mariés. C’est facile de se reposer sur ses acquis, de prendre ses aises et de ne plus faire autant d’efforts. Parce que, franchement, quel est le pire scénario ? Le divorce ! Qui veut affronter ça ? Faites-moi plaisir, regardez Divorce Corp. qui explique bien mieux que moi le business derrière le divorce en Amérique. C’est fascinant de voir à quel point il est facile de se faire mettre la bague au doigt, mais long et coûteux de divorcer. Comme l’explique le documentaire, le système est corrompu, il a été détourné par les avocats qui essayent de l’exploiter autant qu’ils le peuvent. Quoi qu’il en soit, je suis persuadée que les gens sont plus attentifs quand ils savent que tout peut changer du jour au lendemain. Je blague souvent en disant que le fait de se marier devrait prendre autant de temps que celui de divorcer. On devrait faire remplir aux futurs époux un questionnaire à la mairie pour savoir à quel point ils connaissent leur conjoint. Ou bien avant qu’ils échangent leurs vœux, on devrait demander aux couples de répondre à ce questionnaire du New York Times. Les raisons les plus courantes qui poussent les gens à se marier tournent autour de l’argent. Si on creuse un peu, ça devient flou, parce que chaque situation est unique. Avant de commencer, voici les raisons évidentes pour lesquelles on devrait se marier : – Un des deux conjoints possède bien moins d’argent que l’autre. – Un des deux conjoints est malade, ou simplement ne supporte plus le rythme métro-boulot-dodo et a besoin ou veut arrêter de travailler. – Il ou elle est favorable au mariage et n’a rien mentionné à propos d’un contrat prénuptial – [bruit de tiroir caisse] ! – Et enfin, bien sûr, la nationalité. Aux USA, on permet à votre conjoint de rester dans le pays si vous vous mariez. Pour moi, cette fréquente love story à l’américaine est assez romantique. Il y a des centaines d’avantages. Tout le monde devrait prendre la peine de lire attentivement toutes les clauses du contrat, parce que ces avantages pourraient ne pas s’appliquer à tous. Si je devais faire une estimation, je dirais qu’un tiers de ceux qui veulent se marier n’entrent pas dans cette catégorie. Ajoutez à ça que le taux de réussite d’un mariage américain revient à jouer à pile ou face et que le divorce, c’est comme une rupture, mais en bien plus coûteux, et l’argumentaire pro-mariage en prend un coup. Ma découverte préférée : il existe ce qu’on appelle une « pénalité au mariage ». C’est le contraire d’un « bonus au mariage », tu paies plus d’impôts parce que tu as dit « oui » à la mairie. Le New York Times propose un calculateur qui permet de savoir si vous et votre conjoint allez payer plus ou moins d’impôts. Dans notre cas, on aurait dû payer au gouvernement environ 5000 dollars d’impôts en plus par an parce que nos revenus cumulés nous faisaient passer dans la tranche d’imposition supérieure. Hormis ce fait assez drôle, notre adorable comptable (Kevin et moi avons le même), nous a gentiment encouragés à nous marier. Euh, pourquoi ? Notre « pénalité au mariage » avait le montant de vacances 5 étoiles à l’autre bout du monde, sous les Tropiques. De toute évidence, il fait partie de ces gens qui pensent que « c’est la meilleure chose à faire ». Évidemment, il vient lui aussi de divorcer. Qu’on ne se méprenne pas, Kevin et moi avons failli nous marier quand j’ai dû vendre mon appartement. Si ma plus-value, c’est-à-dire le profit que je faisais grâce à la vente, avait été plus importante, j’aurais épousé Kevin sur le champ juste pour éviter d’avoir à payer une somme carrément obscène en impôts (les couples mariés ont un crédit d’impôt deux fois supérieur). C’est un des rares cas où l’on peut tirer avantage du mariage immédiatement. Mais il est probable que la plupart des gens ne profiteront pas des avantages financiers du mariage parce qu’ils divorceront avant d’avoir hérité de quoi que ce soit ou pu bénéficier de la sécurité sociale de leur conjoint. Ceci dit, je ne suis ni avocat ni comptable, et chacun a une situation unique qui mérite d’être minutieusement analysée. Dernière question la plus courante qu’on me pose : et le droit de visite en cas d’hospitalisation ? Vous n’avez qu’à remplir les formulaires adéquats et le père de votre enfant, votre meilleur ami, votre coloc, votre teinturier ou n’importe quelle personne de votre choix pourra venir vous rendre visite quand vous serez alitée au Mont Sinai Hospital. Incontestablement, être « marié pour de faux », comme mes charmants amis aiment à dire, ça ne va pas sans formalités administratives. Mais il est bien plus simple de mettre un terme aux formalités que vous avez choisies que de mettre un terme à un contrat de mariage. Rien ne vous vaudra un regard désapprobateur plus rapide que celui que vous aurez quand vous annoncerez à vos amis que vous songez à ne pas vraiment vous marier. Nos amis étaient purement et simplement abasourdis. J’ai dû me justifier tant de fois que mon explication ressemble désormais à un elevator pitch bien ajusté, confiant et spirituel. Bizarrement, il y a quand même des jours où la panique me gagne : « On devrait officialiser ça. Demain. » Généralement, ces sentiments surgissent de nulle part. Ils ne se manifestent pas quand Kevin et moi sommes séparés ou suite à une dispute. Je ne peux pas les expliquer, sauf en me disant que ce sont les normes sociales qui murmurent à mon oreille que notre relation est illégitime. « Est-ce que c’est une très mauvaise idée ? Est-ce que je suis une connasse ? » Il y a quelques temps, j’ai vu que Hannah Henderson, la propriétaire de General Store, avait posté cette note adorable sur son feed Instagram : Aujourd’hui, cela fait 14 ans que John et moi sommes ensemble. Ce n’est pas toujours parfait, malgré l’apparence de nos feeds Instagram. Mais notre couple est solide et nous sommes reconnaissants pour bien plus que notre longévité. Je recommande de ne pas se marier, nous ne le sommes pas. En tant que femme et mère, j’estime que mon individualité et mon indépendance sont aussi importantes que ma relation et mon rôle de mère. Ne pas être une épouse m’aide à faire cohabiter toutes les facettes de ma personne. Nous ne sommes pas liés par la loi ou par un contrat, seulement l’engagement de grandir ensemble et d’élever nos enfants et de faire de notre mieux pour ne pas gâcher tout cela. Ça a été un réel soulagement de lire ça. Merci. Je ne suis pas une connasse. Tous les instants magiques de notre relation – les petits matins remplis de câlins, les dîners cosy sans fin, les textos adorables au milieu de la journée – le fait de se marier les rendra-t-il permanents ? Non. On sait tous que les formalités administratives ne garantissent en rien l’avenir. Je crains plutôt que ça ne détériore la situation. Surtout pour Kevin et moi, car nous sommes mus par un désir de liberté. Être en couple, ça demande un travail ardu, de la prévenance, de l’attention, et des sacrifices. Et quand bien même on a coché toutes les cases, l’avenir n’est pas garanti. Et franchement, transformer tous les délicats éléments qui font notre relation en un contrat, c’est tout sauf sexy. Malgré tout, si un jour Kevin rentrait à la maison et me disait : « J’ai changé d’avis, je veux me marier demain », vous imaginez bien que je marcherais jusqu’à la mairie sans l’ombre d’une hésitation. Après une longue conversation, bien sûr. Mais j’aime cet homme, et je ferais tout pour le rendre heureux. Et je pourrais moi aussi changer d’avis un jour. J’aime le conseil de Dan Savage en la matière : il suggère aux couples de réévaluer leur mariage/relation tous les 5 ans, et de re-dessiner les termes de leur entente. Un jour peut-être je souhaiterai me marier, pour des raisons qui m’échappent pour le moment. En attendant, je vais savourer le fait que mon mari et moi avons choisi d’être l’un avec l’autre, jour après jour, et que cela n’a rien à voir avec l’État, que cela ne tient qu’à nous et à notre volonté. En permettant aux choses d’être fluides, et en respectant le fait que nous sommes tous les deux des individus en perpétuelle évolution, j’espère créer une relation durable. C’est un projet très personnel et intime. Un projet qui ne peut, pour l’instant, s’appuyer sur un contrat de mariage. Nous allons continuer de nourrir nos esprits et, en retour, notre relation, sans formalités administratives. Nous allons nous prélasser dans la liberté et nous soumettre à ses incertitudes. Avec un peu de chance, nous réussirons à préserver la magie de cette vie jusqu’à la fin de nos jours. Et si jamais les choses tournaient mal, au moins nous aurons tous les deux économisé de l’argent en ne faisant pas de déclaration commune et en ne payant pas d’avocats et à la place, nous pourrons nous offrir un dîner décadent, rempli de canard, de faisan, de vin coûteux, et nous porterons des toasts aux jours heureux. Et puis, j’imagine, nous finirons par être les meilleurs amis du monde. Je sais au plus profond de moi, qu’indépendamment de ce que nous appelons notre relation, je ne pourrai vivre sans Kevin.
Better Than You
31-01-2017 15:21:01
Garance Doré
J’adore vivre à LA. Il fait beau, il y a de l’espace, il suffit d’y poser un pied et on se sent tout de suite beaucoup plus healthy. Je n’ai jamais été autant en pleine santé, je rayonne, je respire, je… Nan, je rigole. J’ai été tellement occupée par le déménagement depuis que je suis arrivée que je n’ai absolument rien fait pour prendre soin de moi. Certes, j’ai fait un cours de yoga pour débutants et je passe le plus clair de mon temps au très vegan Café Gratitude, mais ça s’arrête là. Contrairement à janvier dernier, où je courais tous les jours sur Venice Beach, où je faisais tout en vélo et où je prenais des cours de Pilates comme si ma vie en dépendait, là, j’ai l’activité physique d’une huître. Une huître qui promène son chien, quoi. Oui, on sait qu’on est sur une mauvaise pente quand on commence à compter “faire le tour du bloc avec son chien” dans la case activité physique. Ça ne me poserait pas plus de problèmes que ça, si je n’avais pas pour fiancé LE MEC LE PLUS HEALTHY DE LA PLANÈTE. Ok, j’exagère. Mais quand même. Depuis qu’on est arrivés, Chris : A acheté un juicer et s’est mis à juicer comme un pro. A arrêté de fumer. Surfe environ deux ou trois heures par jour. Quand il ne peut pas surfer, va courir. Fait de la muscu, mais sans se la péter “je fais de la muscu”. (très important) A arrêté de manger de la viande. N’a pas bu un verre d’alcool. Veut se mettre à méditer (oui vouloir ça compte quand on a autant de détermination que lui. S’il le veut, il le fera.) Je vous jure que c’est vrai. Et c’est tellement magnifique, fait avec tellement de naturel, que carrément ça me fout les boules, à moi. Il est bronzé, musclé, aminci, détendu, toujours prêt à me faire un jus. Exactement la personne que je voudrais être, quoi, sauf que non, pas là non. Moi, si je faisais tout ce que Chris fait en ce moment, vous le sauriez. Je veux dire, le monde entier serait au courant. J’en parlerais à longueur de journée, je ferais comme Oprah, un livre entier sur la “nouvelle moi” (sponsorisé par Weight Watchers) des posts larmoyants sur comment j’ai enfin trouvé mon équilibre et comment vous aussi, vous pouvez faire comme moi, tout ça. Pourtant, rendons à César, c’est moi qui avais commencé le mouvement, quand même. J’ai définitivement arrêté de fumer l’année dernière, je médite au moins une fois tous les mois qui comptent 29 jours (c’est comme promener le chien, ÇA COMPTE), et j’ai super hyper, hyper ENVIE d’être super healthy. D’ailleurs, c’est grâce à moi qu’il s’est mis à juicer, et qu’il a arrêté la viande. Oui parce que j’ai passé les vacances de Noël à regarder TOUS les documentaires sur la nutrition de Netflix, en faisant des plans sur la comète sur comment j’allais uniquement me nourrir de plantes que j’allais faire pousser dans mon jardin (???), ne plus jamais aller dans un supermarché de ma vie et bien sûr, ne plus JAMAIS avaler un gramme de protéines animales et de sucre, puisque le sucre, c’est le diable, et c’est pire que la cocaïne, etc… Selon Netflix. Puis très vite je me suis ravisée, j’ai entonné mon slogan : “MODÉRATION !!!” (ok c’est juste un mot, un peu court pour un slogan) le slogan le plus traitre qui existe au monde, parce que pratiquer la modération est un truc pour les gens à self-control exceptionnel ce que je ne suis pas, comme vous l’avez parfaitement compris. Lui il jetait juste un oeil distrait vite fait à mes docus, il ne disait rien. Puis il a commencé à juicer, inspiré par les documentaires. Puis un jour il m’a dit : “Je crois que je vais arrêter la viande. Je ne peux plus regarder Lulu dans les yeux et ressentir tant d’amour et après, aller manger un steak. Quelle différence entre une vache et Lulu ? Hein ? Quelle différence !!??!!??!!??” C’est vrai, Lulu a des yeux de biche irrésistibles et on l’aime comme si on l’avait faite. Puis il a dit : “Quand j’arrive à LA j’arrête de fumer.” Et on est arrivés à LA, et il s’est arrêté de fumer. ET LA LISTE CONTINUE. Et ce n’est pas du tout comme si il était parti d’une base super prédestinée à la super healthysation : à New York, il pouvait se nourrir de pizzas pendant des jours entiers (sous mon oeil réprobateur), il pouvait passer des mois sans enfiler une paire de baskets (sous mon oeil réprobateur) et, full disclosure, il fumait sa e-cig comme un pompier, on aurait dit que je m’étais fiancée à Dark Vador (pour ceux qui connaissent le bruit particulier que produit la e-cig, vous voyez ce que je veux dire.)(le tout, évidemment, sous mon oeil réprobateur). [Interlude Yoga Pants en direct de Café Gratitude : Les enfants, j’adore la mode cool de Los Angeles mais le nombre de femmes qui se baladent en yoga pants du soir au matin est quand même alarmant.] Maintenant, je ne sais plus du tout quoi faire de mon oeil réprobateur, résultat, je suis obligée de l’emmerder un petit peu sur ses chaussures qui trainent dans le salon, ce qui montre à quel point je ne suis pas du tout détendue. Quant à lui, il reste vraiment très très chic à mon égard et je n’ai perçu aucun regard réprobateur depuis le début de ma débâcle. Je ne sais pas comment il résiste, parce que moi je ne me serais pas gênée pour lui sortir des leçons de vie (“Je me sens tellement mieux depuis que je suis canon tu devrais essayer !!!”) si j’étais à sa place. Il faut croire que contrairement à moi, en plus d’être au top de sa forme, mon mec n’est pas une connasse. Je vous préviens d’avance, je n’ai aucune conclusion heureuse et émouvante à ce post. Je suis là, toute frustrée, admirative et incroyablement jalouse de cette transformation. Je regarde mon phénomène de chéri avec la même curiosité que quand je regardais Netflix, avachie dans sur mon canapé pendant les vacances de Noël, à manger du chocolat noir 90% (petite voix plaintive : “c’est trop dur d’arrêter !”)(autre petite voix : “oui mais c’est du 90% c’est pas pareil, c’est bon pour la santé”)(troisième petite voix “oui enfin si tu mange deux tablettes de 90% je te fais le calcul direct de ce qui va atterrir sur tes hanches si tu veux”) Je me rassure en me disant que la semaine prochaine, je vais trouver un super cours de Pilates, me mettre au surf, aller au famers’ market, et exprimer au monde la meilleure version de moi-même, comme on dit ici. Ou la semaine d’après, plutôt ?