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2016-03-31 15:20:25

Episode 5: Art of Entertaining: Gad Elmaleh and Alireza Niroomand

Je suis, mais alors, hyper contente de vous présenter mon podcast de la semaine. Parce que vraiment, ça a été un grand moment pour moi, rencontrer Gad Elmaleh. Pas pour le côté star du truc (pour ceux qui ne le connaissent pas, Gad est une superstar en Europe et au Canada et au Maroc et probablement dans un million d’autres pays)(du genre qui ne peut pas marcher dans la rue sans se faire assaillir de paparazzi)(comme moi, quoi) mais parce que c’est peut être le comédien qui m’a fait le plus rire, qui m’a le plus touchée, ever. J’ai toujours pensé que c’était en part dû à notre côté humour Marocain, mais c’est bien plus que ça – il y a dans le travail de Gad une espèce d’humanité et d’universalité qui touche au delà des cultures. Et c’est ça qui est fascinant aujourd’hui. Il a lâché le confort de sa culture pour venir se frotter à la comédie à l’Américaine, le stand up. Il joue tous les soirs, en anglais, à Joe’s pub, une petite salle géniale, mais loin des stades où il à l’habitude de jouer en France.

C’est Ali, notre ami commun, qui nous a présenté, et j’ai tout de suite voulu qu’il fasse partie de ce Pardon My French. Ali est français aussi, et il transcende sa culture tous les jours en étant l’hôte du restaurant le plus cool de New York, Sant Ambroeus. Il a fait de cet endroit bien plus qu’un restaurant. Aujourd’hui c’est un vrai hub où se rencontrent artistes, businessmen, gens de la mode. Il y a un côté égalisateur qui rend les rencontres créatives possibles et faciles. Quand on est là-bas, qu’on soit Sophie de la compta ou Lady Gaga, on se détend, on s’intéresse aux autres, on redevient curieux.

Bref, je pourrais écrire pendant des heures sur ces deux hommes aussi hilarants qu’intelligents -et je vous laisse écouter cette conversation hyper authentique sur la vie à New York, les femmes et la comédie. Et oui, je suis d’accord avec vous, j’ai vraiment de la chance.

podcast cover
Art of Entertaining: Gad Elmaleh and Alireeza Niroomand
Garance Doré’s Pardon My French
Art of Entertaining: Gad Elmaleh and Alireeza Niroomand
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Sur la pression liée à la notoriété, la nécessité de faire une pause

Gad: J’aime vraiment bien l’anonymat. J’ai découvert que ça m’aidait à créer, parce que je ne suis pas interrompu dans mes pensées, dans ma créativité. Je peux marcher pendant des heures, penser à mes trucs, à mes nouvelles idées. C’est très agréable. J’adore ce que mes fans français m’ont donné, et j’ai construit toute ma carrière en France, et je leur en suis très reconnaissant, mais aujourd’hui, j’adore pouvoir me balader dans la rue sans qu’on me reconnaisse. Et aussi aller faire mon spectacle sans savoir qui sera dans la salle. J’adore ça !

Sur l’avantage d’être français à New York
Ali: Quand on arrive à NY, on se sent tout de suite chez soi. Le fait d’être français, c’est un avantage ici… c’est super bien vu d’être français. Quand on arrive, les gens sont contents : ils te posent des questions sur ta culture, sans te juger parce que tu es différent.

Sur le fait d’avoir un boulot qu’on ne perçoit pas comme un boulot
Ali: Moi, je n’ai pas de boulot. C’est plutôt comme si les gens venaient chez moi, et c’est pour ça qu’ils s’y sentent aussi bien ! Oui, pour moi, ce n’est pas un boulot, et c’est pour ça que j’y prends autant de plaisir ! Je n’ai pas suivi de formation, c’est ma mère qui m’a tout appris.
Gad: L’hospitalité, c’est un mot qui décrit bien le métier d’Ali, parce que c’est exactement ce qu’on ressent quand on est là-bas [Sant Ambroeus]. On n’a pas l’impression d’être dans un restaurant.
Garance: C’est exactement ça, ce que vous disiez sur le fait de déménager à NY… C’est l’atmosphère que vous avez créée, en fait vous servez de lien entre les gens, c’est ce que vous faites, vous faites se rencontrer les gens… ça va bien au-delà de la restauration.

Sur la raison pour laquelle les photos de Garance sont aussi claires !
Gad: Pourquoi est-ce que tout est si lumineux tout le temps ? Si blanc ? Moi, j’aime bien, mais tu es courant que c’est vraiment ultra-clair, non ?
Garance: Je me pose souvent la question, et je pense que c’est parce que je suis née en Corse, une île ultra-lumineuse. La mer, le reflet de l’eau, et c’est toujours ce que je cherche à reproduire. Je cherche toujours la lumière !

Sur le dating et l’inscription de Gad sur Tinder
Gad: Je ne peux pas m’inscrire sur Tinder, personne ne croira que c’est vraiment moi !
Garance: On devrait tenter l’expérience.
Gad: Non, si je m’inscris sur Tinder, 99 % des Américains ne sauront absolument pas qui je suis, mais les autres me connaîtront, le résultat sera faussé. Mais je devrais peut-être essayer !
Ali: Tu devrais essayer pour voir si les gens sont intéressés par la célébrité ou pas.
Garance: De toute façon, tu verras tout de suite si les gens sont intéressés par la notoriété ou l’argent, non ?
Gad: En fait, ça ferait une super idée de documentaire, un peu comme une quête, essayer d’être aimé pour ce que l’on est et ce que l’on porte (Gad est venu enregistrer ce podcast juste après son cours de sport. C’est de notre faute, il ne savait pas qu’il y aurait des photos. Mais bon, on le trouve hyper sexy en survêt’ !) Avec ce bonnet, ce survêt’ Et comme photo de profil, ma tête au réveil avec cette tenue.

Sur les petits détails qui font craquer les hommes
Gad: Il y a une énorme pression sur l’apparence des femmes aux Etats-Unis, et c’est pour ça que parfois, elles mettent un peu trop le paquet sur la tenue ou la coiffure.
Garance: Et qu’est-ce que tu en penses ?
Gad: Ça me gêne, je déteste ça. Si je sors avec une fille, pour une date, et qu’elle arrive super apprêtée, ça me met mal à l’aise. Alors que moi, j’arrive en survêt’. [Rires] Non, franchement, c’est trop. Mais ce n’est pas qu’avec les Américaines.
Garance: Une Française ne viendrait jamais sur-apprêtée. Elle préfèrera toujours donner l’impression qu’elle est au-dessus de ça, en venant avec les cheveux un peu décoiffés.
Gad: Oui, mais toujours avec ce petit détail qui fait craquer.
(écoutez le podcast pour savoir quels détails le font craquer !)

Sur la nécessité d’inventer un détecteur de parfum
Garance: Qu’est-ce qui est rédhibitoire pour vous ?
Ali: Un parfum trop fort.
Gad: Ah oui, merci ! Ça, c’est horrible. Je suis sorti avec une fille, je crois que je n’avais jamais vu une fille aussi belle. C’était à Londres. Elle était mannequin. Elle mettait du parfum dans ses cheveux. Mais pas le genre d’odeur mystérieuse, non, là, c’était le même parfum que celui de ma tante à Marrakech, quand j’étais petit. Ma tante, énorme, qui nous criait dessus quand on était gosses. Donc c’est impossible ! Il devrait y avoir un truc qui mesure la quantité de parfum avant de sortir. Un appareil, un détecteur de parfum qui prévient quand c’est trop !

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