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2016-08-08 05:30:03

Giulia Venturini, la Milanaise

gL’ange gardien de “Toiletpaper” porte haut l’étendard arty et sophistiqué de la capitale lombarde.

Par Jeanne Potter

Bras droit des fondateurs de Toiletpaper, Pierpaolo Ferrari et Maurizio Cattelan, Giulia Venturini orchestre depuis Milan les projets surréalistes et irrévérencieux du magazine bisannuel lancé en 2010 : “J’aime travailler avec des photographes qui m’inspirent… Ce que je préfère, c’est quand le job devient une vraie conversation.” Italienne pure souche élevée dans la campagne lombarde, Giulia a toujours envisagé sa vie sous l’angle de la photographie: “Mon truc, c’est de rechercher et de trouver l’absurdité dans les choses du quotidien. Ma grande passion, c’est la photo, mais je ne me considère pas moi-même comme une artiste.” Avec Toiletpaper, la Milanaise est servie : en quelques années, le magazine s’est forgé une aura internationale et une identité hors des sentiers battus, sorte de nouvel Oulipo pictural, parfois provoc’, toujours perché. Quand elle n’officie pas chez Toiletpaper, Giulia Venturini change de masque et passe devant l’objectif.

Il faut dire que, avec ses jambes démesurées et son regard de braise, la Transalpine était prédisposée. Son port de reine, elle le doit à des heures intensives de danse classique quand elle était petite fille: “Je voulais intégrer un ballet.” Pour Giulia, le mannequinat est surtout un prétexte pour passer du temps avec sa sœur jumelle, Camilla, qui vit à New York: “J’aime travailler avec ma sœur, et comme ça je ne suis pas seule dans ma chambre d’hôtel!” Ensemble, elles ont déjà posé pour les cadors de la presse branchée (Jalouse, Dazed & Confused, Oyster, etc.), et raflé au passage une prestation au défilé Tod’s printemps-été 2016, en septembre dernier à Milan. Premières it-girls à avoir osé la buzz cut et premières jumelles à défiler côte à côte, les sœurs Venturini ont l’esprit avant-gardiste.

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PORTRAIT MILANAIS

GULIASi vous étiez un monument historique ? “Le Duomo.”
Si vous étiez un musée? “Le cimetière monumental ; ça peut paraître bizarre, mais c’est un véritable musée.”
Si vous étiez un jardin? “Les jardins publics Indro Montanelli.”
Si vous étiez un quartier? “Le quartier de la gare Centrale.”
Si vous étiez une rue? “Foro Bonaparte, la vue sur le Parco Sempione y est magnifique.”
Si vous étiez un café? “La Pasticceria da Sissi, sur la place Risorgimento.”
Si vous étiez une terrasse ? “Le sommet du Duomo.”
Si vous étiez une station de métro ? “Centrale, un endroit bouillonnant de vie.”
Si vous étiez un moyen de transport? “Un ‘Ciao’ de Piaggio, une mobylette très célèbre dans les années 1980.”
Si vous étiez une saison? “Difficile de choisir entre le printemps et l’été…”
Si vous étiez un hôtel? “Le Grand Hotel et de Milan.”

SES BONNES ADRESSES

“Difficile de choisir parmi tous les bons restaurants dont regorge Milan : Ristorante da Giacomo. Via Pasquale Sottocorno, 6. Pizzeria Sibilla. Via Mercato, 14. Al Matarel. Via Laura Solera Mantegazza, 2. Trattoria Torre di Pisa. Via Fiori Chiari, 21/5.
“Quelques perles de la ville :” Le jardin botanique et la bibliothèque Braidense, dans l’enceinte de l’Académie des Beaux-Arts de Brera. La Cène, fresque de Léonard de Vinci, dans le couvent de Santa Maria delle Grazie. La villa Necchi Campiglio. La maison Boschi di Stefano. La tour Velasca, 106 m de haut.

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